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 Récit Lez

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vico59



Messages : 335
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MessageSujet: Récit Lez   Mar 6 Sep - 14:08

Récit en cours de publication


Dernière édition par vico59 le Jeu 29 Nov - 18:33, édité 2 fois
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 14:22

Chapitre 11

Cinq semaines ont passé depuis cette journée. La situation n’a pas changé avec Marie. Chaque Mercredi, je vais cours, à chaque fois je vais lui poser une question à la pause. Une fois elle m’a même proposé que je lui pose ma question devant un café. Bien sûr, j’ai accepté mais rien ne s’est passé, on a parlé pendant tout le temps du café du pouvoir disciplinaire de l’employeur… Malgré cela, je pense tout le temps à elle, elle m’obsède. Dès que je la vois mon cœur s’emballe et le désir monte en moi. Comme toujours nos regards se croisent, de temps en temps et je suis totalement fascinée par son regard…

On est Samedi 21 novembre. Emma est partie depuis le 1er novembre comme prévu. Son départ a été très émouvant, très difficile à vivre. Comme prévu, Viviane a tenu le coup devant Emma. Puis elle s’est effondrée dès qu’elle est rentrée chez eux, j’étais restée avec elle et j’ai essayé de la réconforter du mieux possible. Je suis restée auprès d’elle quelques jours, le temps qu’elle aille un peu mieux. Je ne m’inquiète pas pour elle, je sais que ça va aller et puis elle a toujours le bar. D’ailleurs, elle se plonge à fond dans le boulot pour s’occuper. Par contre, je m’inquiète beaucoup pour Emma, elle est beaucoup plus fragile et en plus elle se retrouve seule en Australie. Je l’ai eu deux fois au téléphone, elle m’a assuré que tout va bien mais je sais qu’elle me mentait.

Il est 18h30, j’arrive au bar. Le samedi, le bar est ouvert la journée alors qu’en semaine, il ouvre à 17h. C’est un bar mais aussi une petite boîte de nuit puisqu’il y a une piste de danse et qu’à partir de 21h, un DJ commence la soirée. Je ne fais plus le samedi après midi depuis que j’ai repris les études car je profite de l’après midi pour bosser sur mes cours. Il y a quelques personnes dans le bar, je me dirige vers le fond, dis bonjour à toutes les serveuses et file dans le bureau dire bonjour à Viviane. Je lui demande comment ça va, elle me dit que cela peut aller et je la serre dans mes bras pour la réconforter un peu. On parle un peu du boulot et je file me mettre au boulot. Je ne suis pas vraiment serveuse puisque je ne passe pas entre les tables pour prendre commande, je reste au bar et je sers les commandes mais aussi les gens qui viennent directement au bar. Le personnel est composé de 6 serveuses dont 3 derrière le bar, de 2 personnes pour la sécurité, d’1 pour les vestiaires et Viviane qui est partout. Viviane m’a promue responsable du bar, il y a quelques années, ce qui signifie un peu plus de salaire mais aussi la responsabilité du stock de boisson.

La soirée se passe comme toutes les soirées, je me fais draguer par une fille qui semble à peine majeure. Elle ne m’intéresse pas du tout mais bon je la laisse faire un peu avant de la rembarre.

« Pauline, tu me fais 2 vodka pomme s’il te plait » me demande Myriam, une des serveuses
« Tout de suite »
« Il y a un groupe de jeunes femmes qui vient d’arriver. Tu connais Claudine et Laurenn, des habituées ?
« Oui, bien sûr »
« Elles sont venues avec des amies dont une qui m’a tapé dans l’œil, je crois que je vais essayer de tenter ma chance »
« T’as raison, il faut essayer, qui ne tente rien a rien. Moi, j’en ai marre des midinettes. »

Elle suit mon regard qui se pose que la jeune fille, de tout à l’heure et elle rigole.

« Tiens voila tes boissons »
« Merci. Ah mon coup de cœur vient par ici, je vais rester un peu »

Je suis son regard et là je n’en reviens pas…
________________________________________________________________________

Chapitre 12

« Marie… » Dis-je en chuchotant…
« Quoi tu l’as connais ? »
« Oui »
« Cool tu vas pouvoir me donner des tuyaux pour l’aborder »
« Hors de question, je te préviens pas touche ! Elle est à moi»
« Il te les faut toutes décidément… »

Puis elle s’en va porter ses boissons. Je n’en reviens pas, elle là devant moi, splendide comme toujours elle porte une magnifique robe noire qui lui arrive au dessus du genou. Ah comme j’aimerais glisser ma main le long de sa jambe tout en l’embrasant… Bon Pauline on se reprend !

Ce n’est pas possible, je rêve elle est la et en plus dans une boite lesbienne. Alors, elle aime les femmes ? Ne t’emballe pas Pauline si ça tombe, elle est juste venue avec des amies. Elle ne m’a pas vu et regarde les panneaux avec les boissons et les cocktails. J’observe son visage pendant qu’elle lit, elle semble un peu ailleurs, songeuse. A un moment son visage s’éclaire elle a dû trouver sa boisson. Elle lève la tête et cherche visiblement une serveuse. Son regard se pose sur moi et je lis dans ses yeux de l’étonnement. Je m’approche.

« Bonsoir »
« Bonsoir. Alors comme cela vous travaillez ici ? »
« Et oui, il faut bien payer mes études. »
« Oui, en effet. Vous travaillez ici de temps en temps ou régulièrement ? »
« Très régulièrement même. Je suis ici tout les jours sauf le lundi puisque le bar est fermé et quand je suis en congé mais je garde mes congés pour les examens »
« Mais, vous faites comment pour tenir avec les cours ? »
« C’est très simple, je ne dors pas beaucoup et je ne vais pas à tous les cours… »
« Ah bon ? Pourtant, pour le mien vous êtes toujours là »

Tiens, elle a remarque ça ? En même temps, à chaque pause je vais lui poser une question à chaque pause donc normal qu’elle l’a remarqué.

« C’est normal votre cours est passionnant et vous le rendez tellement …intéressant »

Je la vois rougir légèrement.

« Merci. Je comprends mieux pourquoi vous semblez toujours fatiguer, je me demandai ce qu’il pouvait vous fatiguer autant, maintenant je sais… »
« Et oui, vous savez même si j’aurai aimé que cela soit autre chose… »

Elle rougit un peu plus, décidément j’adore ça… Je suis contente malgré moi de voir qu’elle a remarqué que je ne suis pas très en forme dans ses cours. Cela veut peut être dire que je ne lui suis pas totalement indifférente… Importe quoi Pauline arrête de rêver.

« Je vous sers quelque chose ? »
« Oui, je vais prendre un Rayon de soleil »
« Très bon choix, surtout quand il fait froid… (Ah je suis trop nulle) Allez c’est parti je vous fais ça. »

Oui, le bar est spécialisé dans les cocktails, cela fait notre réputation.
Je me retourne, attrape mon shaker puis j’y mets du gin, du jus de pamplemousse, du jus d’ananas et de la liqueur d’abricot. Je la voie qui m’observe et je m’approche d’elle tout en mélangeant le cocktail.

« Vous étés seule ce soir ? »

Il faut bien parler et puis comme ça si elle me dit qu’elle est seule cela veut dire qu’elle est lesbienne car il est rare que tu ailles dans un tel bar juste comme ça.

« Non, je suis venue avec des amies qui veulent me changer les idées car je n’arrête pas de bosser sur ma thèse »

Je suis bête Myriam avait dit tout à l’heure qu’elle était avec des amies

« Vous la présentez quand ? »
« Juste avant Noël donc en ce moment je suis un peu stressée et je fais un peu que ça »
« Je vous comprends mais je suis sûr que cela va bien se passer pour vous, car vous maîtrisez votre sujet cela se voit dans vos cours »
« Merci mais pas aussi sûr que vous. Vous travaillez depuis longtemps ici ? »

Je sens qu’elle veut changer de sujet donc je n’insiste pas. Je verse le cocktail dans un verre puis j’y rajoute le champagne en faisant ça je lui réponds

« Oui, cela fait 6 ans que je suis ici »
« Ah bon, pourtant je vous ai jamais vu mais bon il faut dire que cela fait longtemps que je suis pas venue »

Je lui tends son verre après avoir rajouté une paille et une rondelle de pamplemousse. Je suis étonnée qu’elle soit déjà venue. Je commence sérieusement à douter de ma certitude qu’elle soit hétéro. Quand j’ai su qu’elle était avec des amies, je me suis dit qu’elle n’était pas forcement lesbienne mais maintenant je doute…

« Merci, je vous dois combien ? »
« Rien, c’est pour moi »
« Non, j’insiste pour payer »
« Et moi, j’insiste pour vous l’offrir. Dites vous que cela est pour le chocolat »

Je vois du coin de l’œil Viviane s’approchait.

« Bon Chiche tu arrêtes de draguer et tu bosse un peu, le monde commence à arriver »

La honte, je suis sûr qu’elle l’a fait exprès de m’appeler par ce surnom ridicule, j’espère que Marie n’a rien entendu avec la musique…

« Je ne drague pas, je parle »
« Mouais pour toi c’est pareil »

Marie rigole, moi je suis assez gênée. Que va-t-elle penser de moi ? Marie me dit qu’elle va me laisser travailler. Elle veut encore payer son verre mais je refuse. Elle porte la paille à sa bouche et boit une gorgée du cocktail. Puis, elle passe sa langue sur ses lèvres. Elle va me rendre folle si elle continue comme ça.

« Hum très bon. Merci, je vous serai redevable… Je vous laisse travailler. A plus tard… Chiche… »

Elle m’adresse un magnifique sourire puis se retourne pour rejoindre ses amies. Je vois qu’elles ont pris une table sur l’estrade, qui court tout au loin de la salle, presque juste en face du bar… Parfait, je pourrai l’observer toute la soirée. Bon maintenant je vais tuer Viviane pour son intervention et pour avoir utilisé mon surnom, mais avant il faut que je bosse un peu…
_______________________________________________________________

Chapitre 13

Je me remets donc au travail et je sers des dizaines de verre. De temps en temps, je regarde dans la direction de Marie, je vois que, souvent, elle m’observe même quand elle parle à ses amies. Sinon je la vois rire, son visage s’illumine dans ce moment là, c’est un spectacle extraordinaire. Elle a l’air de bien s’amuser et cela me fait très plaisir.

Je me remets au travail quand Myriam arrive en me disant que j’ai servi une Pina colada au lieu d’un Mojito. C’est fou ce que je suis concentrée ce soir… Je répare mon erreur et continue à servir. Quelques minutes après, je regarde à nouveau vers sa table, mais je ne la vois plus, je regarde dans la salle, je ne la trouve pas. Elle est peut être déjà partie ? Non impossible il est minuit c’est trop tôt.

Je laisse mon regard traîner sur la piste, ca y est, elle est là, elle danse. Cette vue me fige complètement. Je sens une boule dans mon ventre, une montée de désir envahi mon corps et je ne peux que la regarde bouger, danser au rythme de la musique. Quel spectacle ! J’ai le souffle coupé par cette vision..

A ce moment là, elle regarde dans ma direction et voit que je l’observe, je la vois rougir même à cette distance. On se regarde dans les yeux pendant un bon moment. Malgré la distance, il me semble lire dans ces yeux verts, cette lueur que j’aperçois de temps en temps et que je n’arrive pas à déchiffrer. Du désir ? De l’envie ? De la curiosité ? De l’indifférence ? De l’admiration ? De l’amitié ? Impossible à savoir et cela me perturbe. D’habitude, j’arrive toujours à déchiffrer un regard, mais là non. Son amie l’appelle. Le charme est rompu, nos regards se quittent. Elle retourne à sa table, je suis complètement perturbée par cet instant.

Je reprends, difficilement, le travail mais elle ne quitte pas mes pensées surtout que je sens régulièrement son regard sur moi. Que me veut-elle ? Que signifient ses regards ? Pourquoi m’observe-t-elle ? Ressent-elle la même chose que moi ? Est-ce que je la trouble autant qu’elle me trouble ?

Viviane vient vers moi et me prend à l’écart

« Pauline, qu’est ce qui se passe, tu n’es pas dans ton état normal ? »
« Mais si ça va très bien, ne t’inquiète pas »
« Pas la peine de me prendre pour une c…. je vois bien que quelque chose te perturbe »

A ce moment là, je regarde dans la direction de Marie et je vois qu’elle m’observe encore... Je lis sur son visage qu’elle est intriguée par ma conversation avec Viviane. Viviane a suivi mon regard.

« Jolie ? C’est qui ? »
« Personne »
« Ecoute, Chiche tu vas me dire ce qui se passe ? »
« Arrête de m’appeler comme ça et puis merci pour tout à l’heure, au faite, j’ai bien eu la honte à cause de toi »
« Ne prends pas cet air sévère avec moi tu sais bien que cela ne marche pas, je te connais trop. Bon, tu vas me dire c’est qui ? Depuis tout à l’heure, je vois que tu n’es pas comme d’habitude, tu n’es pas concentrée, tu es ailleurs. Regardes tu t’es trompé deux fois dans une commande... »
« Je me suis trompée dans une commande seulement et une erreur ça arrive ! »
« Ah bon, une seule et tu fais quoi là ? »
« Euh un gin fizz »
« Sur le papier, il n’est pas marqué gin fizz mais gin daisy »

Je vérifie et je vois qu’elle a raison. Et mince ! Je jette ce que j’étais en train de faire en jurant.

« Alors, il t’arrive quoi ? »
« Tu m’énerve tu sais ? »
« Oui, je sais et encore Emma n’est pas là sinon tu sais qu’à deux on est pire »
« Oui, je sais. Bon, je vais te le dire mais pas de commentaire »
« Promis »
« C’est ma prof de droit du travail, tu sais celle que j’ai parlé la dernière fois ? »
« Oui, je m’en rappelle et bien tu as raison elle est canon, si j’étais célibataire je tenterai ma chance »
« Tu veux que j’appelle Emma pour lui demander son avis ? »
« Non, ce n’est pas la peine. Tu sais bien que même si on est servi on peut regarder le menu. »

Cette phrase me fait sourire car c’est la phrase qu’Emma sort toujours à Viviane et qui énerve Viviane or aujourd’hui c’est elle qui l’utilise. Ironie du sort.

« Mais tu nous n’avais pas dit qu’elle était hétéro ? »
« Si mais tu sais comme moi, qu’il y a aussi des hétéros qui viennent ici avec des amies. D’ailleurs, elle est avec Claudine et Laureen »
« Ah oui ? Tiens, je ne les ai pas encore vu, je vais aller les saluer et comme ça je pourrai peut être parlé à ta prof et la voir de plus près… »
« Non, tu ne fais pas ça, tu reste là »
« Je vais me gêner »

Je n’ai pas le temps de la rattraper que la voilà partie.
« Pauline, tu me fais un Caipirinha et un Mojito » me demande Myriam
« Bien sûr. Tout de suite »

Je m’exécute en regardant discrètement Viviane se rapprocher de la table de Marie. Je la vois embrasser Claudine, Laureen et enfin Marie. J’espère qu’elle ne va pas faire de gaffes car avec elle on ne sait jamais. Elle m’énerve pourquoi elle a été les voir ? Elles discutent puis à un moment, toutes les quatre se retournent vers moi. Je fais style de travailler. Qu’est ce qu’elles peuvent dire en me regardant ? Qu’a dit encore Viviane ?
Elles parlent encore un peu puis Viviane les quitte. Il va falloir que je parle à Viviane pour savoir ce qu’elle lui a dit, mais pour l’instant ce n’est pas possible puisque Viviane entreprend de faire le tour de la salle pour saluer différentes personnes.

J’enchaîne les verres, les cocktails et quelques erreurs aussi. Mon regard est sans cesse attiré vers cette table, là bas où Marie a l’air de bien s’amuser. Je la vois rire, sourire. Souvent, son regard se pose sur moi, on se regarde un petit moment, elle me sourit puis je détourne les yeux et me remets au travail.

Puis, à un moment alors que je l’observais, je la vois pâlir et une profonde tristesse marque son visage. Je me demande ce qui se passe. Elle fixe quelqu’un. Qui ? Impossible de savoir avec ce monde. Elle se lève en vitesse et se dirige vers la sortie. Aucune de ses amies ne m’a remarqué ni ce brusque changement d’humeur ni son départ. Je ne peux pas rester là sans rien faire. Sa tristesse m’a fait mal, je sens un irrésistible besoin de la protéger et de la consoler.

Je me dirige vers une serveuse du bar.
« Je prends ma pause »
« Attends ! Tu ne peux pas maintenant il y a trop de monde »

Je l’écoute à peine et je quitte le bar pour me diriger vers la sortie. Je croise Viviane

« Viviane, peux-tu me remplacer au bar ? »
« Pourquoi ? »
« Discute pas remplace moi, je n’ai pas le temps. Je t’expliquerai plus tard »

Je la laisse comme ça. Puis, je me dirige vers la sortie en essayant de me frayer un chemin parmi les danseuses. Je déboule dans le hall. Elle est où maintenant ? Peut être aux toilettes ? Non, trop de monde. Alors dehors ? Je me dirige vers un des vigiles

« Dis tu n’as pas vu une jeune femme sortir ? »
« Il y a que ça des femmes, je te signale »
« Elle était bouleversée et elle porte une petite robe noire »
« Ah oui, elle vient juste de sortir, elle est partie vers la droite. Elle avait l’air pas bien. Elle est sortie sans manteau, juste avec sa robe. »

Je me dirige vers les vestiaires en vitesse et je demande à Véronique, la dame vestiaire, de me passer en vitesse mon blouson. Après ce qui semble être une éternité, elle me donne enfin mon blouson.

Je me précipite dehors et je pars sur la droite en espérant la retrouver…
_____________________________________________________________________________

Chapitre 14

Je la retrouve un peu plus loin, assise sur un banc. Elle a le regard dans le vide et semble totalement ailleurs. Comme prévu, elle n’a pas de manteau et a les épaules dénudées alors qu’il ne doit pas faire plus de 10 degrés. Je m’approche doucement puis je lui mets mon blouson sur ses épaules. Elle lève la tête vers moi et me regarde. Je lis beaucoup de détresse dans son regard. Je sens mon cœur se fissuré. Sa détresse me touche profondément. Je m’assois à coté d’elle.

« Merci pour la veste mais vous allez avoir froid »
« De rien. Ne inquiétez pas pour moi ça va aller. Et puis, je suis un peu plus couvert que vous… »

Elle sourit en voyant que je porte une chemise ce n’est pas énorme. Je suis fière de moi j’ai réussi à la faire sourire.

« Si vous voulez parler de ce qui vous tracasse, je suis là »
« Je ne veux pas vous déranger »
« Mais, vous me dérangez nullement, je ne serais pas venue si c’était le cas »
« Et puis vous étés une de mes élèves… »
« Oui, c’est vrai que je suis votre élève, mais rien n’empêche qu’une étudiante soit amie avec une prof non ? »
« Oui, vous avez raison, rien m’empêche une amitié »
« Et puis, je ne suis pas quelqu’un qui raconte tout à tout le monde. Ce qui se dira entre nous restera entre nous. Je veux seulement vous aider. Je suis là si ça ne va pas… »

Elle se met à pleurer. Je la prends dans les bras, elle pose sa tête sur mon épaule. Elle pleure de plus belle, je ne sais pas quoi faire. J’ai toujours du mal pour réconforter les gens. Que faire ? Il faut que j’essaye de la consoler mais comment ? Je ressers un peu mes bras autour d’elle pour lui faire comprendre que je suis là. Je lui caresse doucement les cheveux et le dos. Je ne sais pas si c’est à cause de moi mais ses pleurs se calment.

Au bout d’un moment, elle ne pleure plus et commence à se détacher de moi. Dommage, j’aimais bien l’avoir dans mes bras comme si c’était naturel, comme si sa place était là entre mes bras.

« Je suis désolée, je ne sais pas ce qu’il m’arrive »
« Ce n’est pas grave, ça arrive un coup de blues. Ca va mieux ? »
« Oui, ça va maintenant. Merci »

Je la sens hésiter, elle veut me dire quelque chose mais elle hésite.

« Allez dites moi ce que vous voulez me dire »

Elle semble étonner que j’aie deviné, je lui souris pour l’encourager.

« J’ai pleuré parce que j’ai vu Lucie dans le bar et cela a remué tout un tas de souvenirs en moi »

Je la sens un peu perdu mais elle a envie d’en parler donc je ne dis rien et j’attends. Elle me regarde et poursuit

« C’est une histoire compliquée mais je vais essayer de vous la résumer. Lucie, c’est mon ex. On s’est rencontré en fac de droit. Elle était une des filles les plus populaires de la fac, moi j’étais la bosseuse, la fille du premier rang. Elle m’a tout de suite fasciné, je suis tombée sous son charme. Elle en a joué. Elle savait que j’aurai presque tout fait pour elle et elle en a profité. J’ai vécu un an très difficile, je n’arrivai pas à me détacher de elle pourtant je souffrais. Elle jouait avec moi, une fois elle me prenait et le jour d’après elle me jetait. Puis, un jour elle m’a dit qu’elle m’aimait, moi j’étais aux anges. J’ai rapidement emménagé chez elle. Elle a été engagée dans une entreprise et moi je préparai ma thèse. Elle sortait beaucoup, je restai seule chez nous. Elle disait qu’elle avait besoin de sortir pour se détendre. Moi, je ne disais rien car j’avais peur qu’elle me quitte. Je m’occupais de tout à la maison du ménage, des courses…. Plus un jour où je travaillais en bibliothèque, je suis rentrée plus tôt car je n’étais pas très bien. J’ai trouvée Lucie avec quelqu’un dans notre lit. J’ai été effondrée. Ce qui m’a fait vraiment mal ce sont ses paroles. Elle m’a dit qu’elle ne trompait depuis le début et qu’elle restait avec moi juste parce que j’étais utile et tout un tas de choses que je vous épargne. J’ai eu beaucoup de mal à me reconstruire, j’ai même du consulter un psy après une tentative de suicide. Cette analyse m’a fait comprendre que je n’étais pas fautive mais que c’était Lucie qui avait un problème. Il y a un an, on s’est rencontrée dans une soirée. J’étais contente car quand je l’ai vu, je n’ai rien ressenti, j’étais guéri de sa fascination, je ne l’aimais plus. Elle a dû le remarquer donc elle a voulu me blesser pour se prouver sûrement qu’elle avait encore un pouvoir sur moi. Elle m’a demandé si j’ai quelqu’un et quand j’ai dit non, elle a répondu « normal qui voudrais de toi ». Cela m’a blessé, elle avait réussi. A cause d’elle je me suis remise en question. La semaine dernière, on s’est à nouveau croisée. Elle m’a posé la même question et comme je ne voulais pas lui donner une chance de me blesser, je lui ai dit que oui j’avais quelqu’un dans ma vie, une personne extraordinaire et qui me rend heureuse comme personne ne l’avait jamais fait. Puis je suis partie et je l’ai évitée toute la soirée. Et maintenant je ne sais pas quoi faire car je n’ai personne dans ma vie et elle va forcement me poser des questions pour essayer de trouver une faille pour me blesser à nouveau. Alors, voila pourquoi j’ai été bouleversée. Je ne sais pas quoi faire... »

Elle se tait. Moi j’encaisse tout ça. Comment peut-on faire du mal comme ça à une personne comme elle ? Cela me révolte, il faut que je fasse quelques choses pour l’aider. Elle me regarde en se demandant comment je vais réagir.

« Merci de m’avoir confié tout ça. Je comprends ce que vous avez vécu n’es pas facile. Moi aussi j’ai été trahi par la personne que j’aimais alors je vous comprends. Vous savez je connais un peu les gens comme Lucie. Ils aiment faire souffrir les gens mais il ne faut pas les écouter. Vous étés quelqu’un d’extraordinaire qui mérite de trouver une personne qui prendra soin de vous et pas comme Lucie qui profite de vous. »

Je la vois sourire, elle semble heureuse de ma réaction. Moi la colère monte en moi. Il faut que je trouve un moyen de la venger. Cette Lucie ne sait pas ce qu’elle a perdu en faisant du mal à Marie. Je sens la colère monter en moi, il faut que je me calme car sinon je vais débarquer dans le bar pour lui mettre mon poing dans la figure. Une idée de vengeance commence à germer dans mon esprit…

« Marie ? »
« Oui ? »
« Ca vous direz de vous vengez de Lucie ? »
« Euh oui bien sûr mais comment ? »
« Vous lui avez dit que vous avez quelqu’un dans votre vie ? »
« Oui »
« Alors on va lui présenter cette personne »
« Mais j’ai personne à lui présenter »
« Si moi »
« Quoi ? »
« Vous allez me présenter à elle comme étant votre copine »
_______________________________________________________________

Chapitre 15

« Mais en quoi cela va me venger ? »
« Ben ce n’est pas ça qui va vous vengez, c’est juste ce qu’on va faire »
« On va faire quoi ? »
« Marie euh Mlle L… »
« Vous pouvez m’appeler Marie, on n’est pas en cours et puis vous l’avez déjà fait ! »
« Quoi ? Mais non je vous ai jamais appelé Marie »
« Mais si, il y a 2 min »
« Ah bon ? Je suis désolée, je ne voulais pas. C’est sorti tout seul »
« Ce n’est pas grave cela ne me dérange pas, on n’est pas en relation prof / élève là mais entre amies donc vous pouvez m’appeler Marie et puis avec tout ce que je vous ai dit c’est le minimum. »
« Merci »
« C’est plutôt à moi de vous remercier pour m’avoir écouté. C’est bizarre d’habitude j’ai du mal à me confier mais là c’est venu tout seul »
« On dit que c’est toujours plus facile de se confier à un inconnu »
« Peut être mais là ce n’est pas le cas, car vous ne m’êtes pas inconnue. Non, je me sens en confiance avec vous c’est pour cela que j’ai réussi à parler. »

Je suis touchée par ce qu’elle me dit. Je suis vraiment contente qu’elle pense cela. La confiance est quelque chose d’important dans un couple. Un couple ? Non mais tu délires ma vieille !

« Bon, alors vous m’expliquez votre idée »
« Ok, je m’explique. Vous allez me présenter à elle comme étant cette copine que vous lui avez parlée. On va lui montrer que vous êtes heureuse sans elle, qu’avec elle vous avez perdu votre temps et que la page est tournée. Je suis sûre qu’elle ne va pas apprécier. Elle va comprendre qu’elle n’a plus de pouvoir sur vous. Les gens comme elle, aime avoir un pouvoir sur les gens, c’est comme ça qu’ils font du mal, mais une fois que le pouvoir a disparu ils ne peuvent plus rien faire. Elle va vous laisser tranquille, surtout que je vais lui faire comprendre de ne plus s’attaquer à vous. Alors vous en pensez quoi ? »
« Oui, je pense que c’est une bonne idée mais je ne veux pas vous forcer à m’aider. »
« Vous me forcez à rien, c’est moi qui a proposé ce plan et je veux vraiment vous aidez. Je ne supporte pas les gens qui font du mal aux autres. Cette Lucie vous a fait beaucoup de mal et j’avoue que cela m’est pénible. Donc, j’ai très envie de lui rendre l’appareil. Cela ne vous dit pas ? »
« Bien sûr que si ! »
« Bon, alors on fait ça, par contre deux choses. D’abord, il faut éviter de mentionner que vous êtes ma prof et ensuite, il vaut mieux se tutoyer car cela ne le fait pas trop pour un couple »
« Oui c’est sûr que c’est rare un couple qui se vouvoie. Mais pourquoi pour la première ? »
« Car si on lui dit, elle aura un moyen de pression. Imaginez, euh imagine qu’elle le balance au doyen, vous.. Tu risques d’avoir des problèmes. »
« Ah oui je n’y avais pas pensé mais si elle nous demande comment on s’est rencontré ? »
« Et bien on a qu’à lui dire qu’on s’est rencontré ici au bar alors que tu venais boire un verre »
« Ok cela me va, j’espère que cela va marcher. »
« Mais oui, ça va marcher. On y va ? »
« C’est parti »

On regagne le bar en discutant de notre idée. Elle doute un peu de la réussite mais j’essaye de la rassurer alors que je ne suis pas sûre. Je rends mon blouson au vestiaire puis on rentre dans le bar.
_______________________________________________________________________

Chapitre 16

« Je te laisse regagner ta table »
« Mais tu ne viens pas avec moi ? »
« Non, il faut que je parle à Viviane, la patronne du bar, pour lui dire que je vais encore devoir m’absenter quelques minutes »
« Je suis désolée, je te gène dans ton travail. Ca ne va pas te poser de problème ? »
« Mais non, Viviane est une très bonne amie, il y a pas de problème. Bon, je te rejoins dès que possible. »
« Ok. Pas de problème. Je vais en profiter pour expliquer vite fait aux filles. Pour pas qu’elle fasse tout foiré A tout de suite. »
« Attends ! C’est quoi ta boisson préférée ? »
« Pourquoi ? »
« Pour savoir au cas où »
« J’adore le kir royal à la violette »
« Ok ça marche. A tout de suite. En cas de problème fais mon signe »
« Ok mais comment ? »
« Euh… Tu as qu’à regarder dans ma direction et ça sera bon. Ca va aller ? »
« Je ne sais pas on verra. Merci en tout cas »
« Mais j’ai rien fait »
« Mais si tu m’as écouté et tu essaye de m’aider »
« De rien, j’ai juste envie de t’aider c’est tout »

Elle me sourit puis s’approche de moi et m’embrasse sur la joue. Ce simple bisou sur la joue me fait frissonner. On se regarde dans les yeux pendant un moment. Je me sens bien là, à la regarder dans les yeux si je pouvais je resterais des heures comme ça mais malheureusement on ne peut pas.

« Bon allez, il faut que on y va. J’arrive tout de suite. »

Je pars en direction du bar. Elle me suit du regard pendant un moment, je le sens. A chaque fois qu’elle fait ça je me demande pourquoi m’observe-t-elle comme ça ? Je lui plais ? Je passe derrière le baret me dirige vers Viviane

« Te voilà enfin. Bon allez au boulot »
« J’ai encore un truc à faire. Je suis désolée mais c’est important. Je n’ai pas le temps de t’expliquer. Je te demande juste de me remplacer encore un peu. Tu peux me faire un kir royal à la violette s’il te plait. »
« Ok je ne pose pas de question pour l’instant mais il faudrait t’expliquer un jour »
« Promis je répondrai »
« Tu en as pour combien de temps ? »
« Je ne sais pas, désolé »
« Ok c’est pas grave »

Je vois du coin de l’œil. Marie discutait avec ses amies puis un couple les rejoindre. Je ne les connais pas mais je vois Marie se crisper et regarder dans ma direction. Je crois savoir c’est qui

« Tiens tes boissons »
« Merci »

Je les attrape puis me dirige vers Marie. Arrivé près d’eux, je suis derrière le couple et j’entends la conversation.

« Alors elle est où, cette fameuse copine si exceptionnelle »
« Elle va arriver »
« Mais oui bien sûr, je suis sûr que cette histoire est bibon. Tu n’as personne. Qui voudrait de toi ? »

Je vois Marie se crisper encore un peu plus. Moi la colère commence à monter si elle continue comme ça, je ne réponds plus de moi.

« Mais si elle existe et je suis parfaitement heureuse avec elle »
« Mais bien sûr. Tu n’as pas réussi à m’oublier, allez avoue le »

Quelle garce ! Il faut que j’intervienne. Je me dirige vers Marie et passe juste à coté de cette Lucie en la bousculant légèrement. Tiens prends ça.
« Je suis désolée, ma puce mais Viviane m’a retardé »

Je dépose un baiser sur ses lèvres. (Juste pour accentuer mes paroles) Marie a l’air un peu stupéfaite.

« Tiens je t’ai pris ta boisson préférée »
« Merci mon ange »

Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Calme toi Pauline c’est juste un jeu. Elle ne le pense pas.

« Tu nous présentes pas Marie » demande une voix derrière moi.
« Euh oui… Lucie je te présente Pauline. Mon ange voici Lucie et sa copine Maeva »
« Enchantée Pauline » me dit Lucie
« Moi aussi »

On se défie des yeux et je vois qu’elle n’est pas si enchantée que ça.

« J’ai beaucoup entendu parler de vous, Lucie »
« Ah bon ? Alors comme ca Marie tu pense encore à moi »
« C’est en mal que j’ai entendu parler de vous »

Le visage de Lucie se crispe un peu. Elle ne semble pas apprécier.

« A cause de vous j’ai eu beaucoup de mal à faire comprendre à Marie que je l’aimais. Aujourd’hui tout est fini, elle vous a oublié »
« Vous n’êtes pas dans sa tête alors vous ne pouvez pas savoir. Je suis sûr qu’elle m’aime encore. »
« N’en soit pas si sûr » intervient Marie « Quand je pense à toi, c’est juste pour me dire que j’ai perdu mon temps avec toi et que tu ne m’as jamais rendue heureuse. Aujourd’hui, je suis heureuse, tu m’as plus de pouvoir sur moi »

Pendant ce temps, j’ai placé mon bras derrière son dos pour l’attirer à moi. Elle se laisse faire et semble même apprécier car je sens son corps de détendre.

« Ah bon ? Je suis sûr que je peux trouver quelque chose… »

La colère monte en moi et je la coupe avant qu’elle termine.

« Ecoute bien ce que je vais te dire Lucie car je ne le dirai pas 2 fois. Tu ne mérites pas quelqu’un comme Marie. Tu es mauvaise et tu le seras toujours. Ton plaisir est de faire mal au gens. Tu as fait assez de mal à Marie. Mais aujourd’hui c’est fini, tu n’es plus rien pour elle. Alors je te conseille vivement de l’oublier et de ne plus chercher à la blesser car sinon tu auras affaire à moi. On ne se connaît pas donc tu ne sais pas ce que je suis capable de faire pour défendre la femme que j’aime mais je te conseille de ne pas essayer »

Je vois le visage de Lucie se contracter. Elle n’en revient pas de ce que je viens de dire. Moi non plus à vrai dire mais c’est sorti tout seul comme si cela couler de source. Maeva intervient et dis à Lucie qu’elle veut rentrer. Lucie me lance un dernier regard assassin et gagne la sortie. On reste sans bouger encore quelque temps puis Marie se détache de moi. L’étonnement et l’incrédulité marque son visage.
« Merci, je pense qu’elle a compris »
« De rien, ça m’a fait plaisir de le faire »
« Ce que tu as dit sembler tellement vrai que si je ne savais pas la vérité, je l’aurais cru »
« Et si c’était vrai ? Si je ressentais des choses pour toi ? »
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Chapitre 17

Mais qu’est ce que j’ai dit ? Pauline ça ne va pas dans ta tête ? C’est ta prof je te signale et toi tu lui sors ça. Elle va penser quoi maintenant ? Je commence à paniquer surtout qu’elle ne dit rien. Que faire ? Rester ? Fuir ? Je choisi la deuxième solution…

« Oublie ce que j’ai dit. Je n’aurai pas dû »

Puis je pars et retourne vers le bar. Je me remets au travail et ignore Viviane et ses questions. Je n’ose pas regarder dans sa direction. J’ai peur, peur qu’elle n’oublie pas mes paroles ou peur qu’elle ne ressente pas la même chose. Je travaille sans m’arrêter.

Puis à un moment, je vais pour servir quelqu’un et je lève la tête, elle est là devant moi.

« Je vais rentrer, je commence à fatiguer. Merci de ce que tu as fait pour moi, personne n’a fait ça »
« De rien. Si jamais vous avez besoin d’aide. N’hésite pas je suis là »
« Tu me vouvoie à nouveau? Mais tu peux me tutoyer, je préfère. Il y a juste à la fac qu’il faudra faire attention »
« Très bien et ne t’inquiète pas, je ferai attention »
« Merci. Est-ce que c’est possible que tu me donnes ton numéro de portable ? C’est juste au cas où…»
« Euh oui. Attends »

Je me retourne pour prendre un papier. Je n’en reviens pas qu’elle m’a demandée mon numéro. Elle est peut être intéressée finalement ? Mais non pas la peine de se faire une fausse joie, c’est juste parce que tu lui as proposé ton aide…

« Tiens, j’ai mis mon portable et mon adresse mail. N’hésite pas à t’en servir si tu as besoin d’aide »
« Merci… pour tout. Au revoir, bon courage pour la fin de soirée. A bientôt. »

Elle s’en va en me souriant une dernière fois. Elle n’a pas parlé de ce que j’ai dit tout à l’heure. Elle a dû oublier comme je lui ai conseillé. Je suis peinée car j’aurai tellement aimé qu’elle me réponde de manière positive, qu’elle me dise qu’elle aussi elle ressent quelque chose pour moi. Mais en même temps, je suis aussi contente car si elle n’avait pas ressenti la même chose, j’aurais eu l’air bien bête. Puis je ne sais pas si je suis prête pour une relation. Bon allez, arrêtes de réfléchir et bosses. Il est quelle heure ? 2h30. Encore 2h30 de travail et je serais chez moi.

Je me remets au travail. Mais mon esprit est ailleurs, je n’arrête pas de penser à notre conversation, à cette soirée. Je sursaute quand je sens mon portable vibré dans ma poche. Je regarde, c’est un message d’un numéro inconnu. Je l’ouvre :

« Merci encore pour ce soir. J’ai entendu ce que tu m’as dit, je ne peux pas oublier. Je ne sais pas si c’est vrai mais sache que si ça l’est, j’ai besoin de temps. Marie »

Je relis plusieurs fois son message pour être sure. Elle ne rejette pas totalement l’idée de mes sentiments. J’ai envie de pousser un cri de joie mais je me retiens. Je suis heureuse. Je dois donc lui plaire, un peu. Bon alors je dois lui répondre mais quoi ? J’hésite pendant 10 minutes pour finalement lui envoyer un message court mais concis :

« J’attendrais »

Je me remets à bosser jusqu’à la fermeture. Puis, je vérifie que tout est ok pour demain, si les bouteilles sont bien en place, s’il ne manque rien. Puis, je reste un peu avec Viviane qui n’a pas l’air d’aller très fort. Elle me parle d’Emma, du fait qu’elle lui manque. Je l’écoute et j’essaye de la rassurer. Puis, elle se souvient que je devais lui raconter quelque chose. J’hésite, elle insiste. Je finis par lui raconter toute la soirée notamment parce que j’ai besoin de conseil.

« Et bien que d’action ! Elle est vraiment garce cette Lucie, tu as bien fait de lui clouer le bec. Et pour Marie ne t’en fait pas, je suis sûre qu’elle ressent la même chose, ça se voit. Et quand je lui ai parlé… »
« Ah oui c’est vrai. Tu lui as dit quoi ? »
« Tu es trop curieuse Chiche ! Elle me disait simplement qu’elle te connaissait alors je lui ai parlé un peu de toi »
« Quoi ?? Tu as dit quoi ? »
« Rien de bien méchant, t’inquiète pas. J’ai dit que tu avais une histoire compliquée, difficile mais que tu étais courageuse à mener de front boulot et étude. Elle a approuvé et c’est tout. Pour en revenir à notre sujet, elle ne t’aurait pas envoyé ce message si elle s’en foutait de toi. Laisse-lui du temps »
« Oui je sais. Bon on y va, il est presque 7h »
« On va chez toi ou chez moi ? »
« Très drôle, j’appelle Emma pour avoir son avis ? »
« Non ça va aller »

On rigole puis on ferme le bar. Je rentre chez moi, seule bien sûr. J’ai beaucoup de mal à dormir. Je pense à ce que Viviane m’a dit, au message de Marie, à ce que je ressens pour elle. Suis-je prête à me lancer dans une histoire au risque de souffrir ?

Je suis réveillée vers 13h, ça doit faire 4h que je dors, par mon téléphone. Je l’attrape : Appel de numéro inconnu…
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Chapitre 18

« Oui ! » dis-je d’une voix assez énervé car j’ai horreur d’être réveillé comme ça.
« Désolée je te dérange, je rappellerai plus tard »

Marie.

« Non, ne raccroche pas. Excuse moi je dormais et le réveil est un peu brutal »
« Désolée de t’avoir réveillé, ce n’était pas mon but. Puis il est quand même 13h, je pensai que tu serais réveillé. »
« Et bien non je suis rentrée à 7h et puis j’ai eu du mal à m’endormir donc voilà »
« Tu as eu du mal à dormir à cause… »

Elle se tait et je sens qu’elle est gênée

« De toi »
« Alors on est deux… »

Je souris ainsi je l’empêche de dormir. Bon présage.

« Au fait, tu es en numéro inconnu. Tu pensais que je ne décrocherai pas ? »
« Non, non pas du tout. En fait, j’ai passé un coup de fil et je ne voulais pas que la personne est mon numéro donc voila, j’ai oublié de le remettre. »

Je me demande qui peut bien être cette personne mais je ne lui demande pas, ça ne me regarde pas.

« Voila, je t’appelle pour te demander… si ça te dirai de manger avec moi un de ces soirs, ça me permettrai de te remercier pour hier.. »
« Écoute, on va mettre les choses au point. Tu m’as déjà remercié une fois pour hier donc pas la peine de la refaire. »
« Ok ! Donc tu ne veux pas dîner avec moi ? »
« Bien sûr qui si mais pas pour que tu me remercies »
« Cool ! Ca marche, j’arrête de te remercier. Et puis, ce dîner nous permettra de faire connaissance. Demain soir ça te va ? Je sais que tu ne travailles pas le lundi. »
« Attends, je réfléchi si j’ai rien de prévu. Je pense que non. Donc avec plaisir. »

Et même si j’avais un truc de prévu je l’aurai annulé directe.

« Génial ! Alors on a qu’à manger chez moi comme ça tu goûteras à ma cuisine et on sera plus au calme. »
« Je dois manger un truc avant ? »
« Médisante ! Tu verras… »
« Ok ! Je prends le risque. J’adore prendre des risques »
« Tant mieux. Tu fais quoi aujourd’hui ? »
« Je dois bosser sur mes cours et puis je bosse ce soir. Pourquoi ? »
« Comme ça pour savoir »
« Et toi ? »
« Je devrais bosser un peu sur ma thèse mais je n’ai pas trop le courage donc je pense que je vais regarder un film »
« Tu as raison cela fait du bien de décompresser des fois. Comme j’aimerais faire comme toi… »
« Et bien viens. On regardera un film ensemble »
« C’est très tentant mais il faut vraiment que je bosse, je suis désolée. Je n’ai encore pas préparé mes TD pour la semaine prochaine et les examens approchent à grand pas »
« Tant pis on ferra ça une autre fois »
« Je suis vraiment désolée mais je suis à la bourre »
« Et bien c’est du beau »
« Et oui mais bon j’ai l’habitude, je vais encore les faire à l’arrache mais bon ça me réussi plutôt bien »

Elle rit. Mon dieu ! Son rire me rend complètement folle, à chaque fois que je l’entends. Il me fait un de ces effets. C’est dingue quand même, ce n’est qu’un rire. Oui mais quel rire…

« Bon je vais te laisser travailler »
« Attends tu ne m’as pas donné ton adresse pour demain »
« Ah oui ! Alors mon adresse c’est : 7, rue Déliot à Marcq »
« Attends, je note »

Je me lève et me dirige vers mon bureau et prends un papier

« Voilà c’est fait »
« Ca va aller pour trouver ? C’est pas loin de la mairie »
« Oui, c’est bon. Je connais bien Marcq. Il ne devrait pas avoir de soucis. »
« Ok. 19h30 ça te va ? »
« Parfait »
« Bon ben alors à demain. Bonne journée à toi et bon courage »
« Merci bonne journée à toi »

Elle raccroche. Je reste pendant quelques minutes debout chez moi à essayer de réaliser. Elle m’a invité chez elle. Trop bien. Je suis super heureuse. Je me mets à danser et à sauter partout tellement je suis contente. Je vais passer toute une soirée seule avec elle. Le rêve !!! J’en ai tellement rêvé que j’ai du mal à réaliser. En plus, elle a envie de me connaître, trop bien !!
Et dire que je pourrai être chez elle dès cette après midi et regarder un film avec elle ! J’aurai dû dire oui ! Et si je l’appelle pour lui dire que j’ai changé d’avis ? Non il faut vraiment que je bosse. Tant pis j’attendrai demain. Ca va être dur mais bon il le faut. Vivement demain !!
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Chapitre 19

On est enfin Lundi soir ! Le temps a passé tellement lentement, j’ai cru qu’on n’y arrivera jamais. Hier, j’ai réussi à bosser même si je n’arrêtai pas de m’imaginer dans un canapé entrain de regarder un film avec Marie dans mes bras. Et alors pour m’endormir je n’en parle même pas. Au boulot, ça a été mais en rentrant mon imagination a refait surface. Je m’imaginai avec elle dans un canapé mais là on ne regardait plus un film, on s’embrassait. Ma main a doucement glissé dans mon short et je me suis caressé en pensant à elle…
Depuis ce matin, je suis dans un tel état d’excitation. J’ai encore galère à me concentrer en cours. Résultat : En TD, je me suis fait rappeler deux fois à l’ordre par la prof !

Il est 18h45, je suis devant ma penderie en sous-vêtement et je me pose la question rituelle : Je mets quoi ? D’habitude, je ne me prends pas la tête pour ça, j’enfile un jean et un t-shirt et c’est fait. Mais aujourd’hui c’est différent, j’ai envie de lui plaire… J’hésite entre un jean ou un pantalon de cuir que je mets très rarement. Après de longues minutes de réflexion, j’opte pour le pantalon de cuir qui met mes formes en valeur et un pull bleu fin et assez décolleté. 19h10, je suis prête je prends ma veste en cuir, mon casque, mes gants et mes clés et me voilà partie.

19h35 : J’arrive devant chez elle. Elle habite une maison qui semble petite, vu de l’extérieur, mais j’adore, elle donne un sentiment de chaleur qui fait la différence par rapport aux autres maisons. Je sonne à sa porte. Je suis en retard comme d’habitude. J’ai un bouquet de fleurs à la main. Je sais cela fait cliché mais j’ai horreur d’arriver chez quelqu’un les mains vident. J’attends quelques secondes et elle m’ouvre… Je reste bouche bée, elle est magnifique, comme toujours, mais aujourd’hui c’est encore mieux. Elle porte une robe rouge qui lui arrive en dessous du genou et qui n’est pas mal décolleté quand même. Ce qui m’émerveille surtout, ce sont ses cheveux. Ils sont détachés et tombe librement sur ses épaules. Je sens les prémices du désir monté en moi… comme j’aimerais plonger ma main dans ses cheveux tout en l’embrassant… Il va falloir que je me calme sinon je ne vais pas tenir toute la soirée.

« Bonsoir » me dit-elle avec un magnifique sourire
« Bonsoir »
« C’est à toi la moto ? »
« En effet c’est à moi »
« Cool. J’adore la moto, elle est magnifique en plus noir j’adore. C’est quoi comme modèle ? Une Suzuki ? »
« Oui c’est la bandit S de 600 cm3. Si tu veux je t’emmènerai faire un tour un de ces quatre mais ce soir ce n’est pas possible »
« Avec grand plaisir ! Mais pourquoi ce n’est pas possible ce soir ? »
« Et bien la moto ce n’est pas pratique en robe. D’ailleurs tu es magnifique »
« Merci. Tu n’es pas mal non plus… »

Elle dit ça tout en me regardant de haut en bas. J’ai la vague sensation qu’elle me déshabille du regard.

« Allez rentre. On ne va pas rester toute la soirée dehors »
« Merci. Tiens c’est pour toi »

Je lui tends les fleurs

« Merci. Tu n’aurai pas dû »
« Je sais mais j’en avais envie et puis c’est fait »

Elle rit. Ce qui me procure comme d’habitude un grand plaisir. Elle me tient la porte du salon ouverte pour que je puisse rentrer. On se frôle et un frisson électrique parcourt tout mon corps. Mon dieu si la soirée continue sur ce chemin, je lui saute dessus avant la fin, c’est sur.

Je rentre dans le salon et j’admire sa décoration. Les meubles sont modernes et très bien assortis ce qui donne un sentiment de bien être. Je me retourne et je vois Marie qui m’observe avec un air intriguée comme si elle voulait connaître ma réaction.

« J’aime beaucoup ta décoration et ta maison »
« Merci. Contente que ça te plaise. Mais vas y rentre, tu ne vas pas rester dans l’entrée toute la soirée »

Encore une fois elle rigole et son visage s’éclaire. Quelle beauté !

« Tu veux boire quelque chose ? »
« Oui avec plaisir. Tu proposes quoi ? »
« Alors plein de truc… »

Je rêve ou il semble qu’il y a un deuxième sens à ses paroles ?

« J’ai du champagne, du whisky, du martini… »
« Pas d’alcool pour moi »
« A oui tu conduis »
« Non ce n’est pas ça, je ne bois jamais »
« Ah bon ? Et bien c’est rare pour un étudiant »

A mon tour de rire. Elle se joint à moi.

« Bon alors j’ai du coca, du jus d’orange ou de l’eau »
« Un coca alors »

Elle part en me disant de me mettre à l’aise, je m’assoie sur le canapé et enlève ma veste. Elle revient et me donne mon verre. Puis on se met à discuter de tout et de rien. On apprend à se connaître. On se rend compte qu’on a des points communs comme nos goûts musicaux ou encore une passion pour la lecture notamment de livres historiques. On parle des derniers livres qu’on a lu.

Le temps passe et il est déjà 21h quand elle propose de passer à table. Elle ramène l’entrée avec un grand sourire et un air sérieux.

« Voila la salade du chef »

Je rigole devant son air, elle aussi. Puis je goûte… Comme Marie ne parle pas, je relève la tête, intrigué et je vois qu’elle me regarde guettant ma réaction.

« Heu, ce n’est pas mal »

Elle semble déçue

« Mais non je plaisante c’est vraiment bon »
« Ah ! Pas gentille comme plaisanterie. »

Mais ses yeux ont un air malicieux et je vois bien que ça lui a plu, un peu. On se regarde dans les yeux pendant un bon moment. Je me sens bien, à l’aise comme rarement je ne le suis avec quelqu’un que je connais à peine.

« Parle-moi un peu de toi. De ton enfance ? Si tu as des frères et sœurs ? Dis-moi tout » lui demande-je
« Avec plaisir mais seulement si tu réponds à ton tour à ces questions ? »
« Ok ça marche »

Elle me parle donc d’elle et de sa vie. J’apprends qu’elle a une sœur jumelle, Elodie, avec qui elle s’entend très bien.

« Vous vous ressemblez ? »
« Physiquement oui surtout quand on était petite. Aujourd’hui, cette ressemblance s’estompe à cause notamment de nos looks puisque Elodie a les cheveux courts. Sinon au niveau du caractère on n’est pas du tout pareille. On n’a pas fait les mêmes études, elle est en médecine, en internat. Et plus, on n’a pas les mêmes passions. Moi j’ai toujours préfère les trucs de mec comme le foot… »
« Ah bon tu aimes le foot. Encore un point commun alors. »

Et nous voilà à discuter de foot. On ne supporte pas la même équipe : Elle est pour Lille et moi pour Lens. Ca promet. On se chambre un peu, normal. Puis elle me raconte quelques anecdotes de son enfance notamment quand elle changeait de place avec sa sœur en cours. Je ris beaucoup et elle aussi. Elle me parle de ses parents. Son père est entrepreneur et sa mère institutrice. Elle semble avoir eu une enfance heureuse.

Pendant qu’elle parle, elle s’est levée pour aller dans la cuisine et ainsi réchauffé le plat. Je la regarde évoluer dans sa cuisine et semble à l’aise et heureuse. Je sens qu’elle passe une bonne soirée avec moi et cela me fait très plaisir. Moi aussi, je suis bien. J’aime être avec elle.

Elle continue à parler puis revient avec le plat. Il s’agit d’un Hachis Parmentier fait maison. Elle nous sert et je goûte. Comme tout à l’heure, elle attend mon verdict.

« Hum c’est super bon. Tu es douée pour faire la cuisine dis donc »
« Merci. Douée je ne sais pas mais j’adore ça »
« Et bien encore un point commun, moi aussi j’adore »
« Décidément on est fait pour s’entendre »
« Et oui il semblerait qu’on est fait l’une pour l’autre… »

Elle me regarde un peu surprise par mes paroles. Mais pourquoi j’ai dis ça ? Je suis folle où quoi ? Elle sourit.

« Alors à toi de me parler de toi »
« Ma vie n’est pas très compliquée. Elle se partage entre le travail et les cours. »
« Pas de copine ? »
« Et non pas le temps »
« Le temps ça se prend »
« C’est sûr »
« Parle-moi de ton enfance, tes parents.. »

Je me mets à paniquer et je me demande si je dois tout lui raconter ou attendre encore un peu ? Je décide d’attendre car je sens que je ne suis pas prête. Elle voit que j’hésite et me prend la main. Mon dieu ! J’adore ce geste il me fait complètement fondre. J’ai encore ce frisson qui me parcourt.

« Tu n’es pas obligé d’en parler si tu ne veux pas »
« Ce n’est pas que je ne veux pas c’est juste je ne suis pas prête à tout raconter donc je vais te dire les grandes lignes »
« Viens on va aller sur le canapé »

Elle me prend par la main et on va s’asseoir. L’une à coté de l’autre. Elle ne lâche pas ma main et je me lance

« Alors mon enfance n’a pas été très heureuse. Je n’ai pas été violenté non il me manquait juste de l’amour et de la tendresse. Mon père est un homme politique, aujourd’hui assez célèbre puisqu’il est ministre. Sa carrière est toujours passée avant ses enfants. Il est assez conservateur. Ma mère approuvait tous ses faits et gestes. Moi j’étais une enfant rebelle donc ça ne passe pas entre nous. Depuis aussi loin que je me souvienne on s’est toujours engueulés. Avec mes deux frères et ma sœur ça aller mais moi j’étais le mouton noir. Et puis, il y a 6 ans on s’est brouillé définitivement quand il a appris que je préférai les femmes. Il ne voulait pas de « gouine » dans sa famille et donc il m’a mise à la porte. Voila depuis le temps, je n’ai plus de nouvelles ni mes parents ni de mon frère aîné. J’ai du me débrouillé seule mais aujourd’hui je m’en sors. »

Elle ne dit rien et me regarde puis elle me prend dans ses bras comme pour me réconforter. C’est vrai que c’est un peu douloureux de parler de ça donc ça fait du bien. Elle s’écarte un peu puis me regarde dans les yeux, elle pose sa main sur ma joue. On reste comme ça pendant plusieurs secondes ou minutes. Puis elle se rapproche et pose ses lèvres sur les miennes…
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Chapitre 20

Je rêve, elle m’embrasse ! Pendant un moment, je ne bouge pas tellement je n’arrive pas à réaliser. Elle se détache de moi sûrement parce que je n’ai pas réagi à son baiser. Mais j’ai été surprise, maintenant j’ai envie de l’embrasser à mon tour, je veux encore sentir ses lèvres sur les miennes.

Je me rapproche d’elle, je lève son menton pour la regarder dans les yeux puis je rapproche mes lèvres des siennes mais je m’arrête à quelques millimètres de ses lèvres. Je m’enivre de son souffle, sa respiration s’accélère. J’attends qu’elle fasse le chemin qu’il reste. Je lui laisse ainsi la possibilité de refuser ce baiser. L’air s’est chargé d’électricité, cette tension qui règne est tellement excitante que ça en devient douloureux.

Enfin, elle franchi la distance qu’il reste et ses lèvres se posent une nouvelle fois sur les miennes. Cette fois je ne reste pas inactive et je réponds à son baiser. Je l’embrasse en essayant de lui faire comprendre ce que je ressens pour elle. Je titille sa lèvre supérieure pendant un petit moment puis ses lèvres s’entrouvrent. Je comprends son invitation et ma langue part à la recherche de la sienne. Elles se trouvent, s’effleurent, se mêlent puis se quittent pour mieux se retrouver. Je dois être au paradis, j’ai tellement rêvé de ce baiser que j’en savoure chaque instant.

Ses mains se sont mises autour de mon cou et elle se rapproche de moi pour approfondir notre baiser. Ma main se perd dans ses cheveux comme j’ai voulu le faire quand elle m’a ouvert la porte, mon autre main caresse son dos. J’aimerais que ce baiser ne s’arrête jamais. Mais Marie en décide autrement et s’écarte de moi assez brutalement. Elle se lève, elle semble avoir peur. Je me lève pour essayer de la rassurer.

« Non reste assise… Je suis désolée, je n’aurai pas dû faire ça, je ne sais pas ce qu’il m’a prit »
« Ecoute ce n’est pas grave c’est juste un baiser »
« Non ce n’est pas qu’un baiser et tu le sais très bien. Ecoute, je voulais simplement te réconforter. Je ne veux pas que tu interprètes mal ce baiser. Je veux qu’on reste amies. On ne peut pas aller plus loin »

Ses paroles me font mal. En même temps tu espérais quoi ? Qu’elle te déclare sa flamme ? Qu’elle veut aller plus loin ? Tu t’es regardé ? Le bonheur n’est pas fait pour toi donc arrête d’espérer.

« D’accord. Ne t’inquiète pas ça va. On a qu’à dire que c’est une erreur à ne pas renouveler. »
« Oui je suis d’accord »

Je rêve ou il y a une pointe de regret dans sa voix ? Non je rêve c’est sûr. Si elle savait que pour moi ce n’était pas une erreur mais un moment merveilleux, que j’ai tellement désiré ce baiser. Jamais un baiser ne m’avait enflammé comme ça, j’aurai aimé aller plus loin... Mais ce n’est pas possible, il faut que je l’accepte.

« Bon je pense que je vais y aller »
« Non ! Reste encore un peu s’il te plait »

J’ai envie de me retrouver seule pour réfléchir à tout ça. Mais elle a l’air tellement triste et angoissé que je ne peux pas la laisser comme ça.

« Ok je veux bien rester encore un peu »
« Merci »
« Tu peux m’indiquer les toilettes s’il te plait »
« Je vais te montrer »

Elle me prend la main et m’emmène dans le couloir. Je comprends rien pourquoi me prend-t-elle la main pour me montrer les toilettes ??? Elle me désigne une porte sur laquelle il est marqué « Toilettes ». Je la remercie et entre dans la pièce. Une fois la porte fermé, j’essaye de me calmer, de remettre mes idées en place. Elle m’a embrassé puis elle m’a rejeté. Je ne comprends plus rien. Je suis totalement perdue. Je pense que je lui plais mais il y a quelque chose qui la bloque, quoi je ne sais pas. Enfin, il faut que je n’y fasse. Elle me veut seulement en amie, il faut que je l’accepte ou alors je lui dis non que je veux être sa petite amie. A coup sûr elle refusera et je la perdrai. Non, je préfère être amie avec elle que rien du tout et puis c’est peut être mieux comme ça, peut être que une relation avec elle ne marchera pas et dans ce cas je la perdrai pour toujours. Bon aller il faut que j’y retourne.

Je sors et me dirige vers le salon. Marie est entrain de débarrasser la table.

« Ca va ? » me demande-t-elle
« Oui très bien »
« Tant mieux. Tu veux un coca ? »
« Avec plaisir »

Une gêne c’est un peu installée. Normal. Elle me sert puis elle s’assoit sur le fauteuil en face de moi. C’est préférable. Il vaut mieux ne pas être trop proche, on ne sait jamais.

« Tu fais du sport ? »

Je souris, elle veut relancer la conversation pour faire disparaître cette gêne.

« Oui, je cours presque pour les matins et le samedi j’ai mon entraînement. »
« De quoi ? »
« De Karaté. »
« Non ? génial ! Tu as commencé il y a longtemps ? »
« Quand j’avais 8 ans. Mon père ne voulait pas en entendre parler car ce n’est pas un sport pour les filles, il préférait que je fasse de la danse. Mais je l’ai tellement harcelé avec ça qu’il a fini par céder. Il pensait que je m’en lasserai vite mais non. »

On parle de Karaté, je lui apprends que je suis ceinture noir 2ème dan. La conversation reprend, on parle de tout et de rien. J’apprends encore des choses sur elle. Le temps passe et je commence à fatiguer mais je ne veux pas partir. Je fini par m’endormir sur son canapé.
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 14:33

Chapitre 21

Le lendemain matin, je me réveille. Il me faut quelques secondes pour réaliser où je suis. Puis, la soirée me revint à l’esprit et notamment notre baiser… Alors c’est vrai on s’est vraiment embrassée !! Je n’ai pas rêvé ? Non en effet ce n’est pas un rêve.

Je suis là à moitié réveillée et j’entends du bruit dans la cuisine. Je repousse ma couverture. Tiens je ne me rappelle plus avoir eu une couverture en m’endormant ?? Elle a dû la mettre sur moi, je trouve ce geste très touchant, ainsi elle se soucie de moi…. Je me lève et je l’aperçois dans la cuisine en peignoir… Et bien ma journée commence bien… Je reste figée et je la regarde. J’observe ses courbes, son corps, ses jambes, elle est vraiment magnifique. Je donnerais tout pour pouvoir l’enlacer, la serrer contre moi. Elle se retourne et m’aperçoit, son visage s’éclaire et elle m’adresse son magnifique sourire.

« Bonjour. Bien dormi ? »
« Bonjour. Euh oui très bien dormi. Désolée de m’être incrustée pour dormir. »
« Ne t’inquiète pas, ça ne m’a pas dérangé »
« Tu aurais dû me réveiller et je serai rentrée chez moi »
« Tu avais l’air de bien dormir et je n’ai pas eu le cœur de te réveiller. Et puis je t’assure que cela ne m’a pas dérangé. Tu veux quoi pour déjeuner ? »
« Euh non je vais rentrer déjeuner chez moi, je ne veux pas m’incruster encore »
« Arrête de dire ça ! Et puis, il est hors de questions que je te laisse partir le ventre vide. Alors assis toi et dis moi ce que tu veux manger »

Et bien je ne la savais pas aussi persuasive ! Ne voulant pas l’énerver je m’assois. Mais bon pour être tout à fait honnête, je n’ai pas vraiment envie de partir…

« Et bien, je ne te savais pas aussi décider. »
« Si tu savais… Rien ne me résiste… »

Elle rit, je me joins à elle.

« Bon alors tu veux quoi ? Un chocolat ? »
« Oui un chocolat, ça sera parfait »

Elle me sert puis s’assoit en face de moi. On se regarde dans les yeux, on ne parle pas. On boit en silence tout en se regardant. J’aime le silence le matin. D’habitude je n’aime pas partager ce moment de la journée, j’aime me retrouver au calme pour méditer sur la journée à venir. Mais aujourd’hui, c’est différent je suis vraiment bien, à l’aise avec elle comme si c’est normal de déjeuner avec elle. Ce moment très plaisant est interrompu par mon téléphone. Ah la technologie ça peut être énervant des fois ! Je récupère mon portable, qui est dans ma poche, et je regarde qui c’est.

« Je suis désolée il faut que je réponds »
« Pas de problème va y »

« Allo ? »
« Pauline c’est Emma »
« Emma ! Comment ça va, l’australienne ? »
« Bof »
« Qu’est ce qui se passe ma chérie ? »

Je vois Marie haussé les sourcils quand je prononce la fin de ma phrase. Emma se met à pleurer.

« Ne pleure pas, tu sais que je n’aime pas ça. Allez dis moi ce qui se passe »

Elle ne répond pas et continue à pleurer.

« Allez calme toi ma chérie. Sèche moi ces larmes et explique moi ce qui ne va pas. Tu sais que je ne peux rien faire à distance si tu ne m’expliques pas »
« J’y… arrive… pas »
« Mais si allez. On respire un grand coup puis tu penses à quelque chose de gai et tu me sèches ces larmes. Et tu confie tout à ta petite Chiche »

L’emploi de mon surnom la fait rire et ses pleures se calment. Je vois Marie qui sourit également. Qu’est ce qu’il ne faut pas faire pour ses amis…

« Je suis désolée... Je n’y arrive pas »
« Qu’est ce que tu n’arrives pas ? »
« Tout. Je ne pensais pas que ça serait aussi dur. J’adore mon stage, ce n’est pas ça. Mais j’ai du mal à m’habituer à l’ambiance de l’Australie. Ce n’est pas du tout pareil que la France et puis je ne connais personne. Au travail ça va mais quand je rentre je suis seule. En plus mes colloc ce n’est pas vraiment ça, on n’a rien en commun, elles sont trop gamines pour moi. Et Viviane me manque beaucoup, je ne pensais pas que ça serait à ce point. En plus, j’ai l’impression qu’elle ça va. »
« Ah bon ? Qu’est ce qui te fait penser ça ? »
« Quand je l’ai au téléphone, elle me dit que tout va bien. Que je lui manque mais que ça va. Et si elle avait rencontré quelqu’un ? »

Je pense à Samedi et à l’état dans lequel j’ai trouvé Viviane. Je ne peux pas dire que tout va bien pour elle.

« Ecoute, elle n’a personne d’autre que toi, c’est toi qu’elle aime, tu le sais bien. Et puis, tu la connais, elle ne veut pas t’inquiéter, elle veut que tu penses que ça va pour elle afin que tu te concentres sur ton stage. D’ailleurs, elle m’a dit la même chose sur toi. Elle pense que tout va bien pour toi et que tu t’en fous un peu d’être loin d’elle. »
« C’est vrai ? »
« Oui c’est vrai. Ne t’en fait pas je peux t’assurer que tu lui manques beaucoup. Elle t’aime, n’en doute pas »
« Oui je sais mais c’est dur »
« Je sais mais il le faut. »
« Et si je plaque tout et je rentre ? »
« Non tu ne peux pas faire ça. Ce stage tu en rêves depuis longtemps. C’est une occasion en or pour toi. »
« Je sais mais j’ai envie de rentrer »
« J’ai une idée ! Tu as le droit à des congés non ? »
« Bien sûr »
« Pourquoi tu ne les cumules pas pour rentrer pour Noël et Nouvel an ? »
« J’aimerais beaucoup mais je ne peux pas au niveau finance »
« Et bien je te le paye moi ce voyage ! »
« Non, hors de question. C’est beaucoup trop »
« Mais non ce n’est pas trop, c’est mon cadeau de Noël »
« Non, je ne peux pas accepter et plus c’est trop pour un cadeau de Noël »
« Mais si accepte, dis toi que c’est mon cadeau de Noël pour toi et pour Viviane et aussi mon cadeau d’anniversaire si tu veux »
« Non, je ne peux pas »
« Allez ! Ca me fait plaisir et puis pense à moi, tu sais que je galère toujours à trouver des cadeaux et là j’en ai 4 d’un coup ! Et en plus, je peux demander à Clara de mettre avec moi. Allez accepte ! »
« Comment je pourrai refuser ! Tu sais que j’en ai très envie »
« Yes !! Tu as dis oui ! »
« Je n’ai pas dit oui »
« C’est vrai mais tu as dis que tu ne peux pas refuser donc c’est pareil. Tu t’occupes de tout ? »
« Tu es impossible, tu sais. C’est beaucoup trop comme cadeau »
« Tu vas arrêter un peu de discuter. Tu as accepté donc c’est tout »
« Tu es vraiment une personne extraordinaire »
« Je sais, je sais… »
« Non mais je ne rigole pas. Ce que tu fais pour moi maintenant est vraiment extra. Tu mériterais tellement d’être heureuse et de trouver la femme de ta vie. Je suis persuadée que cette personne serait très heureuse avec toi. »

Je suis gênée car avec le volume à fond de mon téléphone, je suis sûre que Marie a entendu. D’ailleurs elle sourit.

« Bon tu arrêtes de dire des bêtises. Tu t’occupes de réserver les billets et de poser tes congés ? »
« Oui, je m’en occupe, je te tiens au courant. Merci mille fois »
« De rien. Je suis là au besoin. »
« Je sais. Merci »
« Allez, je te laisse et t’en fais pas Viviane t’aime »
« Je sais. Merci encore. »
« De rien. Je t’embrasse »
« Moi aussi. »

Je raccroche et je regarde Marie. Elle semble admirative.

« Et bien, tu es une super amie, dis donc. »
« Emma est ma meilleure amie, elle est avec Viviane, ma patronne et amie. Elles ont tellement fait pour moi que je leur dois bien ça. »
« C’est tout à ton honneur. »
« Le seul problème c’est que ce Noël va me coûter cher car j’ai déjà acheté le cadeau de Viviane. »
« Ah bon mais pourquoi tu as dit à Emma que c’était aussi le cadeau de Viviane »
« Elle n’aurait pas accepté surtout en sachant ce que c’est. »
« C’est quoi ? »
« Des billets d’avion pour aller en Australie voir Emma, début Mars »
« Et bien tu vas te ruiner »
« Mais non… Et puis ça vaut le coup de le faire pour elles »

Elle semble pensive je lui demande à quoi elle pense. Elle rougit un peu avant de me répondre.

« Je me dis que si tu es capable de faire ça pour des amies, tu fais quoi pour la personne que tu aimes »
« Oula !! Pleins de truc… »

Elle rit et moi aussi. On continue à parler un peu puis je regarde l’heure : 10h.

« Je suis désolée mais je dois y aller, j’ai TD à 11h et il faut que je passe chez moi avant »
« Pas de problème, je comprends »
« Merci pour cette bonne soirée et encore désolée de m’être endormie et incrustée hier »
« De rien, moi aussi j’ai passé une très bonne soirée. Et t’en fais pas je ne peux pas t’en vouloir car tu ne l’as pas fait exprès et tu ne m’as pas dérangé »

Je récupère ma veste et mon casque. Je lui fais la bise et la regarde dans les yeux, elle soutient mon regard quelques instants. A chaque fois, c’est pareil, je me plonge dans son regard et je me sens bien, apaisée, heureuse. Je détache mon regard et je sors. Je monte sur ma moto. Elle me regarde. Je pars en lui faisant un signe de la main.
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Chapitre 22

La journée passe sans aucun problème. Je reçois un message de Marie qui me dit qu’elle a passé une très bonne soirée, elle m’en remercie et me dit qu’il faudra remettre ça. Je suis trop contente qu’elle a aimé cette soirée. Je lui réponds que moi aussi j’ai trouvé ça très agréable et que c’est avec plaisir qu’on pourra remettre ça.

Le lendemain, je la retrouve avec grand plaisir en cours. J’arrive en retard, le cours a déjà commencé. J’essaye de rentrer discrètement par la porte du fond, mais je suis grillée par tout l’amphi quand la prof, Marie, dit

« Dépêchez-vous de vous installer Mlle »

Tout l’amphi se retourne vers moi. Je regarde Marie et elle sourit. Je suis sûr qu’elle l’a fait exprès. Je lui souris en retour comme pour lui dire qu’elle m’a bien eu. Je m’installe et le cours passe assez rapidement. Enfin, la pause. J’espère pouvoir prendre un café avec elle, je vais pour descendre mais je la vois qui est envahi par les étudiants. C’est vrai que les examens sont dans 15 jours donc tout le monde s’affole. Et mince à cause d’eux je n’aurai pas mon petit tête à tête. Je décide de lui envoyer un message :

« J’espérais pouvoir prendre un café avec toi mais je vois que tu es harcelé par un groupe de groupie »

Je la regarde. Elle voit son portable s’allumé, il est posé sur la table car ça lui permet d’avoir l’heure. Elle le regarde et voit sûrement que c’est moi qui lui envoie un message, elle sourit. Alors ainsi elle est contente que je lui envoie un message ! Elle continue de parler avec l’étudiante puis quand elle a fini, elle fait patienter l’étudiant suivant et prend son portable. Elle sourit un peu plus, elle a dû lire mon message, elle pianote un peu avec son portable. Puis elle lève la tête vers moi et je sens mon portable vibrer dans ma poche. Je le regarde Nouveau Message de Marie. Je souris et j’ouvre son message.

« Dommage pour le café mais que veux-tu je suis une star »

Je rigole toute seule, plusieurs personnes se retournent vers moi dont Marie qui a un grand sourire. Je décide de lui répondre.

« C’est moi la star, regarde l’entrée que j’ai fait tout le monde m’a regardé »

Je la vois à nouveau sourire quand son portable s’allume mais elle continue sa conversation en bonne prof. Cette conversation s’éternise, je la vois jeter des coups d’œil sur son téléphone comme si elle était impatiente de lire mon message. Puis enfin elle finit sa conversation et prend son portable avec, je trouve, empressement. Et elle sourit encore. Elle pianote son portable puis je sens mon portable vibré.

« Sans moi personne ne t’aurai remarqué alors tu peux me remercier »

Je n’ai pas le temps de lui répondre qu’elle reprend son cours. La fin du cours se passe assez rapidement comme d’habitude je n’ai pas trop suivi le cours trop occupée à regarder la prof. Peut être que je pourrai lui parler à la fin ? Mais non elle semble presser et s’en va rapidement.

La semaine se passe comme toutes les semaines. Je suis partagée entre les cours et le boulot auquel il faut ajouter les révisions. Pendant cette semaine, j’ai échangé des textos ou des mails avec Marie pas des trucs extraordinaires mais juste pour savoir comment l’autre va, comme avec une amie. Arrive la dernière semaine de cours avant la semaine réglementaire de révision et enfin les examens tellement attendus. Marie me propose un ciné lundi soir mais je dois refuser car je suis déjà invitée à manger chez ma sœur. Cette soirée se passe très bien, je m’entends vraiment bien avec Anne et avec son fiancé, Florian. Ca faisait longtemps que je n’avais pas mangé chez eux.

Comme la semaine précédente, cours, révisions et travail se succèdent avec quelques messages de Marie pour égailler mes journées. Mercredi est le dernier cours que j’ai avec elle avant le mois de février et le deuxième semestre. Le cours se passe comme tout les cours, je la regarde et ne suit pas trop le cours. A la pause je ne peux pas lui parler car il y a encore des étudiants qui l’harcèlent de questions.

Voila la semaine de révision. Je suis en congé afin de me consacrer à mes révisions. J’ai fini dimanche soir et je reprends juste après mes examens soit 15 jours de congés, ça va faire du bien ! Lundi matin, je fais la grasse matinée mais je suis réveillée à 10h par un bruit assourdissant qui vient de l’appartement du dessus. J’essaye de l’ignorer mais impossible.

C’est quoi ce bordel !! Au bout d’un moment je me lève, enfile un jean parce que sortir en mini short ça ne le fait pas. Je sors, monte à l’étage et sonne. J’attends quelques minutes et un jeune homme vient m’ouvrir.

« Bonjour »
« Bonjour. Vous faites des travaux ? »
« Oui je viens de m’installer mais vu l’état de l’appartement je dois tout refaire. »
« Vous en avez pour combien de temps ? »
« Au moins 15 jours »

Non pas possible ! Je suis rarement chez moi et là je suis en révision, j’ai besoin de calme, il fait ces travaux !

« Ok. Et bien, bon courage à vous »
« Merci. Vous… »

Sans le laisser finir je tourne le dos et rejoins mon appart. Je fais comment moi maintenant ?? Avec ce bruit je ne vais pas pouvoir me concentrer ! Génial quoi ! Je suis interrompue par mon téléphone. Et ça continue dit donc ! La journée démarre fort ! Je suis assez énervée puis quand je vois qui m’appelle je me calme rapidement.

« Oui allo ? »
« Bonjour Pauline »
« Salut Marie ça va ? »
« Oui et toi ? Alors c’est parti pour les révisions ? »
« Ca peut aller ! Ne m’en parle pas ça démarre mal ! »
« Pourquoi ? »
« Mon voisin a décidé de faire des travaux cette semaine ! Et bien sûr pas des petits travaux ! Je ne vais pas réussir à me concentrer. »
« Va en BU ! »
« J’ai horreur de la BU, il y a trop de monde en période d’examen et ça m’énerve. Mais bon je n’ai pas trop le choix, je crois. »
« Oui c’est sur… Non attends tu n’as qu’à venir chez moi »
« Chez toi ? Non, je vais te déranger »
« Pas du tout, je dois travailler sur ma thèse et puis comme ça on se forcera à bosser »
« C’est gentil mais je ne peux pas accepter. »
« Pourquoi ? »
« Je ne vais pas encore m’incruster chez toi »
« Mais tu ne t’incrustes pas puisque c’est moi qui te le propose. Et puis, j’avoue que j’ai dû mal à m’y mettre alors si tu es là on se motivera toute les deux et ça ira »
« T’es sur ? »
« Sure et certaine même »
« Ok et bien j’accepte ta proposition »
« Cool, tu viens quand ? »
« Je déjeune, me douche, m’habille et j’arrive. »
« Ah tu n’es pas habillé là ? Intéressant… »

Pourquoi elle dit ça ? C’est bizarre pour une amie quand même !

« Bon je suis là dans 30min environ »
« Ok je t’attends »

Je me dépêche de déjeuner puis de me laver et m’habiller. Je prends mes affaires de cours, au programme pour aujourd’hui droit civil et le contrat de vente. Je mets tout dans mon sac à dos y compris le gros code qui va avec et me voila partie.
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Chapitre 23

15 minutes plus tard, j’arrive chez elle, je n’ai même pas le temps de sonner que la porte s’ouvre.

« Salut Ca va ? »
« Euh.. Salut. Ca peut aller et toi ? »

Elle porte un jean, c’est la première fois que je la vois en jean. Encore une fois je suis éblouie par sa beauté. Avec ce jean qui lui moule parfaitement le corps c’est encore mieux. Mon dieu, je ne vais jamais réussir à bosser moi !

« Ca va. Allez viens »

On se fait la bise et encore une fois rien que de l’effleurer, me procure un frisson. Des images d’elle et moi s’embrassant reviennent à mon esprit. On rentre chez elle et elle me demande où je préfère travailler dans le salon ou sur la table de la salle à manger. Je lui dis que la table sera parfaite et la remercier de me permettre de réviser chez elle.

« De rien. Je sais ce que c’est de ne pas pouvoir se concentrer et puis je suis comme toi je n’aime pas la BU. Et j’avoue que c’est un peu égoïste de ma part… »
« Pourquoi égoïste ? »
« Parce que j’avais envie de te voir… car heu… je n’arrive pas à bosser donc je pense qu’on va se motiver »

Je rêve où elle a bien dit qu’elle avait envie de me voir ?? Wahou comme ça elle pense à moi aussi et veut me voir !! Je reste devant elle sans parler. Mais qu’est ce que t’arrive Pauline allez dis lui quelque chose !

« Oui, tu as raison ce n’est pas évident de bosser seule »

Alors là m’importe quoi Pauline. Pourquoi tu ne lui as pas dit que tu voulais la voir aussi ?

« On s’y met ? »
« C’est parti »

Il est 11h on décide de bosser jusque 13h puis de faire une pause déjeuner. Je m’installe en bout de table et sors mes affaires, elle se met à l’autre bout. Cool comme ça dès que je lève la tête je pourrai la voir. La concentration va être difficile à trouver.

« Tu bosse quoi ? » Me demande-t-elle
« Le contrat de vente, là j’attaque le consentement au contrat »
« Passionnant, dis donc »

Elle rit, je me joins à elle.

« Et toi ? »
« Je vais préparer ma présentation pour ma thèse »
« Tu la présentes quand ? »
« Vendredi prochain »

Je la sens stresser et je ne peux pas m’empêcher d’essayer de la déstresser.

« Tu vas t’en sortir comme une pro, j’en suis sûre »
« Merci. Bon aller au boulot »

Je me plonge dans mon cours et commence à réviser, enfin j’essaye. Je ne peux m’empêcher de relever la tête de temps en temps pour la regarder. Elle a un air concentré qui la rend encore plus belle à mes yeux, si c’est possible. Allez, stop il faut que je bosse.

Finalement, j’arrive à me concentrer, bien sûr je la regarde de temps en temps mais bon j’avance assez rapidement dans mes révisions. Je ne vois pas le temps passe, le début est toujours difficile pour moi mais quand je suis partie je ne vois pas le temps passé et je peux rester des heures plongé dans mes cours. Je sursaute quand je sens une main se poser sur moi. Je lève la tête et je vois Marie qui rigole.

« Pourquoi tu ris ? » dis-je d’un ton assez énervé
« Parce que je t’ai appelée 2 fois et tu n’as pas répondu tellement tu étais concentrée »
« Tu m’as appelée ? Et bien je deviens sourde »

Elle rigole un peu plus et me dit qu’il est 13h20 et qu’il est peut être l’heure de manger. J’acquiesce. Elle me demande si des pâtes ça me va. J’acquiesce.

« La prochaine fois c’est moi qui ramène à manger. »
« Pourquoi ? Tu n’aimes pas ? »
« Si j’adore c’est juste que je suis gênée car c’est la 2ème fois que tu me fais à manger »
« Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave. »
« Mais si pour moi c’est grave »
« Je ne vais pas en mourir »
« Encore heureux je fais quoi moi si tu meurs ? »

Qu’est ce que j’ai dit moi ? Je divague complètement là.

« Ah bon ? Tu tiens tellement à moi ? »

Je lui dis quoi maintenant ? Oui je tiens à toi et je ne veux pas te perdre ?
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Chapitre 24

Non elle n’est pas prête à l’entendre alors je choisi l’humour.

« Ben oui ! Je révise où moi sinon ? »

Elle rit mais j’aperçois une pointe de regret dans ses yeux, cette lueur disparaît aussitôt. J’ai rêvé ou elle aurait préféré que je lui dise autre chose ? De toute façon ce qui est fait est fait.

On commence à faire à manger tout en discutant de tout et de rien. Puis on passe à table sans arrêter notre conversation. Vers 14h30 on se remet au travail. On bosse ainsi jusque 17h, moment où j’ai envie de me changer les idées et d’aller faire un tour. Je me lève, Marie me regarde avec un air interrogatif.

« J’ai besoin d’aller faire un tour pour me changer les idées. Tu veux venir ? »
« Avec plaisir. C’est vrai que ça nous fera du bien. Je vais prendre mon manteau et je te suis »

Elle revient quelques minutes plus tard et on sort. Pendant quelques minutes on ne parle pas. Ca fait du bien de s’aérer un peu. Puis elle prend la parole et me parle d’elle, de ses amis. Je suis bien avec elle, j’aimerais tellement prendre sa main mais je n’ose pas. A un moment elle trébuche, je la rattrape et pendant un moment le temps semble s’arrêter pendant qu’on se regarde dans les yeux, puis je fixe sa bouche et m’approche pour l’embrasser mais elle se ressaisi et elle se redresse. Je suis frustrée mais elle ne veut pas m’embrasser, je ne vais pas la forcer quand même. On rentre 20 min plus tard et on boit quelque chose de chaud pour se réchauffer puis on se remet au boulot. Vers 20h elle me propose de manger avec elle. Je refuse parce que c’est la troisième fois mais elle insiste et me fait son magnifique sourire auquel je ne peux résister.
Je passe une délicieuse soirée en sa compagnie et je rentre dormir chez moi vers 23h. J’ai rendez vous avec elle le lendemain matin pour réviser à nouveau.

La semaine se passe dans le même ordre. Tous les jours je vais réviser chez elle à partir de 9h et je pars vers 23h. On est de plus en plus complice. A certains moments on est proche de s’embrasser mais elle se ressaisi toujours à temps. Je me pose 15000 questions si bien que j’ai du mal à dormir en rentrant chez moi. Je sens que je lui plais mais quelque chose la retient. Alors je décide de laisser faire le temps mais surtout de la laisser décidé. Je sais que j’aurai du mal à tenir donc un jour il va falloir que j’aie une discussion avec elle mais ça peut encore attendre un peu.

J’ai passé une très bonne semaine de révision, la meilleure de ma vie je pense. Quel plaisir de réviser en sa compagnie dès que je lève la tête je la vois et j’éprouve une telle joie que j’en ai le sourire aux lèvres. Deux fois dans la semaine elle a dû me laisser seule pour donner des cours au Master 2 qui sont en décaler par rapport à nous. Au début je lui ai proposé de partir mais elle n’a pas voulu donc je suis restée chez elle à l’attendre. Tous les soirs je dîne avec elle. On cuisine ensemble, j’aime me retrouver avec elle dans cet espace assez réduit. On n’arrête pas de se frôler. J’adore déjà faire la cuisine mais dans ces conditions s’est encore mieux.

Puis arrive la semaine d’examen. J’ai examen tous les jours sauf vendredi, et généralement c’est le matin sauf jeudi. Donc j’enchaîne les épreuves d’abord, droit civil puis droit commercial, institutions européennes et enfin droit du travail. Tous les jours après mes examens je rejoins Marie chez elle pour pouvoir réviser l’après midi. Elle m’accueille toujours avec le sourire aux lèvres me demandant comment ça s’est passé. A chaque fois je lui donne la même réponse : « On verra bien ». Je n’aime pas parler après les examens. J’ai horreur des gens qui se disent ce qu’ils ont fait. Moi j’ai pour principe de dire que j’ai fait de mon mieux et que je ne peux pas changer donc on passe à autre chose. On mange ensemble tous les midis et tous les soirs. Elle est devenue ma drogue. Je suis toujours triste quand je dois rentrer chez moi. J’aimerais tellement rester avec elle, dormir avec elle. C’est la première fois que j’éprouve ce sentiment de manque pour quelqu’un.

La semaine se déroule comme la précédente, je passe tout mon temps libre chez elle à réviser. Jeudi soir j’ai enfin terminé mes examens enfin une partie car il reste les oraux en janvier. Je suis invitée à plusieurs fêtes pour fêter la fin des examens mais je décline toutes ces invitations. En effet, demain Marie présente sa thèse et j’ai envie de la relaxer en lui préparant un petit repas. Je sors de mon examen et je pars directement faire des courses. Puis j’arrive chez elle vers 19h. Je sonne. Elle semble étonner de me trouver là pourtant je l’avais prévenue.

« Salut qu’est ce que tu fais là ? Je pensai que tu fêterais la fin des examens. »
« Et bien non ce soir je vais te préparer un petit repas et tu m’en diras des nouvelles. »

Tout en parlant je rentre et me dirige dans la cuisine.

« Attends pourquoi tu fais ça ? »
« D’abord pour te remercier pour ton accueil grâce à toi j’ai pu réviser dans de bonnes conditions et ensuite pour que tu te détends un peu pour demain »

Elle ne répond pas, je me retourne donc pour voir ce qu’il se passe. Elle pleure. Qu’est ce que j’ai fait pour la faire pleurer ? Je ne résiste pas, me dirige vers elle puis la prend dans mes bras.

« Qu’est ce qui se passe Marie ? J’ai fait quelque chose de mal ? »
« Toi ? Non tu n’as rien fait de mal. C’est ça le problème »
« Quoi ? Tu préférerais que je te fasse du mal ? »

Je la vois sourire

« Pas du tout. Mais c’est juste que depuis tout à l’heure j’étais stressée, je me disais que je n’allais pas réussir à me détendre seule et toi tu arrives et.. »

Elle se remet à pleurer, je ne comprends pas grande chose mais bon je ressers mon étreinte. C’est la 2ème fois que je la prends dans mes bras et à chaque fois c’est parce qu’elle pleure.

« Je suis désolée. Tu m’as émue avec ton arrivée, je voulais tellement te voir et puis tu es arrivée. »
« Je suis contente que ça te fait plaisir de me voir. »
« Oui beaucoup même »

Elle prend mon visage entre ses mains et dépose un baiser sur mes lèvres. Très léger comme baiser mais il me fait quand même frissonner.

« Merci »
« Mais de rien, tout le plaisir est pour moi »

Elle rougit, j’adore quand elle rougit. On reste ainsi dans les bras l’une de l’autre pendant un petit moment, j’ai mes bras enroulés autour de sa taille et les siennes sont posées sur mes épaules. On se sépare à regret puis je commence à faire à manger.

« Je peux t’aider ? »
« Non repose toi, va prendre un bain si tu veux ou autre chose. Fais ce que tu as envie de faire »
« Ok je préfère rester là à te regarder »

Elle s’assoit donc sur un tabouret de l’autre coté du bar qui sépare la cuisine de la salle à manger. Pendant que je m’active son regard ne me quitte pas d’une seconde. A un moment elle se lève, passe ses bras autour de moi et se serre contre moi. J’apprécie beaucoup son geste même si je ne le comprends pas vraiment car elle voulait qu’on reste amies or ça ce n’est pas un geste d’amitié. Je ne peux pas lui demander de s’expliquer maintenant car j’ai envie qu’elle passe une bonne soirée or une telle discussion ne la détendra pas. Donc je la laisse faire et on verra plus tard.

La soirée se passe tranquillement, elle aime mes tagliatelles au saumon, on rigole beaucoup et je sens qu’elle est à l’aise, qu’elle ne pense pas à demain. Pendant toute la soirée, Marie a recherché mon contact pour mon plus grand bonheur. Une fois elle pose sa main sur la mienne ou encore elle me prend dans ses bras. Après le repas, elle veut regarder un film que j’ai déjà vu. Il s’agit de « Loving Annabelle ». Bizarre qu’elle a choisi ce film qui raconte une histoire d’amour entre une prof et une élève…

Pendant le film elle se serre contre moi. A un moment, elle frissonne, je lui demande si elle a froid, elle répond un peu alors je la prends dans mes bras pour lui donner un peu de chaleur. Elle se serre un peu plus contre moi.

Je ne suis presque pas le film, je l’observe pendant qu’elle le regarde. Mon film c’est elle et ses réactions. Tantôt elle sourit tantôt elle rougit. De temps en temps, elle lève son visage vers moi, nos regards se croisent alors et on reste les yeux dans les yeux pendant un moment. Puis son attention se reporte sur le film.

Le film se termine on reste quelque instant sans bouger puis on se lève.

« Bon je vais rentrer»
« Non s’il te plait, reste »
« Il est tard et tu dois te reposer pour demain »
« Je n’ai pas envie de dormir seule. Tu ne veux pas rester avec moi cette nuit ? »
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Chapitre 25

« Tu veux que je dors ici ? »
« Oui. Je ne pense pas pouvoir dormir, je suis trop stressée pour demain et si je suis seule ça sera pire »
« Ecoute, ne stresse pas pour demain. Je suis sûre que tu vas t’en sortir haut la main, tu connais ta thèse très bien, tu as tellement travaillé dessus qu’il n’y a pas de raison. Je sais que la présentation est stressante mais le plus dur c’est la thèse or ça tu l’as réussi puisque tu l’as déjà rendu il y a 15 jours. Et puis tu sais déjà parler devant 300 étudiants donc ça va aller tout seul. »
« Merci. Je ne sais pas comment tu fais pour toujours me rassurer. Alors tu restes ? »
« C’est comme tu veux, je peux dormir sur le canapé »
« Non, tu ne m’as pas compris. Je veux que tu dormes dans … mon lit… avec moi »
« Tu es sûre ? »
« Oui »
« Très bien. C’est toi qui décide. Tu sais que je veux t’aider, je veux être là pour toi. Donc si tu préfères que je reste dormir, je reste. »
« Merci »

Elle s’approche de moi et dépose un léger baiser sur mes lèvres. Elle me rend complètement folle. Et en plus je vais dormir avec elle cette nuit. J’en ai tellement rêvé que je me demande si je ne rêve pas. Bon c’est vrai que j’ai rêvé de dormir avec elle mais dans mon rêve on ne dormait pas vraiment…

« Bon si je dors ici, il faut que je repasse chez moi chercher des affaires pour dormir »
« Je peux t’en prêter si tu veux ou alors tu dors nue, moi ça ne me dérange pas. »
« Je m’en doute que ça ne te dérange pas. Mais bon il me faut aussi des affaires pour demain matin »
« Oui c’est vrai »
« Bon alors je fais un aller retour chez moi »
« Pas de problème je t’attends. Fais attention quand même sur la route »
« Ne t’inquiète pas, je vais faire attention. Bon à tout à l’heure. »

Je récupère ma veste que j’enfile. Je me retourne vers Marie, elle a l’air triste. Je m’approche d’elle et la serre dans mes bras.

« Je reviens, ne t’en fais pas. J’en ai pour 25 minutes. »
« Ok à dans 25 minutes alors mais pas une minute de plus »

Je souris et l’embrasse doucement. Je sors et rentre chez moi. 25 minutes plus tard, je sonne à nouveau chez Marie. J’attends quelques instants puis la porte s’ouvre et Marie se jette dans mes bras.

« Tu m’as manqué »

Je suis abasourdie, je pars à peine 25 minutes et je lui manque. C’est vrai qu’elle m’a manqué aussi mais le fait qu’elle me le dit me fait très plaisir. Tout en la gardant dans mes bras, je rentre et ferme la porte. Elle se détache de moi, me prend la main et m’emmène à travers la maison, on monte et on arrive dans une chambre.

« Voilà ma chambre »
« Jolie »

J’admire sa chambre, elle a une très belle déco tout est en noir et blanc. Les meubles sont noirs et les murs blancs. J’adore.

« Tu veux peut être prendre une douche avant de dormir ? »
« Oui je veux bien »
« Viens, je te montre la salle de bain. Tu peux enlever ta veste, poser ton casque et ton sac si tu veux »

Elle rit car en effet j’ai toujours ma veste sur moi, mon casque et mon sac à la main

« En même temps c’est de ta faute que j’ai tout gardé, tu m’en as empêché.’

Pendant ce temps je pose mon sac et mon casque

« Non c’est ta faute tu as mis plus de 25 minutes donc j’ai eu peur et donc je me suis précitée sur toi pour me rassurer »
« Quoi ? Non j’ai mis 25 minutes »
« Non tu as mis 27 minutes »

J’éclate de rire

« Tu m’as chronométrée ? »
« Et oui ! Comme tu as 2 minutes de retard et que tu m’as fait peur, tu as le droit à un gage »
« Ah non ce n’est pas du jeu. Je ne savais pas que si j’étais en retard j’aurai le droit à un gage. Et puis tu t’es jetée sur moi, ce n’est pas suffisant ? »
« Non, ça c’est juste parce que tu m’as fait peur. Tu as quand même droit à un gage »
« Tu es impitoyable dis donc »
« Eh oui. Bon alors pour le gage j’ai bien une idée »
« Qui est ? »
« Tu dois m’embrasser pour te faire pardonner »
« Ah bon ? Ca va, ce n’est pas trop difficile comme gage. J’accepte »

Je m’approche d’elle et la reprend dans mes bras. Puis je plonge mon regard dans le sien. Et je vois cette fameuse lueur que j’avais temps de mal à déchiffrer et qu’aujourd’hui je comprends enfin. C’est une lueur de désir. Ainsi elle me désire depuis le début ?

J’approche mes lèvres des siennes et je reste à quelques millimètres pour profiter de l’instant et faire augmenter l’envie. Puis, je ne résiste plus et pose mes lèvres sur les siennes. Je l’embrasse d’abord tout doucement rien qu’avec mes lèvres. Puis elle entrouvre ses lèvres et je ne peux résister, je l’embrasse plus profondément, plus passionnément, presque sauvagement. Sa langue rejoint la mienne, elles jouent ensemble. Le désir monte rapidement et ce baiser ne me suffit pas alors je glisse la main sous son t-shirt et je pars à la rencontre de sa peau. Je lui caresse le dos très doucement.

Elle m’enlève ma veste, qui finit à terre, et ses mains se faufilent sous mon pull. Dès que sa main se pose sur ma peau, je ressens un frisson. Enfin, elle me touche. Elle se met aussi à me parcourir le dos. Pendant ce temps, nos lèvres ne se sont pas quittées. Notre baiser est tour à tour sauvage et tendre. Je commence à fondre et à perdre la raison quand une petite voix s’impose dans ma tête et me dit qu’il est trop tôt pour aller plus loin, qu’elle a besoin de temps. J’essaye de l’ignorer mais je sais qu’elle a raison alors je détache ma bouche de la sienne et je la regarde. Ses yeux brillent et elle a la bouche rougit par notre baiser.

« Je pense que ça suffit comme gage ? »

Elle rougit légèrement et sourit

« Euh laisse-moi réfléchir… Oui je pense que je peux pardonner ton retard. »

Je ris. Elle est vraiment extraordinaire et tellement belle avec ses lèvres légèrement gonflées.

« Bon il faut que j’aille prendre ma douche car sinon on ne va jamais se mettre au lit »
« Si mais pas pour dormir… »
« C’est vrai. Mais bon ce n’est pas une très bonne idée »

Je sens que je l’ai blessé

« Ecoute, ce n’est pas que je n’en ai pas envie mais je pense que tu as besoin de temps et puis il faut que tu te reposes pour demain »

Je la regarde, elle sourit. Ca m’étonne qu’elle sourit je viens quand même de la repousser.

« Tu as raison. Tu me connais bien dis donc. Oui j’ai besoin de temps et je t’avoue que je ne sais pas si toi et moi, c’est une bonne idée mais ce soir j’ai envie de profiter et de ne pas me poser de questions. Merci en tout cas »
« De rien »
« Allez viens je te montre la salle de bain »

Elle me prend la main et me montre la salle de bain. Elle me sort une serviette, puis elle sort. Je me déshabille et je rentre dans la douche. J’ouvre l’eau froide et me met sous le jet. J’ai besoin de ça pour calmer mon envie, mon désir d’elle. Car là il est à son maximum et je ne vais pas pouvoir passer la nuit à ses cotés si je ne me calme pas car sinon je sens que je ne vais pas résister à mon envie de lui faire beaucoup mais alors beaucoup de bien…

Je reste quelques minutes sous l’eau froide et une fois que je pense être calmé je sors et je me sèche. Et mince j’ai oublié mon sac dans la chambre ! Bravo Pauline. Et tu fais quoi maintenant ? Ce n’est pas possible de ne pas avoir de tête. Je me rhabille ou je sors avec la serviette autour de moi ? Je suis là à réfléchir à la meilleure solution quand …


Chapitre 26

La porte commence à s’ouvrir. Moi je suis nue, j’attrape ma serviette et la pose contre moi en essayant de cacher le maximum. Marie apparaît alors le sourire aux lèvres.

« Je crois que tu as oublié ton sac. »

En effet, elle a mon sac à la main. Je sens mes joues s’enflammer. Je suis nue devant elle juste caché par une serviette qui me semble minuscule. Et en plus, elle en profite pour me regarder de haut en bas. Elle semble apprécier ce qu’elle voit.

« Dis donc j’adore le spectacle que je vois… »

Puis son regard se pose sur mes jambes et elle a alors un regard d’interrogation quand elle voit leur état, c'est-à-dire une cicatrice sur le genou gauche et une brûlure tout le long de la droite.

« Qu’est ce qui t’es arrivée ? »
« Rien »
« Ca m’étonnerai que c’est rien »
« Ca ne te regarde pas »

Elle semble vexée, elle pose mon sac assez brutalement et va pour sortir. Je la rattrape avant qu’elle sorte.

« Marie ? »
« Oui »
« Ecoute, je suis désolée mais c’est un sujet douloureux pour moi et je ne suis pas prête à en parler, je suis désolée »
« Ce n’est pas grave, je comprends »

Elle me prend alors dans ses bras et moi aussi. Seulement avec ce geste j’ai lâché ma serviette et donc je suis nue dans ses bras. On ne l’a pas encore remarqué ce n’est que quand on s’écarte l’un de l’autre qu’on le remarque.

« Tu es vraiment magnifique Pauline. »

Elle me regarde attentivement.

« Bon allez il vaut mieux que je sors avant de te sauter dessus »

Elle m’embrasse doucement. Et je n’ai même pas le temps de dire quelque chose qu’elle sort de la pièce. Je suis gênée qu’elle m’ait vu nue. Pourtant je ne suis pas quelqu’un de pudique mais là ce n’est pas pareil. En plus, elle a vu mes marques, ces marques qui m’hantent depuis des années. Je reste un moment abasourdi. Bon allez il faut que je m’habille pour la nuit car sinon elle va se demander ce que je fais. J’enfile donc un t-shirt et un pantalon de sport, je range mes affaires, je sors et je rejoins la chambre.

Marie est debout à coté du lit en chemise de nuit, assez courte quand même... Rien qu’à la voir mon désir remonte en flèche, les effets de la douche froide sont déjà oubliés. Je reste debout sur le seuil de la porte. Marie se tourne vers moi et me demande qu’elle est mon coté préfère pour dormir. Je lui réponds que je n’en ai pas. Elle me dit qu’elle préfère dormir à droite donc elle se couche de ce coté. Je suis toujours sur le pas de la porte. Je me décide enfin à bouger et je la rejoins sous la couette. Elle éteint la lumière et on se souhaite bonne nuit. Pendant un moment, on reste chacune de notre côté, pour ma part c’est parce que j’ai peur que si je la touche, je n’arriverai pas à me contrôler. Je sens Marie très tendue. Elle ne va jamais pouvoir dormir si elle reste comme ça. Je décide donc d’essayer de la détendre.

« Tu es trop tendue. Viens ici »
« Où ? »
« Rapproche-toi de moi. »

Elle se rapproche un peu timidement, moi aussi mais plus franchement. Je la prends dans mes bras. Je suis sur le dos, mon bras s’enroule autour d’elle, sa tête se pose sur mon épaule et son bras sur mon ventre. On reste là sans parler, je sens qu’elle se détend, j’en suis heureuse. Moi je sais pertinemment que je n’arriverai pas à dormir. Son souffle se fait plus régulier, elle s’est endormie. Grâce à la lumière de la rue qui passe à travers les rideaux, je l’observe. Elle parait tellement apaisée, tellement sereine. Je suis toujours étonnée par sa beauté. Moi qui me lasse très facilement d’habitude là ma fascination est impacte. Pourtant on ne peut pas dire que je ne l’ai pas observé ce visage. Je suis notamment subjugué par ses yeux, malheureusement elle dort donc je ne les vois pas, mais ils sont extraordinaires, des fois j’ai l’impression qu’ils ne changent de couleur, ils restent verts bien sûr mais ils peuvent être plus ou moins foncé.

Les heures défilent. Marie est toujours dans mes bras. De temps en temps elle bouge mais elle recherche toujours le contact avec moi comme si son subconscient ne veut pas se détacher de moi. Son bras est maintenant posé sur ma poitrine ce qui ne m’aide pas du tout à dormir, sa jambe s’est entremêlée avec les miennes. Je ne dors toujours pas, je réfléchi et me pose 15000 questions sur le pourquoi du comment. Pourquoi la situation a changé entre nous ? Comment ça va se passer pour la suite ? Vers 8h, je décide de me lever car Marie présente sa thèse à 10h et je voudrais lui préparer le petit dej’.

Le problème est qu’il va falloir que je me lève sans la réveiller ce qui s’annonce compliqué vu qu’elle est presque sur moi, sa tête sur ma poitrine et son bras autour de moi. Finalement après plusieurs tentatives j’arrive à me dégager. Je descends dans la cuisine et prépare un café. Puis je retourne dans la salle de bain, enfile mon jean et un pull et je sors chercher des croissants et des petits pains. Quand je rentre Marie n’est toujours pas réveillée, tant mieux.

J’essaye de trouver un plateau dans ses armoires. Je me sens un peu gênée de fouiller comme ça mais bon c’est pour la bonne cause. Ca y est j’en ai un. Je pose tout ce qui est nécessaire pour un petit dej à deux c'est-à-dire un bol de café pour Marie, un bol de chocolat pour moi, les verres de jus d’orange, les croissants et les petits pains. Une fois tout en place, je prends le plateau et je monte doucement ça serait bête de tout renverser quand même.

J’arrive dans la chambre, Marie est toujours endormie. Je pose le plateau et je la réveille doucement. Mais cette tache est difficile, elle a du mal à émerger. Elle ouvre enfin les yeux et me sourit.

« Bonjour, marmotte. Il est l’heure de se lever »
« Bonjour »
« Bien dormi »
« Trop bien même »
« Le petit dej est prêt »
« Tu m’as préparé le petit dej ? C’est trop adorable »

Elle m’embrasse légèrement tout en me remerciant. Elle va pour se lever mais je la rattrape par le bras. Elle me regarde d’un air interrogateur puis elle voit le plateau derrière moi.

« Et en plus tu m’apporte le petit dej au lit et bien tu es une perle rare toi. »
« Et oui, je sais »

Elle rit tout en s’installant sous la couette pour prendre son déjeuner.

« Viens avec moi »

Je me mets donc à coté d’elle au dessus de la couette puis j’attrape le plateau. On déjeune tranquillement tout en discutant.

« Tu fais quoi aujourd’hui ? » me demande-t-elle
« Ce matin rien de prévu puis en début d’aprèm je dois aller louer une voiture »
« Pourquoi ? »
« Je dois aller chercher Emma à l’aéroport de Bruxelles et je ne peux pas y aller en moto, surtout avec sa proportion à prendre beaucoup de bagages »
« Oui c’est sûr mais pourquoi ce n’est pas Viviane qui va la chercher ? »
« Car c’est une surprise pour elle, elle ne sait pas qu’Emma arrive »
« Et au soir ? »
« On fête le retour d’Emma au bar »

On discute encore de tout et de rien puis Marie file prendre sa douche et se préparer. Moi je m’habille et je descends avec le plateau. Je range tout et fait même un peu de vaisselle.

« Tu ne vas pas quand même faire ma vaisselle »

Je me retourne. J’ai un petit blocage. Marie est… je n’arrive pas à trouver le mot adéquate, je suis subjuguée par son élégance. Elle porte un tailleur jupe noir, très classe et une chemise mauve. Elle a attaché ses cheveux en un chignon mais pas strict ça fait juste femme décidée, sure d’elle. Je reste comme ça à l’admirer, elle rit.

« Et bien je ne pensai pas te faire cette effet là »

Je me mets à rougir puis je me retourne pour essayer de me calmer. Rien qu’à la voir j’ai senti mon désir monté d’un coup et les fourmillements habituels ont fait leur apparition, il faut que je réprime ce désir. Mais Marie ne l’entend pas comme ça et elle se serre contre moi en passant ces bras autour de ma taille.

« Dis j’ai eu une idée sous ma douche »

Qu’est ce qu’elle va me sortir ? Je ne vais pas tenir moi, si elle continu comme ça je me retourne et je la plaque contre le mur tout en l’embrassant, je lui défais son chignon et je glisse ma main dans ses…

« Tu ne veux pas m’accompagner ce matin ? Tu sais la présentation est public »

Ouf !

« Je ne sais pas, je ne veux pas te déranger »
« Mais tu ne vas pas me déranger si je t’en parle c’est parce que j’ai envie que tu viennes. Et puis, tu ne seras pas la seule, j’ai des amis et de la famille qui vont venir »
« Tu es sûre que ça te dérange pas ? »
« Si tu ne veux pas venir, je ne te force pas »

Elle commence à se détacher de moi, je me retourne puis la rattrape et je la regarde dans les yeux.

« J’ai très envie de venir c’est juste que je ne veux pas être une charge »
« Mais tu ne seras pas une charge, au contraire même… Quand je te vois, je ne sais pas ce qu’il se passe mais mon stress disparaît. Alors j’ai vraiment envie que tu viennes »
« Ok je viens »
« Merci »

Elle m’embrasse pour me remercier. Le baiser se prolonge, je goûte une nouvelle fois à sa langue. On finit par se séparer car on n’a pas le temps pour plus.

« Et au lieu de louer une voiture, tu n’as qu’à prendre la mienne »
« Non, je vais louer une voiture »
« Mais puisque je te dis que tu peux prendre la mienne, ça ne me dérange pas »
« Il est hors de question que je prends ta voiture »
« Pourquoi ? »
« Parce que »
« Tu vois tu n’as pas d’arguments pour refuser »
« Si j’ai un argument…euh… tu as besoin de ta voiture »
« Même pas. Apres la présentation, je mange avec mes parents et je passe l’après midi avec eux et des amis donc j’en ai pas besoin »
« Et tu la récupère comment ? »
« Et bien je viens au bar et tu me la rends. Allez accepte »
« Ok »
« Et bien tu es facile à convaincre »
« Je ne peux pas te résister »
« C’est bon à savoir… »

Elle rit et m’embrasse encore une fois. Puis on se décide à se mettre en route. Je prends ma moto, on va la déposer chez moi et je monte dans sa voiture pour aller à la fac. Arrivé là-bas, on se sépare car même si beaucoup d’étudiants ont fini leurs examens, on ne sait jamais. Je passe en corpo voir si tout va bien. Puis, je me dirige vers la salle où Marie doit présenter sa thèse. Arrivée dans le couloir, je la vois parler avec deux personnes d’une cinquantaine d’années, sûrement ses parents puis une fille arrive et se jette dans les bras de Marie. C’est qui cette pouffe ???
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Chapitre 27

Elle m’énerve cette fille à rester dans les bras de Marie comme ça et en plus Marie ne la repousse pas. Et bien on dirait que je suis jalouse moi ! Je reste là dans le couloir à les regarder, bon il faut que j’avance je ne vais pas rester dans le couloir quand même. A ce moment, Marie me regarde, elle semble lire dans mes yeux un air de colère. Quand je passe à coté d’eux Marie me regarde toujours, je l’entends appeler la fille, qui était dans ses bras, par le prénom d’Elodie. Qu’est ce que je suis bête quand même c’est sa sœur. En plus maintenant que je les regarde la ressemblance est flagrante quand même. Je vois Marie qui me sourit, je lui souris à mon tour et je vais m’installer.

La présentation de la thèse dure environ 1h30. Marie semble très à l’aise et tout se passe bien. Je me suis mise au 1er rang tout à droite comme ça il suffit à Marie de tourner légèrement la tête et elle me voit. Sinon, elle aurait dû se retourner complètement vu qu’elle est de dos au public pour faire face au jury. Plusieurs fois nos regards se sont croisés, j’essaye de la rassurer, je ne sais pas si ça marche mais bon c’est tout ce que je peux faire. Le jury se retire pour délibérer. Plusieurs personnes vont parler à Marie, moi je reste dans mon coin. Je vois Marie qui cherche quelqu’un puis elle croise mon regard, elle sourit et arrête de chercher. Alors comme ça c’est moi qu’elle cherchait, je lui souris et me rend son sourire. Malheureusement notre échange est interrompu par le retour du jury. Les membres du jury annoncent que Marie est reçue avec les félicitations du jury c’est-à-dire la meilleure note possible. Tout le monde la félicite. J’essaye de m’approcher mais c’est assez difficile vu le monde qui l’entoure. Finalement, j’arrive à m’approcher d’elle mais je ne peux pas la féliciter comme je le voudrais vu le monde qu’il y a autour de moi.

« Félicitation Mlle L, heu docteur L vu que maintenant vous êtes docteur en droit, vous le méritez vraiment »
« Merci…. Pour tout… »

Je ne m’attarde pas car il y a trop de monde et je n’arriverai jamais à lui parler seule à seule donc je préfère partir. Je lui envoie un sms pour mieux la féliciter.

« Encore Félicitation, j’étais sûre que tu en étais capable. Bravo docteur. Bonne journée, à ce soir. Je t’embrasse »

Elle me répond alors que j’arrive à sa voiture.

« C’est en partie grâce à toi car des fois je paniquai, je te regardais et tout allez mieux. Merci »

Je suis contente de l’avoir un peu aider mais bon c’est elle qui a tout fait. Je rentre chez moi et repars vers 17h direction Bruxelles et l’aéroport. J’y arrive vers 18h20 à 54 l’avion d’Emma atterrit. Je me dirige vers le Terminal où est annoncé son vol. J’attends un peu qu’elle arrive. Puis, elle se jette dans mes bras, décidément c’est une habitude en ce moment. Elle est super contente de me voir et encore plus impatiente de voir Viviane. On récupère son sac puis on se dirige vers la voiture. Elle me raconte son vol et sa vie en Australie. On arrive à la voiture.

« Tiens tu n’as pas loué une voiture ? »
« Euh non… Je l’ai emprunté à quelqu’un »
« Qui ? »
« Quelqu’un »
« Tu ne penses pas que je vais te laisser tranquille. C’est qui ? »
« Marie »
« C’est qui elle ? »
« Tu es chiante, tu sais »
« Oui, je sais »

On s’installe en voiture. Elle insiste lourdement pour que je m’explique, je finis par céder et pendant la route, je lui raconte tout ce qu’il s’est passé entre Marie et moi. Je le fais parce que j’ai besoin d’un avis extérieur à tout ça. Le temps passe et les kilomètres aussi, je termine quand on est presque arrivée.

« Eh bien que de choses… Tu veux mon avis ? »
« Bien sûr »
« Je pense qu’elle est amoureuse de toi mais qu’elle a dû mal avec le fait que tu sois son élève. Laisse lui du temps, ne la brusque pas »
« Je sais mais c’est difficile car j’ai jamais ressenti ça »
« Tu l’aimes ? »
« Je ne sais pas, je sais juste que je pense sans arrêt à elle, que je suis bien avec elle. Je sais pas quoi faire »
« Je sais Chiche. Mais il faut que tu prennes ton temps car si tu la brusques, elle va se braquer et là c’est fini. Tu sais je connais bien cette situation, c’était pareil pour moi avec Viviane. J’ai eu beaucoup de mal à me lâcher, à suivre mes sentiments. Des fois je me laissais aller puis je faisais machine arrière donc t’en fais pas. »
« Merci »
« De rien. Faudra que tu me la présente, c’est rare une fille qui casse ta carapace »
« Peut-être ce soir, elle doit venir récupérer sa voiture. »
« Cool »

On parle encore un peu puis on arrive chez elles. Elle monte déposer ses affaires et prendre une douche car après 24h d’avion c’est presque indispensable. Je l’attends dans le salon même pas 5min.

« Et bien tu as fait vite, tu es pressée peut-être ? »
« Bien sûr que je suis pressée. Je n’ai pas vu mon amour depuis 2 mois et maintenant que je sais qu’elle est à seulement quelques kilomètres de moi, je ne peux pas résister. On y va ? »

Je ris, elle ne tient plus en place. Elle me pousse pour que je marche plus vite, je fais exprès de ne pas me presser, ça l’énerve.

20 minutes plus tard on pénètre dans le bar, j’espère que Viviane est dans son bureau. Et oui on a de la chance. On se dirige vers le bureau, Emma s’apprête à rentrer je la retiens.

« Attends on va lui faire une petite blague, je rentre seule et toi tu rentres quelque temps après. »
« Ok mais dépêche toi »
« Sois pas impatiente comme ça, tu peux bien attendre 5 minutes quand même. »
« Je n’en peux plus »

Je frappe et rentre, je laisse la porte contre pour qu’Emma entend notre conversation. Viviane est assise derrière son bureau, le regard dans le vide.

« Salut Vivi, ça va ? »
« … »
« Qu’est ce qui se passe ?»
« Rien »
« Mais bien sûr tu as les larmes aux yeux et il se passe rien. Allez dis moi ? »
« Emma »
« Quoi Emma ? »
« Elle ne répond plus à mes appels depuis hier »

Normal elle était dans l’avion

« Elle ne veut plus me parler »
« Mais non et pourquoi elle ne voudrait plus te parler ? »
« Je ne sais pas. Depuis quelques temps, je sens qu’elle me cache quelque chose. Elle semble plus heureuse, peut-être qu’elle a rencontré quelqu’un »
« Mais non, elle t’aime et… »
« Oui je t’aime »

Emma vient de rentrer dans la pièce, Viviane s’est aussitôt figée et a tourné la tête dans sa direction. Elles se regardent un moment, puis se prennent dans les bras. Je me sens de trop donc je sors.
Je rejoins le bar où Clara, Mathieu, Anne et Florian viennent d’arriver. Je les ai invités pour fêter le retour d’Emma. C’est une surprise pour Emma. On s’installe à notre table habituelle puis on discute. 15 minutes plus tard, je vais chercher les amoureuses, je frappe à la porte du bureau et j’attends qu’on me dise entrer, on ne sait jamais, je ne veux pas les trouver dans une situation compromettante… Non, ça va Emma est tout simplement assise sur Viviane.

« Les filles vous venez, il y a des gens qui vous attend »
« On arrive »

Elles se lèvent. Viviane s’approche de moi, me prend dans les bras et me remercie d’avoir fait venir Emma. Je lui réponds qu’il n’y a pas de quoi et on sort. Emma est contente de revoir notre petite tribu. On commande un verre et on discute tranquillement. Emma et Viviane ne se lâchent pas, elles se tiennent par la main comme si elles avaient peur d’être encore séparées.

« Bonsoir Pauline » dit une voix derrière moi.

Je me retourne c’est Marie.

« Salut »

Je m’approche d’elle, je bloque un instant : je lui fais la bise ou je l’embrasse ? Elle met fin à mes interrogations quand elle dépose un léger baiser sur mes lèvres, je souris.

« Alors bonne journée ? »
« Oui bonne journée même je me suis réveillée au coté d’une charmante personne, j’ai eu ma thèse, j’ai passé un bon après-midi avec ma famille et ce soir je te retrouve donc tout va bien »
« Alors tant mieux. Allez viens, je te présente. »

On se retourne vers la table et Marie se place à coté de moi.

« Alors dans l’ordre Viviane, que tu connais déjà, Emma et Clara, mes meilleures amies. Mathieu mon frère, Anne ma sœur et son fiancé Florian. Et voila Marie »

Elle fait la bise à tout le monde puis se retourne vers moi

« Tiens tes clés et tes papiers de voiture. Merci beaucoup »
« De rien alors tu me renvois. Je ne peux pas rester ? »

Quelle nulle je fais moi !

« Bien sûr que tu peux rester. Assis toi là »
« C’est ta place »
« Ce n’est pas grave moi je me mets sur l’accoudoir »

Elle s’assoit donc à ma place et moi à coté d’elle sur l’accoudoir. La discussion reprend autour de la table. Mes amis en profitent pour m’égratigner et raconter quelques anecdotes à mon sujet. Ah les amis, c’est toujours comme ça avec eux… Marie rigole bien, je pense qu’elle est contente d’apprendre tout ça. A un moment une serveuse arrive

« Viviane tu peux venir s’il te plait, on a un problème avec la pompe à bière »

Je vois Viviane qui a l’air embêté d’être dérangé

« Je m’en occupe » réponds-je
« Tu es en vacances encore pour une journée, il me semble Pauline »me dit Viviane
« Oui, c’est vrai mais toi tu es en vacances à partir de ce soir »
« N’importe quoi je n’ai pas pris de vacances »

Toute la table me regarde étonner.

« Mais si c’est ma 2ème surprise. Tu ne crois pas qu’Emma est rentrée juste pour te voir travailler ? Alors à partir de maintenant tu es en congé forcé, tu n’as qu’une seule chose à faire : t’occuper d’Emma. Ce n’est pas trop dur comme tache ça va ? »
« Non c’est sur. Mais pour le bar comment vous allez faire ? Et puis c’est bientôt nouvel an, on est débordée à cette période »
« Ne t’inquiète pas, je m’en occupe de ton bar, on s’est arrangées avec les filles. On peut se passer de toi… »
« Mais.. »
« Écoutes tu me fais confiance ? »
« Bien sur »
« Alors tu te tais et tu profites de tes vacances. Je ne veux pas te voir au bar sauf pour boire un verre »

Elle se lève et me prend dans ses bras.

« Merci. Tu es vraiment génial »
« Je sais. Allez, je vais régler ce petit problème »

Je me détache et je commence à partir. J’entends Viviane dire à Marie « Ne la laisse pas s’échapper c’est une perle »

Malheureusement, je n’entends pas la réponse. Je règle le problème et je reviens à la table. La discussion va bon train. La soirée se passe comme ça je règle différents problèmes et on discute entre temps. Mes amis semblent apprécier Marie et elle aussi.

A un moment la musique change et c’est l’heure des slows…
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Chapitre 28

Dans un même mouvement, tous les couples de notre table se lèvent et gagnent la piste. Je me retrouve seule avec Marie, on se regarde puis on éclate de rire. Je me lève, lui tend la main et lui propose de danser. Elle accepte. On se dirige vers la piste main dans la main. Une fois sur la piste, elle pose ses mains autour de mon cou, moi je pose mes mains autour de sa taille. Et on danse sur « My heart will go on » de Céline Dion. Au début, on est assez distante l’une de l’autre puis peu à peu on se rapproche et elle se serre contre moi. Je sens sa poitrine contre la mienne, aussitôt une boule fait son apparition dans mon ventre ainsi que des fourmillements comme des milliers de papillon. La musique change mais on reste sur la piste, mes bras entourent désormais sa taille. Moi qui n’aime pas trop danser, je dois avouer que là j’adore. A un moment, elle me regarde dans les yeux et je peux y lire l’écho de mon désir. Je me penche vers elle et je l’embrasse doucement, très tendrement. Elle répond rapidement à mon baiser, il se fait un peu plus pressant puis on sépare nos lèvres et on se regarde. Les musiques passent on reste comme ça dans les bras l’une de l’autre tantôt se regardant tantôt s’embrassant. Nos corps semblent être fait l’un pour l’autre, ils bougent au même rythme comme s’ils ne font qu’un. Les slows se terminent, on va pour s’asseoir mais Marie m’arrête.

« Je vais y aller, il est 3h du matin et je suis fatiguée. Je suis désolée… »
« Ne t’excuse pas je comprends »
« Et demain je rentre sur Dunkerque pour les fêtes, je devais déjà partir ce soir mais j’ai décalé à demain. »
« Ah bon ? Tu ne restes pas à Lille pour les fêtes ? »
« Pour Noël non je rentre dans ma famille mais pour Nouvel An je suis à Lille. Je suis désolée on ne va pas pouvoir se voir pendant une semaine »
« Ne sois pas désolée, tu as de la chance de pouvoir passer Noël avec ta famille. La famille c’est très important donc quand on en a eu il faut en profiter. »
« Toi aussi tu as une famille. »
« Oui mais je ne passerai pas Noël avec eux »
« Avec qui alors ? »
« Et bien seule comme chaque année, je vais en profiter pour bosser pour mes examens »
« Je suis triste pour toi que tu sois seule un jour comme celui là »
« J’ai l’habitude »
« Je t’aurais bien invité mais c’est trop tôt… Si tu veux parler je suis là. Bon allez je m’en vais. »
« T’en fais pas pour moi ça va aller. Amuse-toi bien cette semaine »
« Merci tu vas me manquer… »
« Toi aussi »

On s’embrasse légèrement puis Marie dit au revoir à tout le monde. Elle m’embrasse une dernière fois et me promet de me donner de ses nouvelles puis elle s’en va.

« Et bien très belle prise Pauline » me dit mon frère
« Ce n’est pas une prise et je ne sais pas si on est vraiment ensemble »
Clara: « Vu comment elle te regarde, elle a des sentiments pour toi »
Emma : « Tout a fait d’accord avec toi »
Anne : « Allez raconte nous tout »

J’hésite, elles insistent donc je finis par tout leur raconter. Ils sont heureux pour moi quand je termine.

Viviane : « Et bien tu vas réussir à te casser on dirait »
Pauline : « Rien n’est encore fait. Hier on n’était que des amies donc je ne sais pas on verra »

La soirée se termine tranquillement. Puis la semaine sans Marie passe assez rapidement. On se donne régulièrement des nouvelles, elle a l’air de bien s’amuser. Mais je suis un peu frustré car dans ses messages, elle ne met rien d’autre que ce qu’elle aurait pu mettre à une amie. Mais bon je ne veux pas la brusquer donc je lui réponds comme à une amie.

Je m’occupe du bar tous les jours, je fais l’ouverture et la fermeture, Viviane ne peut pas s’empêcher de passer de temps en temps pour voir si tout va bien. A coté du bar j’essaye de réviser un peu car j’ai des examens oraux à la rentrée. Le 24 décembre comme prévu je suis seule, le bar est fermé. Mathieu, Clara, Anne et Florian sont chez mes parents et comme chaque année je ne suis pas invitée, normal. Je passe donc la soirée à réviser. Vers 23h, j’en ai marre donc je décide de sortir courir, j’en ai marre de réviser. Certaines personnes pourraient trouver ça déprimant d’être seule à Noël mais ça fait 6 ans que c’est comme ça donc j’ai l’habitude. Le 26 à midi je mange avec ma petite tribu, on s’offre mon cadeau. J’offre à Viviane ses billets d’avion, elle veut refuser. Je lui affirme que je ne les ai pas achète seul vu que tout le monde ici présent à participer avec en plus les serveuses du bar. Elle est contente tout comme Emma. Je pars vers 16h pour ouvrir le bar. Vers 17h je reçois un message de Marie, j’en suis toute contente mais ma joie retombe vite à la lecture du message.
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 14:37

Chapitre 29

« Bonjour Pauline. J’ai bien réfléchi à nous et je pense qu’on a fait une erreur. Toi et moi ce n’est pas possible pour plusieurs raisons. La principale est que tu es mon élève et tu dois le rester. Je suis désolée. Je te souhaite de trouver quelqu’un de bien, tu le mérites. Marie »

Je n’en reviens pas. Elle a encore fait machine arrière. Elle regrette ce qui s’est passée, comme ça. Je ne pensais pas qu’un message pouvait faire aussi mal. Je ne pleure pas, je me suis jurée il y a quelques années de ne plus le faire mais je suis triste. En même temps, qu’est ce que tu espérais Pauline ? Tu es une handicapée de la vie, tu n’as pas le droit au bonheur, tu devrais le savoir depuis le temps. Rappelle toi il te disait que tu étais rien et que personne ne voudrait de toi. C’est lui qui avait raison. Tu n’as pas compris depuis le temps.

Ce message me bouleverse, je décide de me plonger dans le travail pour oublier. Oublié que j’ai été repoussé, oublié que la femme que je veux plus que n’importe qui ne veut pas de moi, oublié que je suis qu’une pauvre fille…

Nous sommes le 31 décembre, jour de réveillon. Depuis 5 jours, je me morfonds intérieurement car extérieurement je montre que tout va bien. Mon moral est en berne. Je me sens vide, inutile. Et si la vie n’était pas faite pour moi ? Si je ne méritais pas cette deuxième chance que la vie m’a offerte ? Mais pour l’instant j’ai promis à Viviane de s’occuper de son bar alors on verra après.

La semaine passe. Je bosses au bar puis quand je rentre je n’arrive pas à dormir donc je révise. Je n’ai jamais autant révisé et quand je ne révise pas je vais courir pour me détendre un peu ou alors je vais me défouler au karaté. J’enchaîne les prises, les coups, les combats pour me vider la tête. Je suis constamment occupée ça me permets de ne pas penser à elle. Ca fait 5 jours que je n’ai pas dormi, pourtant je ne me sens pas fatiguée. Je ne sais pas comment je tiens mais je tiens.

Donc aujourd’hui c’est le réveillon. Je bosse mais mes amis le passent ici donc je pourrai être un peu avec eux. Ils arrivent tous vers 20h et s’installent à la même table que d’habitude. Je m’occupe de leur servir à boire, on discute. Vers 21h arrive la table d’à coté, les tables peuvent être réservées ce qui est le cas pour cette table, il s’agit de Claudine et de Laureen avec des amis dont Marie. Je n’en reviens pas qu’elle soit venue. En même temps c’est un lieu public donc je ne peux pas l’empêcher de venir. Je la salue un peu froidement je la vois qui a un regard triste en même temps elle espérait quoi ? Puis elle fait la bise à tous mes amis.

Mon dieu elle est toujours aussi magnifique, peut être même plus qu’avant. Elle porte une robe noire assez moulante et assez courte. Je sens le désir faire son apparition. Pauline elle ne veut pas de toi alors arrête de penser que tu veux la plaquer contre le mur et… Non mais je fais quoi là ? Je déraille complètement. En plus elle a pris place juste à cote de moi vu que les tables ont la même banquette. J’évite de m’asseoir et je retourne bosser un peu. Je suis au bar quand j’entends :

« Alors Chiche tu n’as pas oublié quelque chose » Emma.
« Quoi ? »
« Et bien notre pari de fin d’année. On le fait ? »
« Bien sûr c’est la tradition »
« Et oui »

Chaque année Emma et moi on fait un pari pour finir l’année et un pari pour commencer la nouvelle année.

« Tu as une idée ? »
« Euh oui j’en n’ai peut être une »
« Raconte »
« Tu vas devoir me procurer un numéro de téléphone d’une fille »
« Quoi ? Mais je suis casée moi »
« Je ne te demande pas de l’embrasser juste de la draguer un peu pour avoir son numéro. Et puis Viviane connaît très bien nos paris donc pas de problème »
« Ok si j’ai un problème avec Vivi je te l’envoi. C’est qui ma proie ? »

Je parcours la salle des yeux pour trouver quelqu’un qui ne soit pas trop accessible quand même sinon c’est trop facile. C’est bon j’ai trouvé

« C’est la fille là bas au bout du bar en robe rouge. »
« Attends non ça ne va pas ! Tu as vu sa tête elle a l’air d’être glaciale »
« C’est elle ou tu perds ton pari »
« Ok je prends. Je sens que ça va être chaud. Alors pour toi j’ai ma petite idée »
« Oui ? »
« Tu dois embrasser Marie »
« Non je refuse »
« Tu n’as pas le choix ou alors tu perds »
« Et bien tant pis je perdrais »
« Pourquoi tu ne veux pas l’embrasser ? Il y a une semaine tu ne disais pas non »
« Oui mais il y a une semaine elle ne m’avait pas dit que nous deux c’était impossible »
« De toute façon tu n’as pas le choix. Tu perdrais un pari toi qui a horreur de perdre ? »
« Tu es chiante, tu sais »

Elle sait parfaitement que je ne renonce jamais à un pari et que je fais tout pour gagner.

« Je sais. Bon tu te rappelles des règles ? »
« Oui le pari doit être fait avant minuit sinon on perd et on a le droit à un gage »
« Exactement allez c’est parti »

Je fais comment moi maintenant ?
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Chapitre 30

Je me retrouve planter comme une cruche en me demandant ce que je vais faire maintenant. Un pari c’est sacré et je n’aime pas les perdre mais là quand même c’est un peu fort. Marie m’a clairement fait comprendre qu’elle ne veut pas de moi, je me vois mal l’embrasser après ça. Bon je peux quand même essayer un rapprochement on verra bien. Qui ne tente rien a rien. Je vais servir à boire à une table puis je retourne à ma table. Il ne reste pas beaucoup de monde, ils sont sur la piste de danse. Marie est là, je m’assois donc à coté d’elle. Pendant un moment on ne dit rien. Puis j’entame la conversation.

« Alors ça a été ta semaine en famille ? »
« Ah tu me parles ? Je croyais que tu ne faisais la tête, vu la façon dont tu m’as parlé tout à l’heure »
« Non je ne te fais pas la tête, j’étais juste surprise de te voir ici ce soir »
« Tu veux que je partes ? »
« Tu fais ce que tu veux, on n’est pas en couple donc j’ai rien à dire »
« Parce que toi quand tu es en couple tu décides de ce que peut faire l’autre ? »
« Non bien sûr que non. De toute façon, je ne sais pas trop ce que c’est d’être en couple »
« Tu n’as jamais eu de copines ? »

Pourquoi j’ai dit ça moi ? Elle va me harceler pour savoir.

« Bien sûr que si mais ce n’était pas vraiment une relation de couple, enfin si, mais… Bref c’est compliqué »
« Je vois ça »

Le silence se réinstalle, je vois Myriam qui me fait signe de venir. Je m’excuse auprès de Marie et je pars. Il y a un petit problème que je règle facilement puis je retourne à table. Tout le monde est revenu. On discute, Marie est toujours à coté de moi, souvent nos cuisses se frôlent. Ce n’est pas possible, elle doit le faire exprès vu la fréquence de ces frôlements ? Je me retourne vers elle, elle a un petit sourire en coin. Mais à quoi elle joue ? Une fois elle me repousse puis après elle me cherche. Je ne comprends rien à rien. Pour éviter de lui laisser continuer son petit jeu, je me lève et je vais pour partir bosser quand Viviane me parle.

« Tu as vu ce que fait Emma ? »
« Quoi ? »
« Elle parle depuis au moins 10 min avec cette fille là-bas. Je me demande c’est qui ? Tu la connais ? »

Je souris quand je vois Emma parler avec la fille qui fait l’objet de notre pari. Et bien elle va y arriver à gagner son pari.

« Ne t’en fait pas c’est personne »
« Et bien si c’est personne pourquoi elle lui parle »
« Tu sais bien on est le 31 décembre »

Je vois Viviane qui réfléchi.

« A oui les fameux paris »
« Quels paris ? » demande Marie
V : « Et bien chaque année Emma et Pauline finissent l’année par un pari et commence l’année par un nouveau pari »
M : « Et bien intéressant »
V : « C’est quoi le pari d’Emma ? »
P : « Elle doit obtenir le numéro de la fille à laquelle elle parle »
V : « Et bien bravo tu lui fais draguer une autre femme. Tu aurais pu choisir autre chose. Bon bref. Et toi c’est quoi ? »
M : « Oui c’est quoi ton pari Pauline ? »

Alors là je suis coincée. Vite il faut que je raconte une connerie mais quoi ? Heureusement je suis sauvée par Séverine qui vient me chercher. Il est 23h50 quand je regagne la table. Je n’ai toujours pas réalisé mon pari et je pense que c’est perdu. Tant pis. On discute un peu puis la Dj annonce que dans une minute il est minuit. Tout le monde se lève et les couples se rassemblent pour passer les premiers instants de la nouvelle année ensemble. Je me retourne et je vois que Marie se retrouve seule comme moi. On éclate de rire.

« Bon et bien je pense que on va passer ensemble les derniers instants de cette année et les premiers de la suivante » me dit-elle
« Oui je le crois aussi. J’espère que ça te dérange pas »
« Pas du tout au contraire… »

Je me rapproche d’elle pour le décompte.

« Je peux te prendre dans mes bras juste histoire de bien commencer l’année ? »

Elle semble gêner et heureuse en même temps de ma demande. Je n’ai pas pu m’en empêcher car j’ai tellement envie de commencer cette année avec elle dans mes bras.

« Oui bien sûr »

Je me rapproche encore et je passe mes bras autour de sa taille, on se regarde dans les yeux.

5, 4, 3, 2, 1…. BONNE ANNEE

« Bonne année Marie »
« Bonne année Pauline »

Je me détache d’elle, je prends son visage dans mes mains, j’approche mes lèvres des siennes et je l’embrasse très tendrement. Je détache mes lèvres des siennes

« J’espère que tu verras tout tes souhaits se réaliser dans cette nouvelle année »
« Merci Pauline. Moi aussi j’espère que cette année t’apportera joie et bonheur »

On se regarde dans les yeux puis on est interrompu par nos amis. Je fais plein de bises en souhaitant la nouvelle année. Puis Emma me dit discrètement :

« J’ai le numéro. Tu as perdu ton pari. Tu devais l’embrasser avant minuit or tu l’as fait après »
« Tu pourrais être indulgente »
« Les règles sont les règles »
« Ok de toute façon je ne l’ai pas fait pour le pari mais parce que j’en avais envie »
« Donc tu as perdu »
« Oui »
« Alors tu as le droit à un gage »
« En effet tu propose quoi ? »
« Un strip-tease devant tout le monde »
« Hors de question »
« Je plaisante, tu nous fais juste une danse sexy sur le bar »
« Mais ça va pas la tête ? »
« Et alors tu l’as déjà fait et plusieurs fois même. De quoi tu as peur ? »
« Tu m’énerve ! »

Je pars en direction du bar pour voir si tout va bien. Je sais que je n’ai pas le choix pour la danse alors je vais la faire. Vers 1h je demande au DJ de passer une musique assez sexy, elle me propose « Man ! I feel like a woman » de Shania Twain. J’accepte et retourne au bar. La musique démarre, la DJ prend le micro et demande à tout le monde de regarder vers le bar. Je monte dessus et j’entame une danse que l’on peut qualifier de sexy. Je me déhanche tout doucement au rythme de la musique, je me mets accroupi tout doucement puis je me relève tout aussi doucement. Tout le monde à l’air d’apprécier. Je ne m’arrête pas tout au long de la musique et je me fais de plus en plus sexy. Puis la musique se stoppe, tout le monde applaudi, je salue, je descends et je pars dans le bureau me reposer un peu.

Quelques instants après, on frappe à la porte du bureau, je dis entrer. C’est Marie. Elle s’approche de moi avec un regard qui en dit long sur ses intentions. Arrivée près de moi, elle approche son visage du mien et elle m’embrasse. Son baiser n’est pas tendre mais fougueux. Je reste un instant incrédule puis je réponds à son baiser. Sa main passe sous mon t-shirt, elle caresse mon ventre puis elle arrive à mes seins. Elle prend mon sein gauche dans sa main, elle le masse assez sauvagement. Elle me rend complètement folle, je sens que je perds pied, que je perds la maîtrise de moi-même soudain je me rappelle qu’elle m’a repoussé plusieurs fois. Je ne pourrais pas revivre ça alors je m’écarte d’elle. Elle me regarde avec un air où je vois qu’elle ne comprend pas mon changement d’humeur.

« Je suis désolée mais je ne peux pas. Je ne comprends pas à quoi tu joues, une fois tu me repousses puis tu me reprends. Il faut que tu te fasses un choix, ça ne peut plus continuer comme ça. Tu dois faire ton choix soit tu décides d’essayer de construire un truc avec moi soit tu décides de rester seulement amie avec moi. Moi je ne peux pas continuer comme ça je suis désolée. Réfléchis, fait ton choix et on en reparle quand ça sera fait. »

Je quitte la pièce et je la laisse seule. Pourquoi j’ai dit ça ? Je ne suis pas bien ? Et si elle choisit de rester amies ? La soirée se passe sans incident, je n’ai pas l’occasion de reparler à Marie. Je vois qu’elle est perturbée par ce qui c’est passé mais j’ai besoin que les choses soient claires une fois pour tout, tant pis si elle choisit la 2ème opinion au moins je serais fixée. Marie part vers 4h, elle me fait juste un signe de la main pour me dire au revoir.
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Chapitre 31

Le 1er janvier, je reste chez moi je bosse toute la journée sur mes cours. A un moment je décide de regarder la télé. J’allume, je zappe et je tombe sur les informations. On va regarder pour savoir si le monde ne s’est pas arrêté de tourner. Je ne suis pas trop concentrée donc je décide à changer de chaîne, je suis stoppée dans mon élan par un visage qui m’est familier. Un homme qui je n’ai pas vu depuis 6 ans, mon père. Il répond à une interview qui ne porte pas sur la politique mais sur lui, le but est de mieux connaître les hommes politiques. Il se fait passer pour le bon dieu, ça m’énerve si les gens savaient de quoi il est capable il ne resterait pas ministre longtemps. A un moment la journaliste lui demande s’il a des enfants et combien ? A ma grande surprise il répond qu’il a 3 enfants.
Il s’est trompé dans ses comptes je crois car Pascal, Mathieu, Anne et moi ça fait 4. La journaliste qui est bien renseignée lui dit que ses informations lui ont révélé qu’il avait 4 enfants. Il semble hésiter puis il lui dit que c’est vrai qu’il a 4 enfants sur le papier mais que l’un d’eux n’existe plus pour lui. Je suis choquée, je reste là devant ma télé à voir mon soi-disant père dire à la France entière que pour lui je suis morte. Enfin il n’a pas dit ça mais c’est pareil pour moi. 6 ans après, il arrive encore à me faire du mal c’est fou. Je pensais être totalement libéré de lui mais je me suis trompée. La colère monte en moi, heureusement qu’il n’est pas en face de moi car sinon je ne sais pas ce que je ferais mais je le ferais. Il faut que je me défoule pour me calmer. Je me lève et vais chercher des affaires de sport puis je pars à la salle de sport faire du karaté pour me défouler. Je m’entraîne alors pendant des heures. A chaque coup je vois le visage de mon père comme si c’était lui que je frappais.

2 jours plus tard. Nous sommes un vendredi comme tous les soirs je bosse. Depuis Nouvel an j’ai du dormir 2h. Je n’ai pas eu de nouvelles de Marie. Pas de mail, pas de sms et encore moins d’appel pourtant ça ne peut pas m’empêcher de sursauter à chaque appel, chaque message. J’espère toujours que c’est elle qui va me dire qu’elle a pris sa décision et qu’elle a décidé de prendre le risque mais non. En plus, je n’arrête pas de penser à mon père et à ce qu’il a dit… Je ressasse sans arrêt cette phrase qu’il a prononcé. Il m’avait dit, quand il m’a mise à la porte que je n’étais plus sa fille mais le fait de le dire à la télé montre que c’est vraiment la vérité.

Ce soir, Emma fête son départ vu qu’elle repart dimanche. Tout le monde est invité, elle a même invité Marie. Je suis contente de la revoir, enfin si elle vient. Le rendez-vous est fixé à 20h au bar comme d’habitude. Moi j’ai un problème avec un fournisseur donc je ne serais pas là quand elles arriveront. En effet, le fournisseur a oublié trois fut de bière quand il a livré cette semaine, donc j’ai du aller les chercher avec la voiture de Lionel, un vigile.
J’arrive à la boite vers 20h30, j’ai pu récupérer les fûts manquant. Heureusement car on serait tombé à court ce soir. Je me gare en double file juste devant la boite. Lionel s’avance.

« C’est bon tu les as eu ? »
« Oui c’est bon. Tiens tes clés. Merci pour la voiture. On va devoir décharger par ici car Viviane s’est garée devant l’entrée des livraisons. J’espère que personne n’a parlé de ce problème à Viviane car elle va croire que je ne sais pas gèrer »
« Non, je ne pense pas. Tu as été claire en partant en disant que tu ne voulais pas qu’on lui en parle. »
« Ok bon je vais chercher le diable dans la remise »

Je rentre dans le boite en courant presque. Je jette un coup d’œil à notre table. Tout le monde est là, même Marie. Quelqu’un doit dire quelque chose car ils me regardent tous. Je leur fais un petit signe et je pars dans la remise chercher le diable. Je ressors avec et on place des fûts dessus. On peut en mettre que deux, je donne le diable à Myriam qui m’a suivie et je prends le dernier fut à la main.

« Tu es folle, c’est trop lourd. Tu vas te faire mal au dos. Ca doit peser au moins 50kg ce truc »
« Ça va aller »

Elle rentre avec le diable. J’attrape le flux, dis donc c’est vrai que c’est lourd ce truc. Je rentre dans la boite et me dirige vers la remise. Une fois arrivé je pose le fut, il était temps car je n’en pouvais plus. Je me relève, j’ai un petit vertige, normal je n’ai pas mangé ce midi et je viens de faire un effort important. Je m’assois pour laisser passer le vertige. Quelques minutes après, Severine, une serveuse, arrive.

« Pauline, tu es demandée à la table de Viviane. Elle veut que ça soit toi qui les servent »
« Ok j’y vais »

Je sors donc de la remise et me dirige vers mes amis.

« Salut tout le monde. Ca va ? »

Je fais la bise à tout le monde y compris Marie.

V : « Pourquoi tu as ramené des fûts il y a un problème ? »
P : « Il y en avait un mais c’est réglé. Le fournisseur en a oublié 3 cette semaine et on n’en aurait pas eu assez pour ce soir. Donc j’ai été les cherché »
V : « Ok mais tu es folle de porter un fût seule. C’est super lourd. Ca pèse au moins 50kgs »
Marie : « Quoi 50 kgs ? Mais tu aurais pu te faire mal »
P : « Mais non ça va. Je vous sers quelque chose ? »

Je prends la commande puis je vais pour partir quand Emma me retient.

« Ca va Pauline ? »
« Bien sur que ça va »
« On ne dirait pas tu as vu les cernes que tu as sous les yeux, tu sembles épuiser »
« Mais non ça va c’est juste que je viens de faire un effort »
« Ecoute, Pauline, je vois bien que tu es à bout. Je te connais quand même »
« Emma je te dis que ça va » dis-je d’un ton assez énervé

Je pars chercher la commande. Je me doutais que je n’arriverai pas à cacher ma fatigue. Ca se voit tellement. Tout ça à cause de ma bêtise de croire que le bonheur m’est accessible. Je reviens quelques minutes plus tard avec les boissons. Je sens les regards de toute la table sur moi.

Clara : « Pauline, tu vas nous dire ce qu’il se passe à la fin ? »
Pauline : « Mais il se passe rien. Bon je suis juste un peu fatiguée mais c’est tout »
Anne : « Je ne te crois pas, je sens ta tension, tu es très tendue comme si quelque chose te contrarier »

J’avais oublié Anne et sa perspicacité à tout ressentir malgré le fait qu’elle est aveugle. Elle sent l’humeur de chacun.

Pauline : « Mais non, je stresse juste un peu pour les examens c’est tout »
Emma : « Arrête de nous raconter des bêtises. Toi stressée ? Impossible. Alors ? »

Je commence à m’énerver. Je n’ai pas envie de leur parler de ce qui me perturbe. Premièrement parce que Marie est là. Deuxièmement parce que je n’ai pas envie de parler de mon soi-disant père car ça serait lui donner de l’importance.

Pauline : « Rien »
Viviane : « Pauline on s’inquiète pour toi, on voit bien que tu n’es pas dans ton état normal et on a envie de t’aider »
Pauline : « Mais m**** à la fin, foutez moi la paix. Vous voulez savoir ce qu’il ne va pas ? Très bien je vais vous le dire mais après je ne veux pas en parler. C’est simple, je suis qu’une pauvre conne qui espère toujours qu’elle peut trouver le bonheur. Or ce n’est pas pour moi. Je ne peux pas être heureuse, ça m’est défendu. Mon père avait raison, il me l’a dit depuis l’enfance. J’aurais du l’écouter, je sers à rien. J’aurai dû mourir, il y a longtemps, je le savais »

J’ai débité tout ça sans m’en rendre compte. Ce n’est pas mon style mais elles n’ont tellement saoulé. Je pars précipitamment, j’atteins les marches qui mènent à la piste. Mais toute la boite se met à tourner, je me sens faible, j’ai les jambes qui se dérobent, je tombe, j’essaye de lutter mais en vain je n’ai plus de force, je m’écroule puis c’est le trou noir.
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Chapitre 32

Le point de vue de Marie

Je suis à l’hôpital aux urgences avec les amis de Pauline. On est dans la salle d’attente et on attend des nouvelles. Elle ne s’est pas réveillée depuis qu’elle est tombée. J’ai peur et si c’est grave ? Si elle ne se réveille pas ? Quand elle est tombée, mon sang s’est glacé et mon cœur a manqué un battement. J’avais vu qu’elle n’allait pas bien depuis qu’elle est venue prendre notre commande, elle avait l’air à bout, épuisée. Je voulais tellement me lever et la prendre dans mes bras… Il fait quoi ce fichu médecin ! Il pourrait venir nous donner des nouvelles. Je ne tiens pas en place. J’espère qu’elle va bien.

« Tu l’aimes ? » demande Clara

Je me retourne pour voir à qui elle parle, elle me fixe donc elle doit me parler à moi.

« Qui ? »
« Ben Pauline. Tu as l’air tellement inquiète et puis vu comment tu la regardes, je me pose la question »

Je réfléchi. Est-ce que je l’aime ? Ou alors est ce que c’est juste une attirance ? Puis, l’évidence s’impose à moi.

« Oui je l’aime »

Pourquoi je n’y ai pas pensé avant ? Je m’en aperçois que maintenant. J’ai tellement essayé de me persuader que c’était seulement un béguin que je ne me suis pas rendue compte qu’elle avait pris une place à part dans mon cœur, qu’elle s’y était installée doucement mais sûrement. .

Emma : « Pourquoi tu ne lui dis pas ? »
Marie : « Encore fallait-il que je le sache. Je viens seulement de m’en apercevoir »

Pourtant c’est évident. Pauline m’a fascinée dès le premier jour. Je suis tombée sous son charme quand ses yeux bleus se sont levés sur moi. Puis, ensuite à chaque cours, j’ai été troublé par elle, par son regard notamment. Des que je la vois, je perds mes moyens. A chaque fois qu’elle me parle, je suis heureuse. On est devenue amie pour ma plus grande joie. J’ai été touché par ce qu’elle a fait pour moi avec Lucie. Jamais personne n’avait fait ça pour moi. Je suis triste quand elle est loin de moi. J’ai essayé de résister à cet amour, j’ai essayé de penser que ce n’était qu’un béguin, qu’une attirance. Quand on s’est embrassée pour la première fois, j’ai ressenti tellement de choses que j’ai eu peur et j’ai fuit. Elle est mon élève et tout amour entre prof et élevé est interdit, je risque de perdre mon boulot.

Emma : « Tu vas lui dire ? »
Marie : « Je ne sais pas. C’est une de mes étudiantes et… »
Emma : « Et alors si vous vous aimez, il faut passer outre. Ne laisse pas échapper cet amour tu pourrais le regretter toute ta vie. Et vous pouvez vous cacher jusqu’à ce que Pauline ne soit plus ton élève »
Maire : « Peut être mais je ne sais pas ce que Pauline ressent pour moi. Si ça tombe je ne suis qu’une conquête de plus pour elle »
Emma : « Ca m’étonnerai beaucoup. Je crois qu’elle a les mêmes sentiments pour toi. Depuis qu’elle te connaît elle a changé, elle… »

Nous sommes interrompus par un médecin qui vient de pénétrer dans la salle d’attente.

« Bonjour, vous êtes de la famille de Pauline D. »
Marie : « Elodie ? »
« Marie ? Tu fais quoi ici ? »

Je n’en reviens pas alors c’est ma sœur qui s’occupe de Pauline au moins je sais qu’elle est entre de bonnes mains.

Viviane : « Vous vous connaissez ? »
Marie : « Oui c’est ma sœur jumelle et pour te répondre Elodie, je suis là car Pauline est une de mes amies »
Elodie : « Ah c’est elle la fameuse Pauline dont tu m’as parlée ? »

C’est vrai qu'à Noël je n’ai pas arrêté de parler d’elle.

Marie « Oui c’est elle. Comment elle va ? »
Elodie : « On lui a fait des analyses, on attend les résultats. Mais j’ai quelques questions à vous poser pour essayer de comprendre, car elle ne s’est toujours pas réveillée et on ne sait pas ce qui en est la cause. Est-ce qu’elle se drogue ? Boit-elle ?
Viviane : « Non rien de tout ça. Pauline a une vie très saine, elle ne boit jamais, ne fume pas et ne se drogue pas. »
Elodie : « Très bien. Prend-t-elle des médicaments ? »
Emma : « Je ne sais pas mais ce n’est pas du tout son style »
Elodie : « Ok on n’a plus qu’à attendre les résultats »
Marie : « Elle va s’en sortir ? »
Elodie : « Je ne pense pas que ça soit grave mais il vaut mieux attendre les résultats »
Marie : « On peut la voir ? »
Elodie : « Tu sais elle est encore endormie donc elle ne parlera pas »
Marie : « Je sais mais j’ai envie de la voir ou plutôt j’ai besoin de la voir »
Elodie : « Ok vous pouvez y aller et si elle se réveille prévenez moi »
Marie : « Merci »

Elodie nous conduit dans une chambre où Pauline est allongée. Elle semble dormir, elle a une perfusion et des capteurs un peu partout. La voir comme ça dans un lit d’hôpital me fait mal. Elle semble tellement fragile, elle qui parait toujours tellement forte. Je m’approche d’elle, je lui prends la main, je lui dépose un baiser sur le front puis je laisse ma place à ses amis. Je me recule un peu mais je ne la quitte pas des yeux. J’observe notamment sa poitrine pour vérifier qu’elle respire toujours. J’ai tellement peur qu’elle me quitte maintenant sans que je ne lui ai rien dit sur mes sentiments. Je me promets que si elle se réveille, je lui dis ce que je ressens.. Il y a 2 jours, elle m’a demandé de choisir. Mon choix est fait, je veux l’aimer tant pis si ça nous est interdit. Je ne peux plus taire mes sentiments maintenant que je sais ce que je ressens. J’en ai marre d’hésiter, de ne pas savoir ce que je veux, j’ai envie de prendre le risque avec elle et pour elle. J’observe toujours Pauline, je me suis rapprochée et j’ai repris sa main. Quelques minutes passent puis je sens sa main bouger dans la mienne et j’entends Pauline dire d’une voix paniquée :

« Marie ? »
« Je suis là, ma chérie. Ne t’inquiète pas »
Mathieu : « Je vais prévenir le médecin »

Comment peut-elle savoir que je suis là ? Je n’ai même pas parlé. Pourquoi m’a-t-elle appelé ?
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Chapitre 33

Je sors doucement du trou noir. Je sens une douce chaleur dans ma main gauche, j’essaye de l’attraper en serrant cette chaleur. Quelqu’un me donne la main. Mais qui ? La première personne a laquelle je pense est Marie. D’ailleurs je laisse échapper son nom. Je l’entends qui me répond et son visage entre dans mon champ de vision. Je rêve où elle m’a appelé chérie ? Non j’ai dû rêver. On se regarde un moment, je me noie dans ses yeux verts. Elle semble inquiète. Je regarde autour de moi et je vois mes amis qui ont l’air aussi inquiet que Marie.

Pauline : « Qu’est-ce qui s’est passée ? »
Marie : « Tu t’es évanouie ma puce »

Je ne dois pas être encore bien réveillé car il m’a semblé qu’elle m’a appelé ma puce. Je dois vraiment être mal. La porte s’ouvre, une personne en blouse blanche rentre

« Bonjour je suis Elodie L., je suis interne et c’est moi votre médecin »

En parlant elle s’est avancé de façon à être à cote de moi sur ma droite. Marie est restée à gauche et elle me tient toujours la main. Je réalise alors que je connais ce médecin, c’est la sœur de Marie. Le monde est petit dis donc.

Elodie : « Comment vous sentez vous ? »
Pauline : « Comme quelqu’un qui vient de se réveiller »
Elodie : « Je peux vous poser quelques questions ? »
Marie : « On va sortir et vous laissez »
Pauline : « Non reste s’il te plait » dis-je en serrant sa main
Marie : « Comme tu veux »
Elodie : « Vous prenez de la drogue ? Des médicaments ? »
Pauline : « Non rien de tout ça »
Elodie : « Je m’en doutais vos analyses de sang n’ont rien indiqué »

J’essaye de me relever car être allongé pour parler ce n’est pas évident. Marie m’aide en remontant mon oreiller, je la remercie en lui souriant. J’ai l’impression étrange qu’elle a changée mais ce n’est pas possible en si peu de temps.

Elodie : « Vous dormez bien en ce moment ? »
« Non pas terrible »
« Racontez-moi votre journée d’aujourd’hui »
« Heu il faut que je m’en rappelle… Alors je suis rentrée vers 7h, je me suis posée devant la télé pour me reposer pendant environ 2h puis vers 9h je me suis mise à réviser. Vers 13h je suis partie courir environ 1h30, j’ai pris ma douche, j’en encore réviser un peu puis je suis partie au bar vers 17h »
« Donc vous vous êtes reposer seulement 2h »
« Oui c’est ça »
« Ca fait longtemps que ça dure ? »
« Je n’ai jamais beaucoup dormi »
« Oui mais depuis quand vous dormez aussi peu ? »
« Depuis le 26 décembre »

Je vois Marie réagir à cette date. A-t-elle compris que c’est à cause de son message ?

« Donc ça fait une semaine que vous ne dormez plus »
« Oui »
« Et vous courez souvent ? »
« Tous les jours »
« Et vous mangez bien ? »
« Je grignote »
« Ce n’est pas sérieux tout ça. Vos analyses sont bonnes mais votre corps est à bout, il vient de vous dire qu’il en a marre. Il faut vous reposer. Je vais vous mettre en arrêt pendant 15 jours et je veux que pendant c’est 15 jours vous vous reposez »
« Ca va être dur »
« Pourquoi ? »
« A partir de lundi je suis en examen pendant une semaine »
« Oui en effet mais vous serez en arrêt au moins pour le travail et je sais que les patrons de boite sont difficiles donc s’il y a un problème envoyer le moi »

J’éclate de rire, Elodie me regarde bizarre.

« Ma patronne est juste derrière vous »

Elle se retourne, Viviane fait un signe de la main.

« Bon alors dans ce cas il n’y a pas de problème. Donc le mot d’ordre est repos »
« Ok je vais essayer. Je peux sortir ? »
« Non vous restez ici au moins jusque ce soir »
« Mais puisque tout va bien je n’ai pas de raison de rester. Je peux me reposer chez moi. »
« Vous vous êtes quand même évanouie plus d’une heure donc on doit vous garder en observation »
« Ok mais pas longtemps ce soir je rentre chez moi »
« On verra. Bon je vais vous laisser vous reposer. (Elle se tourne vers mes amis) Vous pouvez rester encore mais pas plus de 10 min car elle a besoin de repos. Et puis il est 4h du matin les visites sont finies normalement. »

Elle sort. Toutes les têtes se tournent vers moi.

Viviane : « Je suis désolée Pauline »
Pauline : « Pourquoi ? »
Viviane : « C’est de ma faute car tu as été trop occupé avec le bar et tes révisions et… »
Pauline : « Je t’interdis de penser ça. C’est de ma faute à moi, c’est moi qui n’arrive pas à dormir. Et tu as entendu le médecin c’est juste de la fatigue. Je dois me reposer et ça ira mieux »
Mathieu : « Bon, Chiche, on va te laisser te reposer. On reviendra un peu plus tard dans la journée »
Pauline : « D’accord. Merci »

Tout le monde me fait la bise et ils sortent. Marie est restée avec moi, elle est adossée au mur près de la porte, je vois ses yeux remplis de larmes.

« Qu’est ce qui se passe ? Pourquoi tu pleures ? »
« … »
« Viens ici. Approche-toi de moi »

Elle s’approche, je lui tends la main, elle la prend, je me décale pour lui laisser une place.

« Assis toi à cote de moi »

Elle s’assoit sur le lit nos mains toujours entrelacées. Je lève ma main pour essuyer une larme qui coule le long de sa joue.

« Alors dis moi ce qu’il ne va pas »
« C’est rien c’est le contre coup. J’ai eu tellement peur quand tu es tombée… »
« Je suis désolée, je vais bien maintenant »

Elle tremble, je suis assez perturbée par son état. Je la prends dans mes bras.

« C’est à cause de moi que tu ne dors pas n’est-ce pas ? Tu as parlé du 26 décembre, c’est le jour où je t’ai envoyé ce message. C’est à cause de ça ? »
« Oui c’est un peu à cause de ce message mais pas seulement »
« Si tu savais comme je regrette de t’avoir envoyé ce message. Mais Laurent, un très bon ami, a réussi à me convaincre que toi et moi ce n’était pas une bonne idée parce que tu es mon étudiante… »
« Mais… »

Elle pose un doigt sur mes lèvres pour me faire taire.

« Non laisse moi finir sinon je n’y arriverai jamais. Il m’a énoncé toute une série de raison pour que toi et moi ne sortions pas ensemble. J’étais tellement mal que je me suis laissée convaincre et en plus ta réputation de séductrice t’a devancé et j’ai cru que je ne serais jamais autre chose qu’une passade pour toi. J’ai vécu une semaine éprouvante car tu me manquais et que je m’en voulais pour le message. A Nouvel an, je n’ai pas pu te résister et quand tu as fait cette danse sur le bar, ça m’a fait un de ces effet que je t’ai embrassé sans réfléchir. Mais tu m’as repoussée en me posant cet ultimatum, je ne t’ai pas répondu car j’avais besoin de réfléchir. Aujourd’hui, j’ai enfin compris que je ne peux pas me passer de toi et que je suis amoureuse de toi. »

Et bien quelle déclaration ! Je mets un peu de temps à réagir car je ne réalise pas tout ce qu’elle vient de me dire. Elle me regarde dans les yeux puis voyant que je ne réagis pas, elle commence à s’éloigner mais je la rattrape par le bras. Je la force à me regarder.

« Non tu n’es pas une passade pour moi. C’est vrai que j’ai eu beaucoup de relations mais toi tu es plus qu’une relation pour moi. Depuis le premier jour, je suis tombée sous ton charme. Tu es dans ma tête depuis ce jour. Moi aussi je ressens des choses pour toi. Je crois que je suis aussi amoureuse de toi. Mais j’ai peur, j’ai jamais vraiment été en couple, je ne sais pas ce que c’est mais j’ai envie d’essayer avec toi »
« C’est vrai ? »
« Bien sûr que c’est vrai. Mais tu es sûre que ça ne te dérange pas que je sois ton étudiante ? »
« J’avoue que c’est la raison principale qui a fait que j’ai hésité aussi longtemps mais aujourd’hui c’est fini. Il nous reste que 5 mois de cours ensemble alors on peut se cacher pendant ces mois pour pas que notre relation empiète sur tes études et sur mon travail. Je tiens beaucoup à mon job et je n’ai pas envie de le perdre. Je suis désolée »
« Ne sois pas désolée, je suis d’accord avec toi et puis la seule chose qui m’importe c’est d’être avec toi-même si on ne pourra pas le crier partout, ce n’est pas grave. »
« Merci »

Je me décale encore un peu.

« Allonge-toi près de moi »
« Mais tu dois te reposer, je ferrais mieux de partir »
« Je ne te demandes pas de me fatiguer, même si l’idée est très plaisante, mais je suis trop naze. Je veux juste te prendre dans mes bras pour m’endormir »
« Tout ce que tu veux ma puce »
« Déjà des petits noms ? J’adore »
« Moi aussi »

Elle m’embrasse très délicatement puis elle se lève, enlève ses chaussures et sa veste

« Tu me fais un strip tease ? »
« Je ne vais quand même pas m’allonger avec mes chaussures »
« Et la veste c’est pour être plus à l’aise ? »
« Tout à fait »

Elle rit. J’ouvre les couvertures et elle se glisse contre moi, je la prends dans mes bras.

« Je ne sais pas si on a le droit de faire ça »
« Je m’en fiche, tu es là et tu y restes, je ne te lâcherai pas »
« Tu devrais dormir mon ange. Tu as l’air vraiment épuisé »

Elle caresse mon visage tout en parlant.

« Ca va ne t’inquiète pas mais tu as raison je vais dormir un peu »
« Bonne nuit » elle m’embrasse
« A toi aussi ma chérie »

Je la vois sourire à ce nom. Je resserre mon étreinte et je m’endors assez rapidement.
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Chapitre 34

Je me réveille vers 10h le lendemain. J’ai dormi plus de 5h un exploit pour moi en ce moment. La première impression, que j’ai en me réveillant, est un sentiment de manque. Je suis seule dans ce lit d’hôpital. Marie n’est plus là. Je regarde autour de moi, elle n’est pas dans la chambre. Je regarde un peu partout puis je vois une feuille pliée en deux sur la table de chevet avec mon nom écrit dessus, je la prends :

« Mon Ange,

Je suis désolée de ne pas être là pour ton réveil mais il fallait que je rentre prendre une douche et me changer. J’espère que tu ne m’en veux pas. Je reviens vite. Tu me manques déjà…
Je t’embrasse.

Marie »

Je la relis au moins trois fois pour être sûre que je n’ai pas rêvé. Ainsi c’est vrai ce qu’il s’est passé hier, c’est dingue quand même. Hier matin je n’avais plus d’espoir et aujourd’hui tout va bien. Je suis dans mes pensées quand quelqu’un frappe à la porte. Ah ! Je vais pouvoir revoir ma douce. Je lui dis d’entrer, la porte s’ouvre.

« Bonjour bien dormi ? »

Et non ce n’est pas ma douce mais sa sœur.

« Oui merci Docteur »
« J’ai su que vous avez passé la nuit en bonne compagnie »
« Oui exactement, en très bonne compagnie même je dirai »

Je rougis légèrement.

« Vous savez je suis contente pour vous deux, Marie m’a beaucoup parlée de vous »
« C’est vrai ? »
« Oui elle tient beaucoup à vous »
« Vous pouvez me tutoyer si vous voulez. Le vouvoiement me met un peu mal à l’aise. »
« Ca marche mais seulement si toi aussi tu me tutoies et tu m’appelles Elodie »
« Très bien Elodie »
« Alors je disais que Marie tient beaucoup à toi. Ne la fais pas souffrir »
« Ce n’est pas mon intention. Moi aussi, je tiens à elle et j’ai envie de la rendre heureuse »
« Dans ce cas, je pense qu’on va bien s’entendre »
« Moi aussi. C’est fou quand même comment vous vous ressemblez »
« Normal pour de vraies jumelles »

On éclate de rire, à ce moment là, la porte s’ouvre. Marie rentre alors dans ma chambre

« Et bien ça va, je ne te manque pas d’après ce que je vois. Je peux partir si tu veux »
« Non ne pars pas. Bien sur que tu m’as manqué, quelle question ! On parlait de toi justement »
« Ah bon vous parlez de moi et vous riez et bien merci »

Elle sourit tout en disant ça d’un ton vexée montrant que ce n’est qu’une plaisanterie.

Elodie : « Mais non on ne rit pas de toi. Pauline me faisait remarquer qu’on se ressemblait beaucoup. Et je lui ai répondu que c’était un peu normal pour des vraies jumelles »
« Oui c’est vrai »
« Bon allez je vais vous laisser »
« Je peux sortir quand ? »
« Tu es pressée de partir dis donc »
« Je ne peux pas dire que je raffole des hôpitaux »
« Ecoute je pense que tu pourrais partir dans l’après midi. Je repasse vers 14h et on verra »
« Super je t’attends avec impatience alors »
« Ne dis pas ça Marie va être jalouse »
« En effet » intervient Marie

On se met à rire toutes les trois puis Elodie nous laisse. Marie reste près de la porte d’entrée et me regarde. Elle semble hésiter sur la démarche à suivre. Alors elle doute encore de moi ? Je sais comment la rassurer.

« Alors je n’ai pas le droit à un baiser de bonjour ? »

Elle sourit et semble soulager par ma phrase. Elle pose son sac et son manteau puis elle s’approche de moi.

« Demander si gentiment je ne peux qu’accepter. »

Elle pose sa main sur ma joue puis approche ses lèvres des miennes, elle stoppe à quelques millimètres de moi.

« Bonjour mon ange »

Elle m’embrasse au début elle ne fait que poser ses lèvres sur les miennes puis elle approfondit son baiser et très vite sa langue rejoint la mienne. Elles s’emmêlent, se démêlent. Ce baiser est électrisant, les papillons font leur apparition dans mon ventre. Marie décide alors de s’écarter de moi, je vois dans ses yeux le reflet du désir que j’éprouve pour elle, elle a le souffle court.

« Je pense que ce n’est pas le lieu pour aller puis loin »
« Non en effet. »
« Ca te dérange si je vais me chercher un café ? »
« Tu es à peine revenue que tu veux déjà partir ? »
« Pas du tout c’est juste que je me suis tellement dépêchée pour me changer et prendre ma douche que je n’ai pas pris de café. »
« Tu n’aurais pas dû te dépêcher mais prendre un peu de temps pour toi »
« Je sais mais je voulais revenir avant ton réveil. Mais c’est loupé. Tu me pardonnes ? »
« Attends-je réfléchis ! Heu… Alors tu es toute pardonnée si j’ai le droit à un baiser »
« Ah oui ! Tu fais du chantage maintenant ? »
« Et oui surtout si ça me permet d’avoir un baiser d’une jolie femme »
« D’une jolie femme ? Ah oui ? Tu n'as qu’à demander à l’infirmière de t’embrasser »
« Non il y a qu’une jolie femme que j’ai envie d’embrasser et elle est juste en face de moi. Alors j’ai le droit à ce baiser et après je te laisse m’abandonner pour aller prendre ton café »
« Qu’est ce que je ne ferais pas pour un café… »

On éclate de rire puis elle m’embrasse, enfin. J’entrouvre à peine les lèvres qu’elle s’éloigne déjà.

« Voila c’est fait, je vais me chercher un café maintenant »

Elle ne me laisse même pas le temps de répliquer qu’elle est déjà partie. Elle m’a bien eu sur ce coup là. J’ai comme une envie pressante je décide donc de me lever. Je préfère le faire quand Marie n’est pas là sinon elle va me reprocher de me fatiguer. Je m’assois doucement sur mon lit, j’attends quelques temps pour voir si la pièce ne tourne pas, comme ce n’est pas le cas je me lève, puis me dirige vers la salle de bain. Je suis alors debout quand la porte s’ouvre :

« Qu’est ce que tu fais debout ? » Marie vient de revenir
« J’en avais marre d’être allongé et je dois aller aux toilettes »
« Et tu ne peux pas appeler une infirmière ? Ou alors m’attendre ? Et si tu avais fait un malaise ?»
« Mais non je vais bien »
« Décidément tu es impossible. Bon allez viens je vais t’aider »
« Mais je sais marcher seule, je suis juste fatiguée, pas handicapée »

Je dis ça d’un ton assez énervé, Marie semble un peu blesser par mes paroles.

« Je suis désolée je n’aurai pas dû dire ça comme ça. Excuse moi ma chérie mais laisse moi un peu faire. Je veux bien que tu restes à coté de moi mais pas que tu m’aides à marcher. Je suis désolée »

En disant ça, je me suis rapprochée d’elle et je l’embrasse doucement.

« C’est moi qui m’excuse, je sais que tu es capable de marcher mais j’ai peur que… »
« Arrête de t’inquiéter, je vais bien, je suis juste fatiguée. »
« Je sais. Bon allez je te laisse faire mais si ça ne va pas tu m’appelles. »
« Promis ma puce »

Je me dirige donc vers la salle de bain et Marie éclate de rire. Je me retourne pour voir pourquoi elle rit.

« Qu’est ce qui se passe ? »
« … »

Elle n’arrive pas à me répondre tellement elle rit.

Un peu vexée je pars dans la salle de bain et je ferme la porte. Quand je reviens Marie s’est calmée.

« Je peux savoir pourquoi tu riais ? »
« C’est toi »
« Oui j’avais remarqué que c’est moi qui te fais rire mais pourquoi ? »
« C’est de te voir dans cette blouse d’hôpital qui ne couvre pratiquement rien de toi »
« C’est vrai que le tableau ne doit être pas mal mais je ne pensais pas que ça te ferais rire »
« Et bien je t’avoue que ça ne me fait pas que rire et que si je ne voulais pas te fatiguer, en ce moment on ne discuterai pas »
« Ah oui ? Et on ferait quoi ? »
« Je ne sais pas on parlerait sûrement »
« Oui mais on le fait déjà »

Je suis toujours debout, Marie est juste en face de moi puis d’un coup je ne me sens pas très bien, une immense fatigue tombe sur mes épaules et je sens mes jambes fléchirent. Marie le voit et elle me prend dans ses bras.

« Tu vois que tu devrais rester coucher tu tiens à peine debout »
« Ca va je t’assure ce n’est que de la fatigue »
« Arrête de dire que ça va, tu es épuisée »

Tout en parlant elle m’emmène vers le lit.

« Allez allonge toi, repose toi et ne discute pas, fais le pour moi, s’il te plait mon ange »
« Très bien ma chérie je vais essayer mais tu peux me tenir la main, ça m’aiderai »

Elle sourit, rapproche le fauteuil du lit, prend ma main puis m’embrasse légèrement en me souhaitant un bon repos. Je m’endors assez facilement, c’est vrai que je suis épuisée.

Je suis réveillée par le bruit de conversation. Je serre ma main mais elle est vide. J’ouvre les yeux et je vois au bout de mon lit Marie qui parle avec Viviane, Emma, Mathieu et Clara. Ils parlent à voix basse si bien que je n’entends pas ce qu’ils disent.

« On complote ? » dis-je

Ils tournent tous la tête vers moi.

« Tu es réveillée mon ange. Bien dormi ? »
« Très bien même »

A ce moment là, la porte s’ouvre c’est Elodie.

« Et bien il y a du monde ici. Pauline comment ça va ? »
« Bien merci »
« Tant mieux alors bonne nouvelle je te libère, tu peux sortir »
« C’est vrai ? Quand ? »
« Oui c’est vrai. Tout de suite j’ai signé ton autorisation. Voici ton ordonnance je t’ai mis des vitamines et des somnifères »
« Je n’ai pas besoin de tout ca »
« Ecoute les somnifères tu les prends si tu n’arrives pas à dormir. Mais les vitamines tu en prends matin et soir. »
« On verra »
« Non on ne verra pas, elle les prendra, j’y veillerais » dit Marie

Elodie donne encore quelques recommandations et elle part car son beeper vient de sonner.

Mathieu : « Bon nous, on va y aller et te laisser rentrer chez toi »
Pauline : « Attends qui va me ramener chez moi ? »
Marie : « Ben moi à moins que ça te dérange ? »
Pauline : « Bien sur que non »

Mes amis me disent au revoir. Puis Marie me donne un sac qui contient des habits à moi car Emma a pensé à passer chez moi et à apporter certains trucs. Je me lève et part me changer. Quinze minutes après, nous sommes en route vers mon appartement.

« Tu sais que je n’ai jamais été chez toi ? »
« Oui je sais, c’est très rare que quelqu’un pénètre chez moi, à part mes amis proches, personne n’est venu »
« On peut aller chez moi si tu préfères »
« Non j’ai envie que tu découvres où je vis »
« Merci »

Je stresse un peu. On dit qu’un appartement et le reflet de la personne qui y vit et si elle n’aime pas ?
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Chapitre 35

Pendant le trajet en voiture, je suis perdue dans mes pensées : Comment va-t-elle réagir en voyant mon chez moi ? Cet appartement je l’adore, il me reflète, c’est mon havre de paix, j’adore m’y retrouver après une journée de boulot ou de cours.

Je lui indique la route, j’habite en plein cœur de Lille, dans le vieux Lille comme on appelle mon quartier. Comme c’est compliqué de se garer près de chez moi, surtout un samedi, je lui propose donc de se garer dans le parking souterrain de la Grand’Place. Elle accepte.

« Tu es sure que ça va aller pour aller jusque c’est toi ? »
« Oui, on est à 5 minutes à pied donc il n’y a pas de problème »

C’est mignon comment elle veille sur moi. Ca me fait fondre. Elle descend dans le parking. Dix minutes après on ressort en plein sur la Grand’Place. En cette période de l’année, la grande roue a envahi la place, c’est une tradition pendant les fêtes. J’adore cette ambiance, j’aime monter sur la roue le soir, on y voit la ville illuminée. Je prends la main de Marie et je l’emmène en direction de chez moi. C’est une première pour moi de me balader main dans la main avec une femme mais je ne suis pas gênée, au contraire même. On se dirige donc vers le Vieux Lille, on passe devant la colonne de la Déesse avec sa fontaine qui en fait le tour puis on rentre dans le Vieux Lille avec ses pavés, ses vieilles maisons, son histoire et également ses boutiques de luxe. On remonte la rue Esquermoise puis on arrive Rue Royale. Je m’arrête au n°6.

« Voila on est chez moi »
« La façade semble petite »
« C’est normal avec le restaurant à coté, il prend toute la place »

Car en effet le devant de l’immeuble abrite un fast-food. Juste une petite porte se situe à coter du fast-food. On rentre, on longe un long couloir et on arrive dans une cour très bien aménagée avec des plantes et un salon de jardin, un escalier se situe dans le coin de la cour, on le prend et on monte au dernier étage soit le 4ème.

« Et bien tu montes ça tout les jours ? »
« Et oui. Ca fait du sport. Alors prête à découvrir mon chez moi ? »
« Oui je suis prête »

J’ouvre la porte et je la laisse entrer d’abord. Je la vois qui observe le lieu où je vis. Je regarde cet appartement avec des yeux neufs. J’ai voulu un endroit qui donne une impression de bien-être, tout est blanc les murs comme les meubles. Il n’est pas très grand mais pour une personne c’est suffisant. A droite de la porte, on n’y trouve un meuble avec une télé dessus juste en face un canapé d’angle. A gauche de la porte, il y a une fenêtre avec un rebord très large que j’ai recouvert de cousin, ça me permet de m’asseoir pour penser, lire ou regarder dans la cour tout en prenant un chocolat chaud ou autre. Puis sur le mur du fond, figure ma fierté, ma cuisine. Il y a 2 ans, j’ai investi dans une cuisine équipée au lieu de la petite cuisinière estudiantine habituelle. C’est vraiment le cœur de l’appartement car c’est l’endroit où je me sens le mieux. Un bar sépare la cuisine du salon, c’est là que je prends mes repas. Après la fenêtre sur la gauche, il y a un escalier qui mène à ma chambre, sous l’escalier il y a une table avec des chaises que j’installe quand j’invite du monde, ce qui est assez rare.

Je regarde Marie, j’observe sa réaction. Elle a tout de suite eu un air de surprise en voyant la cuisine. Elle sait que j’aime cuisiner mais elle ne savait pas que c’était aussi important pour moi. C’est mon jardin secret, très peu de personne connaissent ma passion. Marie ne dit rien. Peut-être qu’elle n’aime pas ? Je n’ose pas parler et j’attends qu’elle le fasse. Elle se retourne vers moi.

« C’est génial chez toi »
« C’est vrai tu aimes ? »
« J’adore. On s’y sent tout de suite très à l’aise, détendue »
« C’est ce que j’ai voulu »
« Et ta cuisine… comment dire ? Elle est surprenante »
« Pourquoi ? »
« Et bien, ce n’est pas courant de trouver une cuisine comme ça dans un aussi petit appartement. Ca doit être important pour toi »
« Tout a fait. La cuisine m’apporte beaucoup. Quand je cuisine, j’oublie tout. Je suis à l’aise, dans mon élément »
« Tu ne m’avais pas dit que c’était si important pour toi »
« Et non c’est mon jardin secret, peu de personne sont au courant »
« Merci de me faire partager ça »
« De rien »

On s’embrasse, je vois bien qu’elle est émue par tout ça. Je la prends dans mes bras et on reste sans bouger pendant 5, 10, 20 minutes, je ne sais pas, j’ai perdu la notion du temps. Puis je finis la visite, je l’emmène dans les escaliers. On monte. Au fond, on trouve la salle de bain qui est assez petite juste de la place pour une douche, un lavabo, des toilettes et une armoire. Puis à cote de la salle de bain, il y a mon lit. Puis juste à coté des escaliers il y a une fenêtre avec, devant, une table de travail où des classeurs et des cours s’empilent.

Une fois la visite terminé, on redescend.

« Merci de m’avoir raccompagné »
« Mais de rien »
« On se revoit quand ? »
« Tu veux que je pars ? »
« Non mais tu as sûrement autre chose à faire que de rester avec moi »
« C’est vrai j’ai des choses à faire mais je préfère 1000 fois rester avec toi. Enfin, si tu le veux… »
« Bien sur que je le veux »
« Et bien tant mieux. Allez va t’asseoir je m’occupe de tout »
« Non »
« Quoi non ? »
« Viens t’asseoir avec moi. »

Je m’installe dans le canapé, je suis dans le coin les pieds allongés sur le canapé. J’attire Marie à moi, elle s’allonge qui l’autre partie en posant sa tête sur mon épaule et elle pose son bras sur mon ventre. Elle lève la tête et m’embrasse.

Son baiser est très tendre, certainement l’un des plus tendres qu’on n’a jamais échangé. Il montre toute la tendresse qu’elle ressent à mon égard, j’en suis bouleversée et pour la première fois depuis longtemps, une larme coule sur ma joue. Elle tombe sur la main de Marie qui aussitôt s’écarte de moi.

« Qu’est-ce qui se passe mon ange ? »
« … »
« Dis-moi pourquoi tu es triste ? J’ai fait quelque chose de mal ? »
« Non rien, je ne suis pas triste mais émue c’est tout »
« Je t’aime »

Elle m’aime, je n’en reviens pas c’est la première fois qu’elle me le dit. Elle m’avait dit qu’elle était amoureuse de moi mais jusque l’amour il y a un petit palier. Elle me regarde, je lis dans son regard de la sincérité, de l’amour et un peu d’inquiétude.

« Moi aussi mais j’ai peur »
« De quoi ? »
« De moi. Je n’ai jamais ressenti ce que je ressens pour toi et si je faisais tout foirer encore une fois »
« Ne t’inquiète pas, laisse toi aller et ça ira. Sois toi-même c’est tout ce que je veux. Je peux te poser une question ? »
« Bien sur »
« Pourquoi tu as dit que tu n’avais pas le droit d’être heureuse ? »
« Parce que je le pense »
« Oui je sais mais pourquoi tu penses ça ? Tout le monde mérite d’être heureux. Qu’est ce que tu as vécu pour penser ça ? »
« C’est une longue histoire »
« J’ai tout mon temps »
« Je sais mais je ne sais pas si je suis prête à en parler. Tu sais mes amies sont au courant car elles étaient là mais j’en ai jamais parlé même avec elles. »
« Tu fais ce que tu veux, c’est sûr j’aimerais savoir. Mais tu me le dis si tu veux et surtout quand tu veux. Je suis là. C’est juste que je voie que tu souffres à cause de ça et te voir souffrir me fait mal. Peut-être qu’en parler te fera du bien »
« Oui peut-être »

Le silence s’installe. Est-ce que je lui en parle ou je me tais ? Je sens que je ne suis pas prête. J’ai encore besoin de temps. Et si à cause de mon passé elle s’éloigne de moi ? Je ne pourrais pas vivre ça.

« Je suis désolée mais je ne peux pas en parler, pas maintenant. Laisse-moi du temps, je te le dirais un jour. Tout ce que je peux te dire c’est que j’ai vécu des choses pas évidentes qui m’ont fait souffrir mais tout ça c’est du passé. De temps en temps, ça remonte à la surface et j’en souffre mais sinon ça va. J’ai dit ça hier car j’ai vu mon père, à la télé, dire à des milliers de personnes que je n’étais plus sa fille et tout est remonté d’un coup. Je suis désolée… »
« Ce n’est pas grave je comprends Mon Ange. Tu m’en parleras quand tu le souhaiterais. Sache que je t’aime et que je ferais tout pour te rendre heureuse car tu le mérites vraiment et ne pense pas le contraire »
« Merci.. Pour tout »

Je l’embrasse à mon tour d’abord je pose simplement mes lèvres sur les siennes puis les choses dégénèrent rapidement. Elle entrouvre ses lèvres et nos langues se retrouvent. Je mordille délicatement sa lèvre inférieure, elle laisse échapper un gémissement qui me rend complètement folle de désir. Je quitte ses lèvres pour rejoindre son cou que j’embrasse, je mordille, je lèche. Ma main se glisse sous son pull et caresse son ventre puis je remonte et j’atteins son sein gauche que je caresse au dessus de son soutien-gorge. Je le prends en main, le masse, le caresse doucement. Ma bouche a atteint son oreille je prends le lobe de celle-ci dans ma bouche…

D’un coup, je ressens une grande fatigue, je ne suis pas en état de lui faire l’amour. Je m’écarte donc d’elle, elle proteste.

« Ecoute ma puce. Je ne peux pas te faire l’amour dans ces conditions »

Je vois qu’elle est essoufflée, elle essaye de reprendre son souffle.

« Quelles conditions ? »
« Je suis trop fatiguée, je n’aurais pas le force d’aller au bout or je veux que notre première fois soit inoubliable, je veux qu’on prenne notre temps et non pas quelque chose à la va vite »
« T’exagère, tu m’allumes puis tu me laisse comme ça »
« Je sais, je suis désolée et moi tu crois que je suis dans quel état ? Je ne vaux pas mieux que toi »
« Contente de ne pas être seule. Mais tu as intérêt à te rattraper la prochaine fois »
« Promis ma puce, je t’offrirai toute une nuit que tu ne pourras pas oublier »
« Prétentieuse »
« Que veux-tu je suis douée pour ça »
« Tu ne tiendras pas toute une nuit »
« Tu veux parier ? »
« Oui »
« Ok pari tenu. Tu verras de quoi je suis capable. »

Elle rit puis se blotti contre moi. On reste un moment comme ça, puis je finis par m’endormir. Une caresse sur la joue me réveille, j’ouvre les yeux et je vois Marie devant moi. Elle a fait à manger et me propose de manger. J’accepte on mange tout en discutant. Je vais au lit de bonne heure, Marie me rejoint peu de temps après, on s’endort dans les bras l’une de l’autre. Le lendemain, dimanche, je révise car j’ai des examens cette semaine. Je me sens beaucoup mieux. Dans l’après midi on quitte mon appartement pour rejoindre la maison de Marie, en passant on récupère ma moto qui est devant le bar. Je reste toute la semaine chez elle. Je révise et je vais à mes examens. Marie doit donner des cours, elle a des copies à réviser et elle fait passer des oraux. J’ai totalement récupérer je me sens bien. Marie est au petit soin avec moi, elle veille notamment que je prends bien mes médicaments. Chaque soir je m’endors avec Marie dans mes bras.

On est vendredi, j’ai fini mes examens et je suis en vacances pour une semaine. Et plus je suis complètement en vacances car j’ai encore une semaine d’arrête, ça fait longtemps que ça ne m’est pas arrivée. Ce soir j’ai décidé de mettre mon plan en action et de faire passer à Marie une soirée et une nuit inoubliable…
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 14:41

Chapitre 36

Il est 12h, j’ai fini mon dernier oral. Marie fait passer des oraux aujourd’hui, elle m’a dit qu’elle en a jusque 19h. Ce qui me laisse toute l’après-midi pour lui concocter une soirée exceptionnelle. Bon alors première étape : les courses. Je sors de la fac pour me diriger vers ma moto, j’enlève mon cadenas quand je vois Marie sortir de la fac avec une femme. Pendant un moment j’ai une pointe de jalousie puis je reconnais Lina, la meilleure amie de Marie et qui est aussi prof de droit. Je l’ai eu en cours en 2eme année et c’est tout. Marie ne me l’a pas présenté, elle m’en a juste parlé. Elles passent à coté de moi, elles s’arrêtent.

« Bonjour Pauline ça va ? » me demande Marie.
« Ca va et vous ? » réponds-je

Il ne faut pas oublier qu’on est devant la fac donc il vaut mieux faire gaffe et je ne sais pas si Marie à parler de moi à Lina.

« Je te présente Lina, ma meilleure amie. Lina, voici Pauline »
« Enchantée, j’ai beaucoup entendu parler de toi » me dit Lina
« Enchantée également. Moi aussi j’ai entendu parler de vous »
« Tu peux me tutoyer si tu veux vu que tu es avec Marie »
« Très bien »
« Tu fais quoi cette après-midi ? » me demande Marie
« J’ai des courses à faire. D’ailleurs je vais y aller car j’ai pleins de trucs à faire et peu de temps »

Marie me regarde avec un air interrogateur. Je souris.

« Très bien, on te laisse. Bonne course »
« Merci, bon courage pour la fin des oraux »
« Merci à ce soir »
« Oui »

Elles s’éloignent et rejoigne un café juste en face de la fac. Moi je monte sur ma moto, je sens qu’on m’observe, je me retourne c’est Marie. Je souris dans mon casque tout en accélérant. Me voila partie faire mes courses. Vers 13h20, je rentre chez Maire, elle m’a donné un double de clé lundi, comme on ne rentrait pas à la même heure, c’était plus simple. Je déballe mon sac dans la cuisine. Puis je repars chez moi car je dois prendre quelques petites choses dont ma tenue. A 14h30, je suis au fourneau dans la cuisine. J’ai fait un menu fruit de mer car je sais que Maire adore ça donc en aperif Tapas danoise et des verrines avec du saumon, en entrée des coquilles Saint-Jacques Marco Paulo, en plat des gambas accompagnées d’une salade et pour le dessert une glace toute simple.

Vers 16h, on sonne, j’y vais. C’est ma commande de roses. Je retourne dans la cuisine pour finir. Vers 18h30, je vérifie que tout est prêt. La table est dressée pour deux avec des bougies, une rose entre les deux assiettes, des pétales de rose se trouvent un peu partout sur la table mais aussi sur le sol. Le repas est prêt, le champagne au frais, un cd dans la chaîne Hifi. Bref je pense que tout est prêt, je file me préparer, je prends une douche, m’habille d’un pantalon noir et d’une chemise bleue. Je suis sûre que Marie aurait préférée me voir en jupe, seulement ce n’est pas mon truc les jupes. Je regarde l’heure 18h55. Marie ne va pas tarder, je descends donc, j’allume les bougies que j’ai mis un peu partout, j’allume la musique. Je vérifie une dernière fois que tout est prêt.

J’entends la clé dans la serrure. La voila, je stresse un peu de sa réaction même si je suis sûre qu’elle va aimer. Elle est toujours dans le couloir, je présume qu’elle enlève son manteau. Je la vois enfin ouvrir la porte et elle s’arrête net. Ses yeux parcourent le salon, la table, les bougies, les pétales au sol et enfin elle s’arrête sur moi qui est à l’entrée de la cuisine. Elle semble heureuse, je m’approche d’elle et je l’embrasse.

« Bonsoir ma Chérie. J’espère que tu as passé une bonne journée »
« Bonsoir mon Ange. Pas terrible ma journée mais je sens qu’elle va bien se finir. »
« Oui je le pense aussi. Tu veux une coupe de champagne ? J’ai de la violette si tu veux »
« Oui mais… »
« Quoi ? »
« Tu es magnifique et ta surprise est extraordinaire mais regarde moi je ne suis pas à la hauteur, habillée comme je suis »
« Mais si tu es magnifique comme toujours »

Je l’embrasse pour appuyer mes dires.

« Non ça ne va pas, je vais me changer »
« Je t’assure que moi ça me va »
« Je n’en doute pas mais j’ai envie d’être belle pour toi, d’être à la hauteur de cette soirée »
« Très bien comme tu veux »
« Je n’en ai pas pour longtemps »

Elle prend mon visage dans ses mains et elle m’embrasse, elle me glisse à l’oreille qu’elle se dépêche et elle s’en va. Je souris car je me doutai qu’elle voudrait se changer, je commence à la connaître. Je retourne en cuisine et je prépare le verre de Marie, je me sers une coupe de champagne puis je prends les verrines et j’amène le tout sur la table basse. J’entends Marie qui descend, je me retourne, la porte s’ouvre et la je reste figée. Elle porte une robe noire que je n’ai jamais vu et qui a un décolleté assez plongeant. Elle fait tout doucement un tour sur elle-même pour que j’admire l’ensemble. Non !! C’est une robe dos nu, elle s’arrête juste en dessous des reins. Elle est époustouflante, je suis totalement sous son charme, je la regarde avec envie en restant immobile. J’ai perdu l’usage de la parole.

« Et bien, j’ai bien fait de mettre cette robe, vu l’état dans lequel je te mets »
« Tu… es …. Magnifique »
« Merci, j’ai acheté cette robe, il y a quelques semaines, en pensant à toi... Mais je ne savais pas si j’oserai la mettre, un jour. Je trouve qu’aujourd’hui c’était une bonne occasion »
« Moi aussi et puis je préfères que tu la mets entre nous plutôt que dehors »
« Jalouse ? »
« Non mais je m’aimerais pas trop que des gens te regardent avec envie, comme s’il voulait de sauter dessus. »

Elle rit, je suis toujours près du canapé et elle près de la porte. J’ai trop envie de l’embrasser alors je me dirige vers elle, je la prends dans mes bras et je l’embrasse avec passion. Mes mains parcourent son dos qui est libre d’accès. Attends si tu peux caresser tout son dos ça veut dire qu’elle n’a pas de soutien-gorge ? J’ai très chaud tout d’un coup. C’est moi ou il y a le feu ?

Je ne me retiens plus et j’amplifie encore plus, si possible, notre baiser. Mais Marie me repousse, je proteste, elle rit.

« Mon Ange j’ai très envie de toi mais tu m’as préparée une soirée et je veux en profiter. De plus l’attente augmente le plaisir »

Elle dit ça et va s’asseoir, je n’en reviens pas, j’allais lui faire l’amour là debout dans le salon si elle ne m’avait pas arrêté. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive, je voulais la faire patienter jusqu'au dessert et c’est moi qui ne sais plus attendre. En même temps avec une robe pareille comment tu peux résister ?

J’essaye de me ressaisir puis je la rejoins sur le canapé et je lui tends son verre. Elle me sourit.

« On trinque ? »
« Tu bois du champagne ? » me demande-t-elle
« Oui, je n’es pas le droit ? »
« Bien sûr que si. Mais je suis surprise tu ne bois jamais d’alcool »
« Oui je sais mais aujourd’hui c’est un jour exceptionnel. Alors on trinque à quoi ? »
« A nous et à l’amour »
« A nous alors »

On fait toucher nos verres, je dépose un baiser sur ses lèvres puis on boit une gorgée.

« Pourquoi tu ne bois jamais ? »
« Parce que je me méfie de l’alcool »
« Il y a une raison ? »
« Oui, j’ai eu des problèmes d’alcool quand j’étais plus jeune »
« Raconte-moi »

J’hésite, c’est une partie de mon passé dont je n’aime pas parler. Mais bizarrement, ce soir, j’ai envie de lui en parler donc je me lance.

« Quand j’étais au lycée, je faisais tout pour embêter mon père et la chose principale était que je sortais tout le temps. A 14 ans, j’ai eu ma première cuite puis les autres ont suivit et résultat à 16 ans, je sortais tout les vendredis et samedis soir et je me saoulais. Je sortais la semaine aussi, je buvais mais pas au point d’être saoule et puis un peu à la fois, j’étais ivre presque tous les soirs. J’étais devenue alcoolique, je ne pouvais plus me passer de l’alcool pour m’amuser. Le soir de mes résultats du bac, j’ai bu tellement que je ne savais plus ce que je faisais. Je me suis réveillée une semaine plus tard à l’hôpital. J’avais été renversé par une voiture alors que je me trouvais en plein milieu de la route. Apres ça, j’ai décidé de ne plus boire, je m’accorde seulement un verre de champagne pour les grandes occasions. »
« Tu as fait une cure ou tu as arrêté toi-même ? »
« J’ai arrêté moi-même avec l’aide des alcooliques anonymes »
« Tu as dû vivre des moments pas facile. Tu as été blessé ? »
« Oui, j’ai eu une rupture des ligaments croisés du genou gauche ainsi qu’une facture de la rotule. Aujourd’hui tout est remis en place, il n’y a que mon rêve qui est parti en fumée…
« Quel rêve? »

Quoi je n’ai pas parlé de ça quand même ? Et si, il semblerait. Maintenant je vais devoir encore lui raconter mon passé.

« Heu… Je voulais être championne de karaté mais à cause de mon genou ce n’est plus possible. Car il ne peut plus m’entraîner autant que le nécessiterait cet objectif. Je peux toujours faire du karaté mais pas de façon intensif »

Seul le silence me répond, je regarde Marie, elle a les larmes aux yeux. Je la prends dans mes bras.

« Je suis désolée que tu as du subir ça »
« C’est du passé. »
« C’est ça ta cicatrice sur ton genou gauche ? »
« Oui, elle me rappelle tous les jours que l’alcool est mauvais mais aussi l’abandon de mes parents. Et qu’on ne peut avoir totalement confiance en quelqu’un »

Elle me regarde avec un air interrogateur

« C’est ce jour-la que mon père m’a mise à la porte. »

C’est à son tour de me serrer dans ses bras.

« Et ta brûlure à la jambe droite c’est aussi cet accident ? »
« Non c’est beaucoup plus vieux »

Mon ton est un peu sec. Je ne peux pas aller plus loin dans les confidences, j’ai déjà dit beaucoup même si je n’ai pas parlé de Sarah ni de ce que j’ai ressenti. Je n’ai parlé que des faits et c’est déjà beaucoup.

« Je t’aime. Merci de m’avoir dit tout ça »
« C’est sortie tout seul mais c’est un sujet douloureux pour moi donc je préfère qu’on passe à autre chose. Ce n’est pas comme ça que j’imaginais démarrer la soirée mais bon »
« C’est sûr mais je suis contente que tu m’as raconté tout ça, tu as dû vivre des moments difficiles »
« Oui mais au moins une chose de bien est sortie de tout ça. C’est grâce à ca qu’Emma et Viviane se sont rencontrées »
« Ah bon ? »
« Oui, c’est dans le bar de Viviane que je me suis enivrée et quand je me suis fait renverser, Viviane s’est sentie coupable de m’avoir servi autant à boire et donc elle est venue à l’hôpital et c’est là qu’elle a rencontré Emma »
« Ok mais bon ça aurait été mieux si tu n’avais pas eu besoin d’être à l’hôpital pour ça »

Je n’en reviens vraiment pas de lui avoir confier tout ça mais bon heureusement que je ne lui ai pas dit ce que j’ai ressenti en me réveillant à l’hôpital et en voyant que mes parents ne sont pas venus me voir. Aujourd’hui encore ça me révolte. Comment on peut tourner le dos à son enfant alors qu’il est entre la vie et la mort ? Et puis Sarah, celle que je croyais aimer qui m’a repoussé comme une merde juste avant que j’arrive dans ce bar et que j’essaye de noyer mon chagrin dans l’alcool.

Allez arrête de penser à ça et concentre toi sur la merveilleuse femme à coté de toi. Le passé c’est le passé, elle c’est le présent. Et peut-être l’avenir ?
___________________________________

Chapitre 37

On discute de tout et de rien. Je vois bien que Marie voudrait approfondir notre conversation mais par respect pour moi, elle ne le fait pas. Nous sommes assises sur le canapé, une à coté de l’autre, Marie est légèrement appuyée contre moi. On déguste les tapas et verrines. Elle me dit qu’elle adore, j’en suis ravie. Puis, on décide de passer à table. Je lui tiens sa chaise pour qu’elle s’assoit. J’ai une vue parfaite sur son dos et je ne peux résister, je dépose un baiser sur sa nuque, elle frissonne. Je me relève et pars chercher l’entrée. Quand je reviens, Marie me regarde avec envie.

« Arrêtes de me regarder comme ça sinon on ne va pas manger ce que j’ai mis toute l’après-midi à faire »
« Ce n’est pas de ma faute si j’ai envie de te déguster toi… Mais bon tu as raison »

Elle goûte l’entrée, elle ferme les yeux pour savourer. Puis elle rouvert les yeux et me regarde en passant sa langue sur sa lèvre supérieure. Je rêve où elle essaye de m’allumer ?

« C’est délicieux ma chérie. Tu as appris seule à cuisiner ? »
« Non c’est Mamie qui m’a donnée le virus »
« Ta grand-mère ? »
« Non. Mamie, c’est la cuisinière de mes parents. Je m’entendais très bien avec elle. Dès mon plus jeune age, j’allais dans la cuisine la voir travailler et petit à petit elle m’a appris plein de truc. A chaque engueulade avec mon père j’allais dans la cuisine car je savais qu’il ne viendrait pas me chercher. Non la cuisine c’est trop humiliant pour lui, mon père détestait que je m’intéresse à la cuisine, il aurait préféré que je bosse en cours Mais les cours ce n’étaient pas mon truc »
« Et pourquoi tu n’as pas fait de ta passion un métier ? »
« Pour te dire mon rêve est d’ouvrir un restaurant qui soit également un club ou les gens pourraient manger et danser. »
« Ca serait génial. Pourquoi tu ne te lances pas ? »
« Parce que je n’ai pas les compétences, pas d’argent et qu’il y a tellement de restaurants que ça ne marchera pas »
« Tu ne sais pas peut-être que si »
« J’aurais dû mal à supporter un échec. »
« Tu sais plus je te connais et plus je ne dis que le droit, ce n’est pas pour toi »
« Peut-être »

Je ne vais pas lui dire pourquoi j’ai choisi ces études là alors que pour être honnête je n’aime pas trop, je me suis assez confié aujourd’hui. Je me sens mal à l’aise, Marie le sent et elle change de sujet. On mange tranquillement. Le plat succède à l’entrée. Marie a sa main posée sur la table, je la prends tendrement. Pendant tout le repas, on se tient par la main, nos doigts jouent ensemble, on se caresse la paume, Marie en profite pour jouer avec moi. Elle passe sa langue sur ses lèvres ou elle se mord la lèvre inférieure en me regardant dans les yeux ou encore elle me fait des clins d’œil. Je décide de jouer aussi un peu, je prends une gamba et je la porte à sa bouche. Elle la prend délicatement puis elle me fait la même chose, je capture donc la gamba avec ma bouche mais je prends également son doigt et je le suce tout doucement. Je vois son regard s’enflammer un peu plus puis elle retire sa main.

Je décide de la provoquer encore plus et je prends une gamba que je capture avec mes dents et je la propose à Marie en avançant vers elle. Elle se rapproche donc de moi, elle ouvre sa bouche et capture la gamba en me regardant dans les yeux. Bien sûr, ça se termine en baiser passionné.

Mais je l’interromps et je me lève sous le regard à la fois interrogateur et à la fois de regret de Marie et je vais mettre un slow. Puis je propose à Marie de danser, elle accepte. Elle se lève, je la prends dans mes bras. Avec ce qui vient de se passer je suis dans un état second, très proche du point de non retour et la tenir contre moi n’arrange pas la situation. Je ne peux résister et je l’embrasse dans le cou juste en dessous de l’oreille.

« Je n’en peux plus, j’ai trop envie de toi » me dit Marie
« Moi aussi je n’en peux plus. Le dessert attendra pour l’instant c’est toi mon dessert »

On s’embrasse fougueusement, nos langues se retrouvent frénétiquement. Ce baiser montre toute notre envie l’une de l’autre. Mes mains parcourent son dos, les siennes sont en train de retirer ma chemise de mon pantalon. Je veux prendre mon temps mais j’ai tellement envie d’elle que je ne sais pas si je vais résister. Ma cuisse s’est insinuée entre ses jambes, je la presse contre son entrejambe, elle gémit. Nos bouches se séparent et je parcours son cou de mes lèvres, elle met sa tête en arrière ce qui me donne le champ libre pour parcourir son cou. Elle ne reste pas inactive et ses mains se sont glissées sous ma chemise, elle caresse mes seins.

Si je m’écoutai, je lui ferais l’amour là maintenant sur le canapé ou à même le sol. Mais je veux prendre mon temps pour notre première fois donc tout en l’embrassant, je la dirige vers le couloir. En bas des escaliers, elle me plaque contre le mur et elle m’arrache ma chemise. Je souris contre ses lèvres, elle semble impatiente, moi je n’ai même pas commencé à la déshabiller même si j’en meurs d’envie. Ma main gauche est sur son sein droit et ma main droite est sur sa cuisse gauche près de son genou et je remonte doucement. Elle pose ses mains sur mes seins alors qu’on essaye de monter les escaliers. Ma chemise finit dans les escaliers. Mon soutif tombe sur le pallier, immédiatement ses mains se posent sur mes seins, elle les prend en mains, les caresse puis elle s’attarde sur mes tétons en les pinçant légèrement.

On arrive enfin dans sa chambre, je décide alors de prendre les choses en main, j’attrape les mains qui m’infligent cette exquise torture, je cesse de l’embrasser, elle proteste.

« Laisse toi faire. Je prends les choses en main »

Elle sourit et me laisse faire. J’entreprends alors de la déshabiller. Je détache le nœud qui est juste derrière son cou et qui retient la robe. J’en profite pour déposer plusieurs baisers dans son cou. Je laisse glisser la robe et en moins de trois secondes, elle se retrouve presque nue devant moi. Il ne lui reste que son string. Je m’écarte un peu pour la regarder. Elle est plus que sublime. Je suis complètement subjuguée par elle.

« Tu es magnifique ma chérie »

Je me rapproche d’elle, je l’embrasse puis je la pousse sur le lit. Je m’allonge sur elle. Mes mains se posent sur ses seins pendant que je l’embrasse. Puis ma bouche rejoint les mains. Je prends son téton droit dans ma bouche et je lui fais subir une esquisse torture. Je le gobe, le mordille, le suces puis je fais subie le même sort au gauche. J’entends le souffle de Marie s’accéléré, elle pousse de petit gémissement montrant qu’elle apprécie ce que je lui fais subir. Ma main gauche s’occupe de son sein droit, Mon autre main quand à elle est descendue, elle caresse son ventre puis ses jambes. Je descends jusque son genou puis je remonte le long de ses jambes. Puis je passe à l’intérieur de ses cuisses. Je caresse l’intérieur de sa cuisse droite, j’effleure son entrejambe, Marie se tend vers moi pour m’inciter à la toucher mais je ne réponds pas à son invitation, je continue d’explorer ses jambes.

« S’il te plait… touche moi… j’en peux plus »

Je souris devant son impatience mais je ne réponds pas pour autant à sa prière. Je continue ce que je suis entrain de faire. Puis je décide d’accélère un peu et je pose ma main sur son string, elle pousse un gémissement un peu plus fort que les autres. Je la caresse au dessus de son string, ma bouche abandonne ses seins, j’embrasse son ventre, son nombril, je la lèche, je veux la déguster tout entière. Je lui enlève son string que je fais glisser le long de ses jambes, ma bouche suit son parcours et embrasse, caresse ses jambes. Je lève la tête, Marie a le regard fiévreux, je vois qu’elle prend beaucoup de plaisir. D’ailleurs son corps ne le montre en se tendant à chacune de mes caresses, son corps vient à la rencontrer de mes mains, de ma bouche. Un fois son string enlevé, je remonte vers elle, tous en continuant d’embrasser, de lécher son corps. D’abord ses jambes puis son ventre, ses seins, son cou et enfin sa bouche que je prends avec fougue. On échange un baiser très passionné, nos langues entament une danse. Ma main se dirige vers son entrejambe et j’effleure la source de sa féminité. Elle est trempée, son excitation est plus qu’évidente. Je ne résiste plus et je la caresse vraiment d’abord son clitoris qui est gonflé d’excitation, puis ses lèvres que j’écarte pour accéder au cœur de sa féminité.

Je cesse de l’embrasser et je redescends, je m’attarde à nouveau sur sa si belle poitrine. Puis j’arrive en haut de ses jambes. Je regarde son sexe offert, puis je dépose un léger baiser sur son clitoris, elle pousse à nouveau un gémissement et elle soulève ses hanches pour venir à ma rencontre. Je lui accorde ce qu’elle veut et je gobe son clitoris avec ma bouche, je la lèche, la suce d’abord le clitoris puis je descends et j’arrive à ses lèvres que j’embrasse, ma langue ne reste pas inactive. Mon doigt rentre en elle, je commence des va et viens. Très vite un deuxième doigt rejoint le premier, je lèche le fruit de son plaisir. J’accélère quand je sens qu’elle est proche du plaisir. Puis, son corps se met à frissonner et elle pousse un cri de délivrance, de plaisir. En elle, mes doigts sont plus serrés. Je me mets à cote d’elle et je la prends dans mes bras en attendant que ses frissons se calment et que sa respiration redevienne normale. Je la regarde puis je vois une larme coulée le long de sa joue.

« Pourquoi tu pleures ? Je t’ai fait mal ? »
« … »
« Je suis désolée, ma puce tu aurais dû… »

Marie a posé un doigt sur ma bouche pour me faire taire.

« Merci c’était… Il n’y a pas de mot pour décrire ce que je ressens. Je n’ai jamais connu un tel plaisir. Merci »

Je la serre un peu plus dans mes bras. J’ai tellement eu peur quand je l’ai vue pleurer. Maintenant je suis bouleversée de lui avoir fait ressentir ça. On reste un moment comme ça dans les bras l’une de l’autre puis Marie commence à m’embrasser puis elle se met à me caresser.

« Tu as encore ton pantalon. Je vais te l’enlever de suite »

Aussitôt dit aussitôt fait. Elle m’enlève tout en me caressant les jambes, en les embrassant. Je suis alors en boxer devant elle. Je suis très excitée, Marie le sent quand elle touche mon entrejambe. Pourtant elle prend son temps. Elle s’occupe de mes seins d’abord et enfin elle atteint la source de mon plaisir et je jouis rapidement tellement je suis prête. Toute la nuit, on s’aime tantôt tendrement tantôt fougueusement. Je tiens mon pari et on ne dort pas de la nuit. On s’endort épuisées bien après l’aube...
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Chapitre 38

Le point de vue de Marie

Nous sommes à table, Pauline est en face de moi. On se tient par la main et je dois dire que pour l’instant je passe une soirée très agréable. Le repas est délicieux, Pauline est vraiment douée, je ne sais pas pourquoi elle ne veut pas se lancer et réaliser son rêve, mais je suis persuadée que ça marcherai, elle doit avoir ses raisons, j’aimerais les connaître mais je vois qu’elle ne veut pas en parler donc je n’insiste pas.

J’ai été bouleversé par ce qu’elle m’a raconté pendant l’apero, son problème avec l’alcool, son accident, la fin de son rêve. Comme elle a dû souffrir, je suis en colère pas contre elle mais contre les gens qui l’ont fait souffrir et perdre cette confiance en elle. Je vois bien qu’elle a peur, qu’elle doute. Elle a des moments d’absences des fois, elle part dans ses pensées et elle a alors un visage qui exprime sa peur, dans ses moments là j’essaie d’être là pour elle mais c’est difficile car elle me repousse le plus souvent et elle ne me parle pas. Je sais que je dois lui laisser du temps mais je n’aime pas la voir comme ça, je l’aime et la voir souffrir me fait mal.

J’ai vraiment très envie d’elle, alors au cours du repas j’essaye de l’allumer un peu avec des regards, des gestes et je vois dans son regard que ça marche. Puis, elle prend une gamba et me la propose. Tiens elle aussi elle veut jouer ! Et bien on va jouer. Je fais la même chose, elle en profite pour capturer mon doigt et le sucer délicatement, un frisson part du bas de mon dos pour arriver jusque dans ma nuque. Je retire un peu précipitamment mon doigt, je suis excitée comme jamais je ne l’ai été, je ne vais pas résister plus longtemps si ça continue. Puis elle prend une gamba dans sa bouche et me la propose. Elle veut vraiment que je craque et bien d’accord mais elle craquera avec moi. J’attrape la gamba puis je l’embrasse, elle répond à mon baiser, nos langues se retrouvent pour mon plus grand plaisir. Mais Pauline arrête notre baiser et elle se lève. Mais qu’est ce qu’elle fait encore ? J’en ai marre de jouer moi.

Elle change de musique et met un slow. Je me mets à sourire bêtement car je me doute de ce qu’elle a en tête. Elle se dirige vers moi et me propose de danser. Je souris c’est bien ce que j’avais en tête. J’accepte comment j’aurais pu refuser alors que c’est ce que je souhaite plus que tout. Je me lève puis je me mets dans ses bras. Qu’est ce que je suis bien là, c’est comme si je retrouve mon chez moi, comme si ma place est là dans ses bras et nulle part ailleurs. J’ai tellement envie d’elle qu’il suffit qu’elle fasse un geste et je perds les pédales. Mais ce geste elle le fait en déposant un baiser dans mon cou. A ce moment là, je perds ma maîtrise de moi et je l’embrasse avec une passion que je n’ai jamais ressenti. Je la laisse m’emmener dans le couloir mais très vite j’ai besoin de poser mes mains sur elle. Bon c’est vrai que j’ai déjà mes mains sous sa chemise mais je veux plus que ça alors je ne résiste pas et je lui arrache sa chemise puis je lui enlève son soutif et je peux enfin poser mes mains sur ses seins. Quel bonheur ! Déjà que j’adorais voir sa poitrine avec une chemise mais la toucher et la voir sans rien c’est tellement mieux.

Très vite cependant Pauline me prive de ce doux contact et elle me demande de la laisser faire. Bien sûr je lui obéis, non pas que c’est dans mon style, j’aime prendre le dessus mais pour une fois j’ai bien envie de me laisser faire. Elle me déshabille et je suis rapidement nue devant elle. Pendant un moment, la honte prend un peu le dessus, je n’ai pas l’habitude de me retrouver nue devant quelqu’un et en plus si que cette personne me regarde avec insistance comme Pauline le fait actuellement. Je la regarde dans les yeux et ce que j’y vois fait disparaître ma honte. J’y lis une admiration, une envie, un désir… Puis elle s’approche de moi et me pousse sur le lit. A partir de ce moment, je perds la notion du temps et je laisse Pauline me caresser, m’embrasser. Chaque caresse, chaque baiser m’amènent un peu plus proche du plaisir. Je savoure pleinement chacun d’eux. Je ne sais plus qui je suis ni où je suis. Je laisse le plaisir m’emporter dans un lieu jusqu’alors inconnu pour moi.

Je reprends la notion du temps quelques minutes après un orgasme si puissant qui me laisse épuiser mais heureuse. Je suis bouleversée par ce que je viens de ressentir, je ne peux pas empêcher une larme de couler sur ma joue. Pauline la voit et aussitôt un sentiment de peur et de regret apparaît sur son visage. Je la rassure immédiatement, elle ne peut pas savoir ce que j’ai ressenti alors j’essaye de lui faire comprendre d’abord par des mots et enfin par des actes. Je veux lui procurer le même plaisir que j’ai ressenti.

Alors, je commence à l’embrasser puis à lui caresser les seins, le ventre et je m’aperçois qu’elle a encore son pantalon. C’est vrai qu’elle a pris les choses en main et qu’elle n’a pas eu vraiment le temps de l’enlever. Je vais m’y atteler tout de suite. Je défais donc le bouton de son pantalon puis je commence à lui enlever. A chaque fois que je découvre un morceau de peau, je l’embrasse. Peu à Peu, je découvre l’état de ses jambes et ses cicatrices. Sur la jambe gauche, une longue cicatrice se trouve sur son genou gauche et elle descend sur son tibia. Je connais la raison de cette cicatrice mais la voir ce n’est pas pareil car en la voyant je mesure pleinement la souffrance qu’elle a dû enduré et pas seulement la souffrance physique.

Sa jambe droite est recouverte de marques qui ressemblent à une brûlure. La peau est flétrie par endroit puis elle est d’une couleur différente à d’autres. Je me demande ce qu’il lui est arrivée pour laisser autant de marques. Je reviens un peu à la réalité en me rendant compte que Pauline ne bouge plus comme si elle attendait quelque chose. Je la regarde et je sens alors qu’elle attend mon verdict sur mon examen de ses jambes, je vois de la peur dans son regard comme si elle avait peur que je la rejette à cause de ça. Je m’empresse de la rassurer.

« Tu sais ce sont les épreuves de la vie qui forgent une personne. Ces cicatrices ne te rendent pas moins désirable à mes yeux, au contraire même. Elles montrent ce que tu as vécu, chaque cicatrice a son histoire, j’espère que tu me la raconteras un jour. Quel qu’elles soient, ces épreuves ont fait de toi ce que tu es aujourd’hui, cette personne exceptionnelle et que j’aime profondément. »

En disant ça je la regarde dans les yeux et je vois alors que mes mots la touchent, je vois des larmes qui sont présentes dans ses magnifiques yeux bleues. Elle prend mon visage entre ses mains et elle m’embrasse avec beaucoup de tendresse certainement pour me montrer sa reconnaissance ou son amour. Je ne sais pas vraiment mais je n’ai pas le temps de m’interroger là-dessus, je veux l’aimer, lui rendre le plaisir qu’elle m’a donnée.

J’entreprends alors de la caresser tout en l’embrassant. Je saisis ses seins dans mes mains, mes pouces titillent ses tétons pendant que mes mains massent sa poitrine. Je quitte sa bouche pour la regarder et lire dans ses yeux le plaisir que je lui donne. Je ne suis pas déçue, elle a l’air vraiment d’aimer ce que je fais alors j’en profite et c’est maintenant ma bouche qui s’occupe de sa délicieuse poitrine. Ma main quant à elle s’en échapper plus bas et elle effleure l’entrejambe de ma douce. Je sens qu’elle est prête, je ne résiste pas plus et je lui enlève son boxer. Puis je glisse ma main sur son mont de Venus, puis d’un doigt j’effleure son bouton d’amour. Il est tendu, elle est vraiment proche du plaisir, je joue un peu avec elle mais j’ai moins de patience qu’elle donc très vite je ne résiste pas et je lui prodigue les caresses qu’elle souhaite si ardemment. Je rentre donc deux doigts en elle puis je fais des va et vient et je sens rapidement Pauline se tendre. Elle se met à trembler, son corps est secoué de frissons puis elle pousse un cri et se laisse aller à son orgasme. Pendant toute la nuit, on se trouve notre amour en faisant l’amour. On s’endort dans les bras l’une de l’autre, heureuses et épuisées bien après le lever du jour.

Je me réveille le lendemain matin, je regarde l’heure, il est 12h et bien je n’ai jamais dormi aussi tard mais bon il faut dire que avec la nuit que j’ai passé avec Pauline c’est normal. A propos de Pauline je la réveillerais bien avec un baiser, je me retourne vers l’autre cote du lit et je m’aperçois que la place est vide. Je me relève tout de suite. Ce n’est pas possible, elle est partie ? Je regarde dans la chambre et je n’aperçois aucune de ses affaires. Elle n’a pas pu faire ça, partir comme ça ? Non pas après la merveilleuse nuit qu’on vient de passer ? Non elle doit être dans la salle de bain ou en bas. Je cours dans la salle de bain, j’ouvre la porte à la volée. Et non la pièce est vide, en plus aucune de ses affaires ne s’y trouvent. Je commence à désespérer mais bon il reste un espoir qu’elle soit en bas alors je me dépêche de rejoindre les escaliers que je commence à descendre en vitesse. Quant…
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Chapitre 39

Le point de vue de Pauline

Il est 12h, je suis en train de courir, ça fait 40 minutes maintenant que je cours. Je suis partie de chez Marie pour aller courir car j’en avais besoin. Quand je me suis réveillée dans ses bras, j’ai éprouvé un sentiment que je n’avais jamais éprouvé dans ces conditions là, ce sentiment est celui du bien-être. J’étais bien avec elle dans mes bras, d’habitude je n’ai qu’une envie fuir, ne pas rester avec la personne avec laquelle j’ai passé la nuit mais aujourd’hui c’était l’inverse je voulais rester pourtant je suis partie…

Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai pris peur, peur de ce que je ressens donc je suis partie courir pour réfléchir à tout ça. Au début je voulais partir, rentrer chez moi donc j’ai rangé toutes mes affaires dans mon sac et puis quand je suis revenue dans la chambre et que j’ai vu Marie dormir, elle avait l’air apaisé, reposé et elle était tellement belle avec le drap qui s’arrêtait sur ses hanches. J’ai alors décidé que je ne pouvais pas lui faire ça, partir comme ça sans rien dire. Donc je suis descendue j’ai rangé tout ce qu’il traînait de notre soirée et j’ai fait la vaisselle. Une fois que tout était fait, je me suis décidée à aller courir pour essayer de réfléchir à ce que je ressens pour elle, auprès d’elle…

Voila comment je me retrouve à suer dehors au lieu d’être bien au chaud dans son lit. Mais j’en avais besoin. Je suis quelqu’un de solitaire, j’ai besoin de me retirer pour réfléchir et la meilleure façon pour ça est de courir. Donc pendant ces 40 dernières minutes, j’ai essayé d’analyser ce que je ressens pour Marie, j’ai essayé de savoir pourquoi je me sens tellement bien avec elle et surtout si c’est une bonne idée de continuer comme ça. La seule réponse, que j’ai trouvé, est que je veux être avec elle, je veux essayer d’avoir une relation avec elle. Je veux essayer de vivre quelque chose avec elle.

Je n’ai jamais eu une relation suivie avec quelqu’un, il y a bien eu Sarah mais on ne peut pas dire que c’était une relation et surtout ce que je ressens pour Marie est beaucoup plus fort que ce que j’ai ressenti pour Sarah. Sarah me fascinait, elle m’envoûtait, je pensais l’aimer mais aujourd’hui, avec le recul, je pense que c’est seulement une amourette, un premier amour pourtant j’ai beaucoup souffert de sa trahison. Ce que je ressens pour Marie est bien plus fort, je sais que cette relation risque de me détruire complément surtout si je laisse évoluer mes sentiments. Est-ce que ce risque de souffrir est-il plus important que le bonheur que je pourrais ressentir auprès d’elle ? Il y a quelques semaines je n’aurai pas hésité un seul instant et j’aurais immédiatement stoppé cette relation mais les choses ont changé aujourd’hui, j’ai changé. Je ne peux plus nier mes sentiments surtout je ne veux plus le faire et donc je vais le prendre ce risque on verra où ça me mène.

Je repense également à cette merveilleuse nuit que je viens de passer en sa compagnie. Elle m’a fait ressentir des choses tellement extraordinaires que j’ai dû mal à mettre un nom dessus. Je ne sais pas combien d’orgasmes j’ai eu ni combien elle, elle en a eu mais ça ne m’est jamais arrivée d’en avoir autant avec une seule personne et en une nuit. Et le pire, ou le mieux, c’est que j’ai encore envie d’elle, je ressens encore un puissant désir pour elle. C’est dingue quand même, je n’ai pas l’habitude. Est-ce que ça cessera un jour ? Je ne sais pas tout ce que je sais c’est que j’ai envie d’elle, terriblement, follement. Mais alors qu’est ce que tu fous, Pauline, dehors à courir ?

Je fais demi-tour et je prends le chemin qui me permettra de retrouver la femme que j’ai quittée. J’espère qu’elle ne s’est pas réveillée pendant mon absence. Je m’arrête acheter des croissants et 5 minutes plus tard j’arrive devant chez elle, j’ouvre la porte que je ferme tout de suite, je me tourne et je vois Marie descendre en vitesse les escaliers, elle ne m’a pas vu, elle semble paniquer.

« Où tu cours comme ça ? »

Elle se stoppe si brusquement qu’elle manque de tomber.

« Et fais attention ne tombe pas, je n’ai pas envie de t’emmener à l’hôpital »

Elle sourit mais ne bouge pas, elle me regarde fixement, je n’ose pas bouger d’un cil.

« Qu’est ce qu’il se passe ma puce ? Pourquoi tu as eu l’air aussi paniqué ? »

Mes mots déclenchent une réaction chez elle et elle finit de descendre les escaliers rapidement pour finalement se jeter dans mes bras.

« J’ai cru que tu étais partie, je n’ai vu aucune de tes affaires et donc j’ai pensé que tu m’avais laissé »
« Je t’avoue que j’ai pensé à partir mais je suis tellement bien avec toi que je n’ai pas pu te laisser »
« Pourtant tu n’étais pas là à mon réveil »
« Je sais je suis désolée, j’ai été courir car j’en avais besoin. Je suis vraiment navrée que tu ais eu peur. Ce n’était pas le but »
« Je sais et je te pardonne si tu m’embrasse tout de suite »
« Avec plaisir »

Je m’exécute immédiatement et je l’embrasse avec passion. Elle répond à mon baiser avec la même passion, ses mains se faufilent sous mon t-shirt.

« J’ai trop envie de toi, je ne peux pas te résister » me dit-elle

Une de ses mains a atteint mes seins et l’autre se fraye un chemin dans mon jogging.

« Qu’est ce que tu fais ? Si tu continues comme ça je ne vais pas tenir longtemps moi »
« Mais c’est le but justement »

Je souris, alors comme ça elle veut me faire défaillir, ici dans l’entrée contre la porte. Et bien je ne serais pas seule. J’ouvre avoir son peignoir, elle est encore nue en dessous, parfait. Je laisse échapper un frisson quand la main de Marie atteint mon clitoris.

« Tu me rends folle »
« Tant mieux »

Elle accentue un peu les caresses sur mon entrejambe, mes jambes se mettent à trembler, je ne sais pas si je vais réussir à rester debout. J’essaye de lui procurer aussi du plaisir en caressant son magnifique corps et notamment sa poitrine mais j’ai dû mal à rester concentrer avec ce qu’elle me fait subir. Je décide donc de lui faire subir la même chose car elle semble beaucoup apprécier que je faiblisse. Je glisse donc ma main sur son entrejambe et je me mets à la caresser.

« Ah tu veux que je devienne folle aussi ? »
« Tout a fait »
« Intéressant »

A ce moment là, elle décide d’aller plus loin et elle rentre en moi. Je me mets alors à trembler sous l’excitation, elle va me faire tomber si ça continue. Je m’accroche à ses épaules et je l’embrasse passionnément. Je sens que je vais bientôt jouir si elle continue comme ça je m’accroche à elle mais je veux aussi lui rendre le plaisir qu’elle me donne donc à mon tour j’entre en elle et je commence des va et vient, on se regarde dans les yeux. Nos regards montrent le plaisir qu’on prend. Quelques instants plus tard, on ne résiste pas et on jouit en même temps, accrochées l’un à l’autre.

On reste là quelques minutes le temps de récupérer et de revenir au présent. Je l’embrase tendrement.

« Ca va ? »
« Très très bien mon Ange et toi ? »
« Je crois que je suis au paradis »
« Moi aussi. Je t’aime »
« Moi aussi »
« Tu as aimé ? »
« Et comment c’est un euphémisme. Merci »
« Merci à toi. C’était… Il n’y a pas de mots pour le décrire »

On s’embrasse puis le ventre de Marie se met à montrer son impatience. On rit.

« Je connais quelqu’un qui a faim. Bon normalement j’avais des croissants mais à cause de toi je ne sais plus où ils sont. »

Je regarde à terre et j’aperçois le sachet avec les croissants qui est en piteux état, il a dû être écrasé pendant notre étreinte.

« Et bien voila à cause de toi on va devoir manger des croissants écrasés »
« A cause de moi ? »
« Et bien oui c’est toi qui m’aie sauté dessus. Moi j’ai rien fait »

Elle éclate de rire.

« Mais bien sur. Et toi tu as été sage comme une image ? »
« Et oui comme d’habitude »
« Mouais. Bon on va le prendre ce petit déjeuner ? »
« On y va mais d’abord ferme moi ce peignoir sinon tu n’auras pas le temps de manger avant que je m’occupe de toi »
« Pff petite joueuse… »

Je ris, elle commence à partir puis elle rajoute

« Toi remets ton t-shirt sinon je ne vais pas tenir »

J’éclate de rire. Je me rhabille donc et je la rejoins dans la cuisine. On prépare le petit dej’, j’en profite pour la frôler plusieurs fois et à chaque fois elle me lance un regard qui semble dire « si tu continues je ne répond plus de moi ». Je souris mais je n’arrêtes pas pour autant. On prend notre petit dej’ tranquillement, on ne parle pas vraiment, les mots sont inutiles, mais on se regarde beaucoup, ce sont nos yeux qui parlent pour nous.

Le petit dej’ fini on débarrasse.

« Bon je vais aller prendre une douche car après mon jogging et ton attaque en règle j’en ai besoin »
« Moi ? J’ai rien fait »
« Mais bien sûr, allez je file à la douche »

Je l’embrasse en partant puis je me dirige vers la salle de bain, je me déshabille rapidement et j’entre sous le jet chaud. Ca fait toujours du bien après un effort de prendre une bonne douche. Je suis dans mes pensées quand je sens quelqu’un qui se serre contre moi.

« Tu as besoin d’aide pour ta douche ? »
« Non je peux me débrouiller. »
« Ah bon et bien je te laisse alors »

Elle commence à se détacher de moi, je la rattrape puis je la pousse sur la paroi de la douche.

« Tu restes là, j’ai besoin de toi pour autre chose qu’une douche »
« Ah bon est pourquoi ? »
« Et bien pour parler bien sûr »
« Mais bien sûr »

On rigole toutes les deux puis on s’embrasse, je me sépare d’elle et j’attrape le gel douche puis je la savonne et autant dire que je m’applique, je ne suis pas du genre à faire n’importe quoi dans ces moments là… Rapidement, Marie commence à gémir. Puis c’est à son tour de me savonner. Très vite on n’entend puis que l’eau qui coule et des gémissements. Je ne laisse pas Marie faire et je prends les choses en main, je me mets à genou, je prends une de ses jambes que je pose sur mon épaule et j’entreprends de la caresse avec ma langue. Je la savoure, je la lèche jusqu’à ce qu’elle soit délivrée par le plaisir puis je récolte le fruit de celui-ci.

On reste encore un peu sous la douche puis on décide finalement de sortir. On s’aide alors à se sécher puis on va s’habiller.

« Tu as des projets aujourd’hui ? » lui demande-je
« Non à part rester avec toi »
« Tant mieux, ça te dit de faire un tour de moto avec moi ? »
« Avec grand plaisir même »
______________________________________________

Voila je crois qu'on était arrêté là c'est ça?
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 17:13

Merci d'avoir reposter tout ça
A quand la suite? (non j'suis pas exigeante ^^)
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 17:34

La suite tres bientot.. Peut-etre ce soir mais seulement si vous etes sage..
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 17:41

ON est toujours sage ^^
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tripleL



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 20:48

vivement que tu postes la suite
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 20:55

Coucou Laulie ravie de te voir ici Wink
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tripleL



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 21:00

merci Vico. c'est gentil.

j'attend ta suite ailleurs moi ^^
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 21:25

hihi oui on attends la suite Smile
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 22:13

Allez une suite pour vous et surement un 2ème tout à l'heure Wink

Bonne lecture à vous
__________________________________________________

Chapitre 40


« Mince mon deuxième casque est chez moi. Comment on fait ? Tu dois avoir un casque c’est trop dangereux de ne pas en avoir un »
« Et bien tant pis on ira faire un tour, une autre fois »

Mais je vois dans son regard qu’elle est déçue et qu’elle veut vraiment le faire ce tour. Je m’approche d’elle et je la prends dans mes bras.

« Tu sais quoi je vais aller chez moi chercher mon casque et puis je reviens te chercher »
« Non ce n’est pas la peine de te donner tout ce mal pour un tour en moto »
« Si c’est la peine car j’ai très envie de faire ce tour et puis je voudrais t’emmener quelque part »
« Où ? »
« Tu verras. Allez je rentre chez moi en vitesse et je reviens »
« Tu es un amour »
« Je sais. Tache de t’en souvenir quand on se disputera »
« J’espère que ça n’arrivera jamais »
« Et moi j’espère que si »
« Pourquoi ? »
« Parce que tout couple se dispute et… »
« C’est ce que nous sommes un couple ? »
« Ben oui si tu le veux »
« Bien sûr que je le veux »

On s’embrasse pour nous prouver ce que nous ressentons. Le baiser d’abord chaste s’amplifie mais Marie nous sépare avant qu’on perde complètement les pédales.

« Tu allais rajouter quoi tout à l’heure ? »
« Euh attend que je m’en rappelle Ah oui j’allais dire que les disputes c’était bien car les réconciliations sont très agréables »

Elle rit et moi aussi. Je l’embrasse puis je récupère mon blouson et je file chez moi chercher ce fameux casque. Trente minutes plus tard, je suis de retour devant Marie avec le casque et aussi une petite surprise. Je n’ai pas le temps de descendre de moto que Marie arrive, je souris. Elle s’approche de moi, j’ai enlevé mon casque.

« Voila je suis prête » me dit-elle
« Non il te manque deux choses »
« Non une seule, un casque »
« Non le casque et autre chose »

Elle me regarde d’un air interrogateur pendant que j’ouvre mon sac à dos et que je sors un blouson.

« Tiens ça sera mieux que ta petite veste en cuir, tu auras plus chaud. »
« Ah c’est gentil d’avoir pensé à ça, j’ai toujours rêvé d’avoir un blouson de moto, un jour je m’en achèterai un, surtout si on reste ensemble comme ça je pourrais faire des tours avec toi »
« Tu n’as pas compris, je ne te prêtes pas ce blouson, je te le donne. Il est à toi »
« Quoi ? Mais non ce n’est pas la peine. Je peux m’en acheter un tu sais et puis… »

Elle se tait et détourne le regard.

« Je sais que tu peux t’en acheter un. Qu’est ce qu’il se passe ? »
« Rien »

Elle pose le blouson sur la moto puis elle se détourne. Elle n’a pas le temps de faire trois pas que je la rattrape.

« Qu’est ce qu’il se passe ? Dis moi ? »
« Non il n’y a rien »

Je commence à m’énerver car je vois bien qu’elle a de la peine mais je ne comprends pas pourquoi, je n’ai rien fait, je lui ai offert un blouson c’est tout.

« Ecoute si tu ne veux pas de ce blouson et bien tant pis je le reprends »
« Non je n’en veux pas parce que je ne veux pas de quelque chose utiliser trop souvent »
« Ah c’est parce qu’il n’est pas neuf ? Tu veux toujours des trucs neufs ? »
« Mais non ce n’est pas le problème, je m’en fous qu’il ne soit pas neuf par contre je ne m’en fous pas qu’il a été porté par toutes les filles que tu as emmené en moto avec toi. Je suis sûre que tu l’as acheté pour le prêter à tes conquêtes »
« Alors c’est ça le problème ? Tu es jalouse »
« Pas du tout c’est juste que je ne veux pas passer après toutes ses filles »

Elle se retourne encore et part vers chez elle mais je la rattrape quand elle ouvre sa porte. Alors comme ça elle est jalouse ? On n’avait jamais parlé de ça et ça me fait bizarre de le faire mais bon il faut en parler. J’essaye de la prendre dans mes bras mais elle me repousse.

« Arrête de bouger et laisse moi te parler »
« Laisse moi »
« Non je ne te laisserai pas et puis tais-toi sinon je n’arriverais pas à parler. »

Elle se débat encore un peu donc je l’embrasse pour la faire cesser ce qui marche très bien.

« Bon voila maintenant que tu es plus calme, on va pouvoir discuter. Ecoute moi et écoute bien. Ce blouson n’a jamais été porté par quelqu’un d’autre que moi. C’est le premier que je me suis achetée et il est dans mon armoire depuis ce temps-là. Je te l’ai offert parce que j’en avais envie, maintenant si tu ne le veux pas ce n’est pas grave. Je n’ai jamais emmené quelqu’un faire, juste un tour, avec moi en moto. Bien sûr je ne vais pas nier que des filles sont montées avec moi, mais c’est très peu arrivé et quand c’est arrivé c’est seulement pour aller chez elles. Je ne nie pas que j’ai eu beaucoup de relations mais elles n’ont pas compté c’était juste pour le plaisir »

Je m’arrête de parler, seul le silence me répond, je commence alors à paniquer, dans ce cas-là je n’ai qu’une seule solution : fuir et c’est ce que je fais. Je lâche Marie, je sors de chez elle et je me dirige vers ma moto quand je suis retenue par le bras. Je me retourne et Marie se jette dans mes bras en pleurant.

« Je suis désolée… Je ne sais pas ce qu’il m’a pris… Je t’aime et savoir que tu as aimé beaucoup de femmes avant moi me fait mal »
« Ce n’était pas de l’amour, Marie, juste du sexe »
« Je te crois et je suis désolée d’avoir penser tout ça »
« Ce n’est pas grave je comprends ne t’en fait pas. Et puis je préfère que tu m’en parles au lieu de fuir comme tu l’as fait. Alors tu le mets ce blouson ou je le range ? »
« Non seulement je le mets mais en plus je le garde. Merci. Alors c’est ton premier blouson ? »
« Oui je l’ai acheté pendant que j’apprenais à conduire, j’ai galère pour le payer. J’ai dû me priver de repas du soir pendant quelques semaines. »
« Ah bon ? Mais alors tu dois y tenir, je ne peux pas l’accepter »
« Mais si tu peux, je ne le mets plus depuis longtemps et en plus ça me ferai très plaisir de te voir avec. »
« Tu es sûre ? »
« Absolument »
« Et bien. Ce geste me touche beaucoup. Merci. »

Elle m’embrasse pour appuyer ses dires.

« Bon je vais fermer la maison et je suis à toi pour faire ce tour »

Cinq minutes plus tard, elle revient. Pendant son absence, j’ai démarré la moto puis j’ai mis mon casque. Elle a enfilé le blouson et il lui va à ravir, je m’en doutais. Je lui tends son casque, je l’aide à le fermer puis j’enfile mes gants et je monte sur la moto, j’installe les cale-pieds arrière et je me tourne vers Marie.

« C’est bon tu peux monter alors soit tu te tiens aux poignées qui sont derrière toi soit tu t’accroches à moi. »

Elle monte et me tient par la taille. Je lui demande si elle est prête, elle hoche la taille alors je démarre. Au bout de quelques minutes, Marie se serre un peu plus contre moi. J’adore ce tour en moto, dis donc. C’est très agréable de sentir Marie serrée contre moi. On roule pendant une vingtaine de minutes puis je commence à ralentir, je tourne dans un parking et je m’arrête. Je fais signe à Marie de descendre ce qu’elle fait et je descends aussi. On enlève nos casques.

« Alors tu as aimé ce petit tour ? »
« Aimer le mot est faible, j’ai adoré. Mais on fait quoi ici ? »
« C’est l’endroit que je voulais te montrer. Tu vois la maison de l’autre coté de la rue ? »
« Laquelle ? »
« Celle avec la grille verte »
« Oui je la vois »
« Et bien c’est la maison où j’ai grandi. »
« Non ? Elle est magnifique et qu’est ce qu’elle est grande »
« Oui c’est sûr, je viens ici de temps en temps pour me rappeler que même dans une grande maison bourgeoise comme ça, il n’y a pas que du bonheur à l’intérieur et que l’argent ne fait pas le bonheur. »
« Pourquoi tu as voulu me la montrer ? »
« J’avoue que je ne sais pas, j’en avais envie. J’ai eu cette idée en courant ce matin et je n’ai pas réussi à résister »
« Je suis contente que tu m’as emmené ici. Je présume qu’on ne peut pas rentrer ? »
« Non à moins de vouloir se faire jeter par mon père et puis de toute façon je n’en ai pas envie donc non on ne va pas entrer. Je suis désolée »
« Tu n’as pas à l’être »
« Tu sais j’ai vécu de mauvais moment ici mais aussi de bons il m’arrive aussi de venir pour me rappeler ces bons moments que j’ai passé avec mes frères et sœurs. »

On se tait pendant quelque instant tout en regardant cette maison. Elle est grande avec une grille qui la sépare de la rue. C’est une maison bourgeoise avec un grand parc où on s’amusait bien avec mes frères et sœur. Je raconte quelques anecdotes à Marie, plusieurs fois elle rit. Puis je repense au mauvais moment notamment quand mon père m’a mise à la porte, je décide donc de partir avant de déprimer totalement. Marie l’a bien compris, elle a la délicatesse de ne pas faire de remarque. On monte donc sur la moto et on part. On roule sans but pendant presque 1h, je sens Marie détendue contre moi.

Vers 17h, on rentre chez Marie comme on a un petit creux on décide de goûter, Marie sort du pain et du Nutella et moi je m’occupe du chocolat chaud. On s’installe dans le salon, on mange en discutant puis Marie s’installe dans mes bras et on continu à discuter de tout et de rien, le temps défile sans que nous le remarquions. Vers 20h, la faim nous tire de notre discussion. On décide donc de préparer à manger ensemble. J’adore cuisiner avec elle, en plus dans sa cuisine c’est assez petit donc on n’arrête pas de se frôler, de temps en temps, on s’embrasse. Un fois le repas fait on mange tranquillement en musique. Puis je propose à Marie de regarder un film, elle accepte et on s’installe dans le bras l’un de l’autre devant « Love Actually ». Quelques minutes après le début, j’embrasse Marie simplement parce que j’en avais envie. Ce baiser que je voulais simple, se prolonge et nos mains commencent à caresser le corps de l’autre.

« J’ai envie de toi, Marie »
« Moi aussi mon ange »

On se déshabille mutuellement, je lui enlève son t-shirt tout en l’embrassant avec passion, très vite mon t-shirt rejoint le sienne. On se caresse les seins, on se pince nos tétons, on se masse. Marie décide de prendre l’initiative et elle m’enlève mon jean et mon shorty, elle s’installe entre mes jambes et je sens alors sa bouche sur mon sexe, elle joue avec moi en essayant de prendre son temps mais je suis tellement excitée que je jouis rapidement. A mon tour alors de lui donner du plaisir…

La nuit se passe comme la précédente même si on dort quand même plus qu’hier, on s’aime une bonne partie de la nuit.
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Wolf



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 22:30

yessssss une suite Very Happy

merci beaucoup d'avoir remis ca, j'aime toujours autant
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 22:38

:232love:

encore !
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 23:21

Wolf a écrit:
yessssss une suite Very Happy

merci beaucoup d'avoir remis ca, j'aime toujours autant

Merci à toi Wolf Wink

Et merci à toi N'awen..

La suite dans quelques instants..
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 23:22

Oh oui oh oui oh oui ! bounce bounce bounce
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 23:34

Voila ma suite preferée!! j'espère qu'elle vous plaira..

__________________________________

Chapitre 41


Le dimanche je suis réveillée par une main qui me caresse la cuisse et par des baisers sur mes lèvres, j’ouvre les yeux.

« Bonjour belle endormie »
« Bonjour et bien si je pouvais être réveillé comme ça tout les matins… »
« N’y compte pas trop quand même »
« On peut toujours rêver »

Puis c’est mon tour de l’embrasser, très vite les choses dérivent et on entend plus dans la chambre que des gémissements de plaisir. On finit par se lever une demi-heure plus tard. On reste chez Marie toute la journée, je regarde la télé pendant que Marie corrige des copies. En fait je fais plutôt mine de regarder la télé car en fait je n’arrête pas de regarder Marie. Elle est tellement magnifique quand elle est concentrée. Je peux voir à son expression si la copie est bonne ou pas. Quand elle sourit, la copie doit être pas mal puis des fois je la vois s’énerver ou agacer, je sais alors que l’étudiant a dû marquer une bêtise.

Vers 18h, Marie décide d’arrêter de travailler je vois qu’elle est un peu fatiguée et tendue, je décide donc d’essayer de la détendre.

« Tu as un jeu de cartes ? »
« Oui pourquoi ? »
« Ca te dirai de jouer à la bataille avec moi ? »
« A la bataille ? Mais c’est pour les gamins »
« Oui sauf si on joue à une bataille spéciale… »
« C'est-à-dire ? »
« Quand l’une perd une bataille, elle a droit à un gage »
« N’importe quel gage ? »
« Oui c’est l’autre qui choisie »
« OK ça marche mais je te préviens tu risques de perdre car j’ai pas mal de chances aux jeux »
« Et bien c’est ce qu’on verra »

Marie se lève et va chercher un jeu de cartes. Je m’installe à terre d’un coté de la table basse, Marie revient et s’installe en face de moi sur le canapé. Elle sort le jeu et elle le mélange puis elle commence à distribuer. Une fois fini je prends mes cartes que je rassemble en un tas que je prends dans mes mains, bien sur je ne regarde pas sinon ce n’est plus une bataille. Marie fait pareil et le jeu démarre. Pendant quelques instants, il n’y a pas de bataille, le jeu est serré, on gagne chacune notre tour. Puis, arrive la première bataille.

« Ah les choses sérieuses comment » dit Marie
« Et oui.. Alors voyons.. »

Je suis contente je sors un valet. Mais Marie elle sort une dame.

« J’ai gagné »
« On dirait bien »
« Bon alors tu as le droit à un gage… Qu’est ce que je vais pouvoir te demander… Allez on va commencer doucement tu dois m’embrasser »
« Ca va agréable comme gage… »

Je m’approche d’elle et donc je l’embrasse assez furtivement. Elle proteste mais je lui rétorque qu’elle m’a demandé qu’un baiser et qu’elle n’a pas précisé l’intensité de celui-ci. Le jeu reprend jusqu’à la nouvelle bataille que je perds encore une fois.

« Bon alors cette fois tu dois enlever ton pull »
« C’est une bataille pas un strip poker »
« C’est moi qui décide de ton gage donc tu n’as rien à dire »
« Très bien »

J’enlève donc mon pull, il me reste un débardeur. On reprend le jeu, à la prochaine bataille c’est Marie qui perd.

« Ah enfin… Alors tu dois détacher tes cheveux »
« C’est tout ? »
« Et oui tu sais bien que j’adore voir tes cheveux tombaient sur tes épaules »

Elle exécute le gage. On continue à jouer et je perds encore une fois, en plus elle me pique un as.

« Je te l’avais dis que j’étais forte »
« C’est de la chance c’est tout »
« Mouais… Bon alors tu dois enlever ton débardeur »
« Tout ça pour me voir en sous-vêtement c’est du beau »
« Et oui… »

J’éclate de rire et j’enlève donc mon débardeur, il me reste alors mon soutif noir en dentelle. Je regarde Marie et elle semble apprécier le spectacle. On reprend le jeu, pendant ce temps je la vois qui me regarde assez souvent.

« Ca va le spectacle te plait ? »
« Beaucoup »

J’éclate de rire devant son regard qui reflète son désir. Bien entendu j’en rajoute et je me penche plus que nécessaire pour récupérer les cartes. Au bout d’un petit moment, une nouvelle bataille se présente et cette fois c’est Marie qui perd.

« Tu vois que tu ne peux pas gagner à tout les coups. Bon alors je demande le pull maintenant »
« Je ne sais pas pourquoi mais je m’en doutais »

Elle l’enlève mais malheureusement pour moi elle porte un t-shirt en dessous donc elle a toujours de l’avantage sur moi. On continue puis je perds à nouveau. Je commence à avoir pas beaucoup de cartes, je suis mal partie pour gagner.

« Mais ce n’est pas possible, tu as trop de la chance »
« Et oui que veux-tu en plus tu as mis un enjeu. Bon alors maintenant tu dois enlever ton jean… »
« Ah oui et maintenant je vais me retrouver nue devant toi »
« Non tu auras encore tes sous-vêtements »
« Autant dire pas grand-chose »
« Et ne me dis pas que ça te gène vu comment tu n’es pas pudique »
« Mais si je suis pudique »
« Mouais, on n’est pas pudique quand on fait un strip tease dans un bar devant près de 200 personnes »
« Quoi ? Qui t’as dit ça ? »
« Emma »
« Je vais la tuer. »
« Bon tu l’enlèves ce pantalon ? »
« Ok c’est bon. Deux secondes… »

Je me lève, tout en regardant Marie dans les yeux, j’ouvre le bouton de mon jean, la braguette puis je descends tout doucement et sensuellement mon jean le long de mes jambes et je finis par le jeter sur Marie.

« Intéressant.. Il va falloir que tu me fasses un strip tease un de ces quatre car rien que la façon d’enlever ton pantalon me fait saliver. »

J’éclate de rire puis je me rassois et je reprends mon jeu en main. On recommence et c’est Marie qui perd la prochaine bataille. J’ai une petite idée de gage qui va changer et qui va en même temps me venger.

« Bon et bien tu dois me laisser enlever ton t-shirt »
« Quoi ? Mais je peux l’enlever seule »
« Je sais mais ce n’est pas mon gage alors tu me laisse faire et surtout tu n’as pas le droit de me toucher »

Elle proteste par un grognement. Je m’approche d’elle, je me mets à genou devant elle, je pose mes mains sur sa taille, je glisse mes mains sous son t-shirt, j’attrape le bas de celui-ci et je remonte tout doucement en la caressant en même temps. Elle pousse un soupir de bien-être. Je prends exprès mon temps pour remonter vers sa tête et finalement je lui enlève le t-shirt puis je me lève et je reprends ma place. Je ris quand je vois dans son regard de la frustration, elle aurait aimé aller plus loin mais tout le plaisir et là. En plus je compte sur elle pour se venger. On reprend le jeu et encore une fois je perds.

« Hum qu’est ce que je viens bien pouvoir de donner comme gage… Ah j’ai trouvé, tu dois me laisser enlever ton soutif »

Ah la garce elle a bien trouvé comme vengeance. Elle s’approche de moi et me demande de me tourner vers elle, elle se met à genou devant moi. Puis elle commence à baisser mes bretelles de soutif non pas avec les mains mais avec sa bouche. C’est sûr elle va me rendre folle… Elle approche la bouche du côté gauche, elle capture ma bretelle avec la bouche et elle descend doucement tout en laissant traîner sa langue sur mon bras. Je sens des papillons dans mon ventre puis mon bas-ventre s’échauffe. Elle fait pareil avec la bretelle droite. Une fois fini elle glisse un main dans mon dos puis elle le dégrafe tout en le maintenant de l’autre main. Et enfin elle pose les mains sur mes seins, elle les caresse un petit moment avant de retirer complètement mon sous-vêtement. Je suis toute excitée et j’essaye de l’embrasser mais elle proteste et regagne sa place. J’essaye de reprendre mes esprits mais c’est un peu difficile surtout en la voyant à demi nue en face de moi.

On reprend le jeu et je m’aperçois qu’il me reste une dizaine de cartes tout au plus. Pendant un long moment il n’y a pas de bataille et je perd des cartes à vu d’œil. Ah enfin une bataille ! Et Marie perd ! Je lui dis alors de me laisser enlever son pantalon. Je lui demande de se lever, je pose les mains sur ces fesses puis je déboutonne son pantalon et le fait descendre doucement avec ma bouche j’embrasse la peau que je découvre. Marie commence à trembler mais très vite j’arrive à la fin et je me détache d’elle. Son souffle est court, le mien aussi. On ne va pas résister longtemps si ça continue.

On reprend le jeu mais au bout de quelques minutes je perd ma derniere carte.

« J’ai gagné »
« On dirait oui »
« Bon et bien tu as le droit à un gage »
« Ah non on n’avait pas dit que la perdante avait un gage on a juste dit que quand on perdait une bataille »
« Mais non la perdante aussi »
« Non »

Je me lève et fais mine de partir.

« Viens ici »

Marie m’attrape et me fait tomber sur le canapé, elle se place alors au dessus de moi.

« Tu es à moi maintenant »

Elle m’embrasse avec passion, elle pose ses mains sur mes seins, elle me caresse, elle titille mes tétons en les pinçant tendrement ou fortement. Sa bouche quitte la mienne et elle embrasse mon cou puis elle le mordille. Je perds totalement le contrôle, je n’ai plus qu’une envie qu’elle me caresse encore et encore jusqu’à la délivrance finale. Puis elle pose sa bouche sur mes seins et sa main descend sur mon entrejambe, elle me caresse au dessus de mon shorty. Je me cambre pour aller à la rencontre de sa main. Je perds totalement la notion de l’espace et du temps, je me laisse aller à ses caresses, à ses baisers. Sa main passe sous mon shorty et elle me caresse quelques instants mais rapidement elle rentre en moi. Elle met deux doigts en moi et commence des va et vient. Je me laisse aller, je vais à la rencontre de ses doigts, je suis dans un monde à part, je sens les prémices du plaisir faire son apparition.

« Je… vais… jouir.. »
« Vas-y mon ange »
« Mon dieu… c’est… bon »

Et je laisse échapper un cri de plaisir quand l’orgasme me prend, je tremble de tout mon corps. Pendant plusieurs minutes je perds la notion de tout. Marie me prend dans ses bras et je m’endors rapidement épuisée par ce violent orgasme.
________________________________
Pas trop chaud?
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 23:51

Ah non mais.. c'est toi la garce! mdr

" pas trop chaud? " sadique va !!!

pense aux célibataires de longue durée ! xD
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 6 Sep - 23:58

N'Awen a écrit:
Ah non mais.. c'est toi la garce! mdr

" pas trop chaud? " sadique va !!!

pense aux célibataires de longue durée ! xD

Moi une garce Sad

Oui j'avoue c'était sadique là.. Very Happy

Ben j'y pense justement..
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 1:20

AH ben nonnnnn!!
merci vico Very Happy heureuse que tu es pris la decision de continuer Smile
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 2:23

Merci Vico pour avoir tout remis, plus la suite ! Very Happy (ça m'évitera une grève la faim... Je suis pas très douée pour ça...)
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 6:24

Bonjour Vico, je ne suis pas encore intervenue car je veux me poser pour lire ton récit. Mais je vais revenir Laughing
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 7:59

Merci pour la suite ^^
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 15:46

sosso22 a écrit:
AH ben nonnnnn!!
merci vico Very Happy heureuse que tu es pris la decision de continuer Smile

Merci Sosso, je suis contente que tu sois ravie de me relire

lebleulezard a écrit:
Merci Vico pour avoir tout remis, plus la suite ! Very Happy (ça m'évitera une grève la faim... Je suis pas très douée pour ça...)

Oui je m'en aurais voulu si tu avais fait une gréve de la faim Very Happy
Merci à toi

emilie2012 a écrit:
Bonjour Vico, je ne suis pas encore intervenue car je veux me poser pour lire ton récit. Mais je vais revenir Laughing

Prends ton temps pour me lire Wink

devile a écrit:
Merci pour la suite ^^

Merci à toi
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 15:51

Allez une petite suite pour vous Wink.

Bonne lecture en plus elle est très longue cette suite..
_____________________________________
Chapitre 42

Je suis sur le canapé quand je me réveille, Marie n’est plus avec moi, mais une couverture est posée sur moi, je regarde l’heure il est déjà 20h30. Je me lève donc, je ramasse mon t-shirt et mon shorty que j’enfile et je pars à la recherche de Marie que je trouve dans la cuisine. Elle me tourne le dos, elle s’est complètement rhabillée, je m’approche d’elle, je la prends dans mes bras en déposant un baiser dans son cou.

« Ca y est. Tu es réveillée ? »
« Je suis désolée de mettre endormi, ça fait un peu mufle »
« Mais non et puis comme ça j’ai eu l’impression d’être une déesse au lit »

Elle rit.

« Mais tu l’es, n’en doute pas »
« Merci »
« Tu fais quoi ? »
« Et bien pendant que Mlle dormait, j’ai commencé à faire à manger »
« Très belle initiative, femme »

Elle se retourne et me repousse

« Je ne te connaissais pas macho »
« Normal j’ai caché mon jeu sinon tu n’aurais pas craqué pour moi »

On se regarde puis on éclate de rire.

« Je peux t’aider ? »
« Non j’ai presque fini mais tu peux mettre la table »

Je dépose un baiser sur ses lèvres

« Bon c’est bien parce que c’est toi car sinon ce n’est pas à moi de faire ça »

Elle me donne un coup sur l’épaule et elle fait la tête de quelqu’un qui est fâchée mais ça ne marche pas avec moi et je ris. Je me détache d’elle, je vais pour prendre les assiettes quand je vois du coin de yeux Marie qui me regarde.

« Tu aurais pu au moins mettre ton jean au lieu de te balader à moitié nue »
« Pourquoi tu n’aimes pas ? »
« Bien sûr que si mais je vais avoir du mal à me concentrer sur les casseroles moi »
« Pff »

J’arrive à mettre la table, Marie n’arrête pas de me regarder du coin de l’œil puis on passe à table. Comme d’habitude on discute beaucoup en mangeant, c’est bizarre car on se connaît depuis quelques mois maintenant et on a toujours des trucs à dire, ça ne m’est jamais arrivé avant. Apres le repas, on débarrasse puis on décide d’aller dormir de bonne heure mais avant j’ai une petite idée, comme je sais que Marie est un peu fatiguée, ça serait une bonne idée qu’elle prenne un bain. Pendant qu’elle finit quelque chose dans la cuisine je monte faire couler un bain. Puis une fois fait, je redescends, Marie se trouve dans le salon a regardé son agenda, je m’approche d’elle, je lui enlève son agenda des mains que je pose sur la table, puis je passe une main sous ses genoux et une autour de sa taille et je la soulève.

« Eh tu fais quoi là. »
« Tais toi et accroche toi à moi, tu verras bien »
« Ok »

Elle passe ses mains autour de mon cou et elle en profite pour m’embrasser.

« Arrête sinon je n’arriverai pas à monter et je vais te lâcher »
« Tu ne ferais pas ça quand même »
« Mais si »

Je monte les escaliers puis j’arrive dans la salle de bain, Marie est collée contre moi. Quand elle voit le bain, son visage s’éclaire de bonheur.

« Non ? Tu m’as fait couler un bain. Très belle initiative »
« Tu vois que je ne suis pas si macho que ca »
« Non c’est vrai. Merci »
« Mais de rien. Allez rentre dans ton bain »
« Tu ne veux pas me déshabiller ? »
« Si je fais ça tu ne vas pas prendre un bain reposant »
« Et bien tant pis »
« Comme tu veux »

Je m’approche d’elle, j’attrape son pull et son t-shirt que j’enlève en même temps, j’ouvre alors son pantalon et je le descends le long de ses jambes. Ensuite je lui enlève son soutien-gorge. Et enfin sa culotte puis je la reprends dans mes bras et je la dépose dans le bain.

« C’est divin. Merci »
« Mais de rien »

Je me dirige vers la porte pour la laisser tranquille.

« Et tu vas où comme ça ? »
« Et bien je te laisse profiter de ton bain »
« Non viens avec moi »

Je souris car je me doutais qu’elle me demanderait de la rejoindre et bien sûr j’en mourrais d’envie. Je m’empresse de me déshabiller ce qui me prend que quelques secondes vue le peu de vêtements que je porte puis je la rejoins. Aussitôt Marie vient s’installer dans mes bras, on reste pendant quelques minutes sans parler puis comme d’habitude quand on se retrouve nues, les choses dérivent et c’est à mon tour de lui faire plaisir. Je caresse ce corps que je commence à bien connaître, je l’explore à nouveau dans les moindres recoins, elle est tellement magnifique que je ne me lasserais jamais d’elle. Je la caresse jusqu’à ce qu’elle se laisse aller au plaisir.

Âpres ce bain extraordinaire on finit par se coucher dans les bras l’une de l’autre. Je suis couchée sur le dos et Marie à la tête posée sur mon épaule, son bras sur mon ventre, elle s’endort assez rapidement. Moi j’ai beaucoup plus de mal, je ne me lasse pas de la regarder, encore et encore.

A 6h30, le réveil se met à sonner. Marie l’éteint rapidement en espérant qu’il ne m’a pas réveillée. Je fais alors semblant de dormir, elle dépose un baiser sur mon épaule et elle essaye de se lever sans me réveiller. Je souris devant la difficulté qu’elle semble avoir à retirer mon bras de sa taille. Finalement elle y arrive et se lever. Cinq minutes plus tard, j’entends l’eau coulée dans la salle de bain. Vu que je suis réveillée je décide de me lever et de préparer le petit dej’. Je suis alors dans la cuisine quand j’entends Marie descendre puis elle apparaît dans la cuisine, un air de surprise sur le visage.

« Qu’est ce que tu fais là. »
« Et bien je suis entrain de sortir le pain »
« Ah très drôle. Pourquoi tu t’es levée, tu aurais dû rester au lit ? »

En parlant, elle s’approche de moi.

« J’ai été réveillé par le réveil et donc autant prendre le petit déjeuner ensemble, c’est mieux pour démarrer la journée. Non ? »
« Oui c’est sûr. Merci »

Je la prends dans mes bras.

« Mais de rien. J’ai le droit à un baiser pour m’être levée aussi tôt ? »
« Alors comme ça tu t’es levée rien que pour un baiser, c’est purement stratégique.. »
« Tout à fait »
« Et bien tu vas être déçue car je n’ai pas envie de rentrer dans ta stratégie »

Elle sourit puis elle s’écarte de moi.

« Alors, on le prend ce petit dej’ ? »
« Même pas drôle, tout est prêt assis toi »

Je fais mine d’être vexée puis je me retourne pour faire chauffer mon bol. J’entends Marie rire et elle se sert contre mon dos.

« Alors tu es vexée ? »
« Non pas du tout, j’ai juste remarqué que tu ne veux pas m’embrasser, c’est tout »
« Ce n’est pas que je ne veux pas mais si je le fais, tu vas en profiter et tu vas croire que tu peux arriver à tes fins »
« Ah bon ? Mais je le crois déjà… »
« Ah oui ? »

Je me retourne puis je passe mes bras autour de sa taille.

« Mais oui comme maintenant, j’ai envie de toi et je sais parfaitement que je peux t’amener à faire ce que je veux »
« Tu ne sais pas que quand j’ai décidé quelque chose je n’y tiens ? Et là j’ai décidé de résister et je le ferrais »

J’éclate de rire

« Je ne sais pas pourquoi mais je ne te crois pas »

Je vais pour l’embrasser mais elle se détache de moi puis elle prend la cafetière et va s’asseoir

« C’est facile de résister quand on fuit »

Elle me sourit. Je récupère mon bol puis je m'assois en face d'elle et je décide de jouer un peu. J'approche mon pied de sa jambe et je commence à remonter le long de sa jambe.

« Arrête ça tout de suite »
« Pourquoi tu commences à faiblir? »
« Pas du tout c'est juste que je n'arrive pas à boire mon café »
« Mais bien sûr... »
« Tu fais quoi aujourd'hui ? »

J'éclate de rire.

« Et bien quel changement de sujet... Pour te répondre, je vais rentrer chez moi pour voir si je n'ai pas de courrier puis je pense allez courir. Apres je vais voir si Clara ou Viviane sont disponibles pour manger avec moi et enfin je vais aller faire du karaté et toi? »
« Moi? Dure journée. Ce matin, j'ai une réunion pour la correction des examens des premières années. Et cette aprem, j'ai réuni mes chargés de TD pour voir comment se passe leur correction et pour parler du deuxième semestre. Bref, je suis en réunion toute la journée »

Pendant qu'elle parle ma jambe continue de monter et de descendre le long de ses jambes, une fois la droite puis une fois la gauche. Je vois que sa respiration s'accélère un peu, je sens qu'elle est à deux doigts de perdre le contrôle.

« Et ce soir tu fais quoi? »
« Pour l'instant rien. Et toi? »
« Elodie m'a envoyé un message, elle propose de faire un restaurant »
« OK cool pour toi. On se verra demain »
« Non, je veux que tu vienne avec moi. Enfin, si ça ne te dérange pas? »
« Tu es sûre? »
« Oui, j'ai envie que tu la rencontres même si tu l'as déjà vue à l'hôpital mais ce n'est pas pareil »

Pendant qu'elle parle, elle se lève et range son bol.

« Mais bon je ne veux pas te forcer, si tu ne veux pas tant pis »

Je me lève à mon tour et je la prends dans mes bras en la forçant à me regarder dans les yeux car elle essaye de fuir mon regard, ce qui montre que c'est important pour elle.

« Je serais ravie de venir »

Son visage s'éclaire de joie, je l'embrasse, elle répond à mon baiser. Nos langues se trouvent, se taquinent, s'emmêlent... Ma main s'est glissée sous son haut et je lui caresse le dos. Apres quelques minutes, elle s'écarte de moi, elle a le souffle court et dans ses yeux il y a cette étincelle de désir que je commence à bien connaître.

« On ne peut pas aller plus loin, je dois y aller... »
« Tu vois que tu as du mal à me résister »
« Mais non puisque je suis en train de le faire. Allez je dois aller chercher mes affaires car sinon je vais être en retard »

Elle va pour sortir de la cuisine quand je lui lance :

« Courage fuyons... »

J'entends alors son rire me répondre. Je souris tout en débarrassant le petit dej'. Une fois fini, j'entends Marie descendre les escaliers, je vais donc dans le couloir. Elle est en train de mettre son manteau. Je vais l'aider et j'en profite pour déposer un baiser dans son cou juste en dessous de son oreille. Je sais qu'elle adore que je l'embrasse à cette endroit, mes mains caressent son dos, elle pousse un soupir.

« S'il te plait arrête, je n'ai vraiment pas le temps »
« J'arrête si tu avoues que tu n'arrives pas à me résister »
« Ok tu as gagné »
« Que veux-tu je suis irrésistible »
« Mouais... Et modeste avec ça. Allez je file »

Elle me prend la tête dans ses mains et elle m'embrasse doucement. Je l'entoure de mes bras.

« Merci pour ce petit dej'. Allez j'y vais, je te tiens au courant pour ce soir. Je t'aime »
« Moi aussi. Passe une bonne journée »
« Toi aussi Mon Ange »

Elle dépose un dernier baiser sur mes lèvres et elle part. Je reste quelques minutes dans le couloir puis je décide enfin de bouger quand j'entends mon portable sonner. Je monte prendre mon portable. Nouveau message de Marie

« Tu as vu que je sais te résister »

J'éclate de rire, elle veut toujours avoir le dernier mot. Je lui réponds que c'est parce que je l'ai bien voulu car elle allait être en retard. La matinée se passe tranquillement, je vais chez moi pour le courrier mais aussi pour me retrouver un peu dans mon appartement. Puis je vais courir 1h30, je prends ma douche et je m'installe à mon appuie de fenêtre pour lire, un roman que j'ai eu ce matin au courier. Vers midi je reçois un message de Marie.

« Ca me fait bizarre de ne pas te voir après 2 jours avec toi. Tu me manques. Je t'aime »

Je lui réponds : « Toi aussi tu me manques, je pense à toi, je t'embrasse fort. Bonne après midi »

Je ne mange pas avec Clara ou Viviane car elles étaient toutes les deux occupées ce midi donc je reste chez moi avec mon livre ce qui me fait du bien, ca permet de décompresser après le stress des examens. A 14h j'ai un nouveau message de Marie

« Pour ce soir, ça te dérange si on fait un resto avec mes meilleures amies ? Il y aura Lina et son mari, Elodie et son copain, Claudine et Laureen et toi et moi. Si tu ne veux pas ce n'est pas grave »
« Avec grand plaisir même, j'ai envie de rencontrer tes amis. Dis moi où et quand et je serais là. »
« Merci, ça compte beaucoup pour moi. Rendez-vous à 19h chez Gino, rue Solferino à Lille. A tout à l’heure Mon Ange. »
« A ce soir ma puce je t’embrasse »

Alors ce soir je vais rencontrer les amis de Marie, un peu stressant mais bon on verra. Vers 15h30, je pars au Dojo. Je commence à m’échauffer quand Laura, une amie, me propose un combat, j’accepte et 5 minutes après le combat commence. Bien sûr c’est un entraînement donc on retient les coups mais le combat est agréable et je finis par gagner. On fait alors une pause en buvant un verre au bar du club, Laura me parle de ses amours et notamment de son nouveau copain. J’ai toujours eu du mal à suivre avec elle car elle change souvent. On discute un peu dans on est interrompue.

« Hey, Pauline ça fait longtemps »
« Salut Pablo. C’est vrai que ça fait longtemps, vu que tu ne viens plus le samedi »
« Et non je suis de garde le samedi »

Pablo est mon ex-partenaire d’entraînement. On s’entraînait toujours ensemble, mais il est devenue flic et donc il bosse le samedi.

« On se fait un petit combat comme au bon vieux temps ? »
« Avec plaisir comme ça je vais encore gagner. Tu sais que j’aime gagner contre toi Pablo »
« Mouais je suis plus fort qu’avant »
« On verra ça »
« Bon je vais me changer et m’échauffer »

Dix minutes plus tard, je retourne dans la salle où je m’échauffe un peu. Puis le combat commence. Rapidement je m’aperçois qu’il a un peu changé de style. Avant c’était un bourrin comme on dit, il enchaînait les coups le plus fort possible, moi je suis plus en finesse et en rapidité. Mais bon ça ne m’empêchais pas de gagner souvent contre lui car j’esquivais ses coups pour ensuite lui en donnait. Aujourd’hui il semble avoir compris que la force ne fait pas tout. On s’échange pas mal de coup. Ce combat est plaisant.

Pablo est en train de perdre, il le sait alors il tente un geste pour sans sortir et il fait un coup de pied rotatif qui atterrit en plein dans mon genou gauche. Je sens alors une douleur aigue se propager dans ma jambe, je tombe.

« Aie ! Merde Pablo mon genou. Tu sais qu’il est fragile »
« Je suis désolé j’ai oublié. Viens je vais t’aider à te relever »

Il me prend la main puis je me relève. Mais j’ai mal quand je m’appuie sur ma jambe.

« Bon le combat est fini pour moi, j’ai trop mal. Je vais aller me changer. Tu peux m’apporter de la glace ? »
« Ok j’y vais »

Je me dirige vers les vestiaires tout en boitant fortement. Mais bon je ne suis pas inquiète car j’ai tellement eu des problèmes avec ce genou que j’ai l’habitude. Pablo revient avec de la glace, j’enlève le pantalon de mon kimono et je la pose sur mon genou puis on discute, il me parle de son boulot, de son copain et moi je lui parle de Marie.

« Non tu es cassée maintenant ? Pas possible »
« Et si d’ailleurs je vais au restaurant avec elle ce soir »
« A quelle heure ? »
« 19h »
« Tu feras bien de te dépêcher car il est 18h50 »
« Quoi ? Mince, je dois encore prendre ma douche »

Je me lève précipitamment et je pousse un cri de douleur.

« Ca va ? »
« Bof mais ça va passer. Bon allez je vais à la douche »
« Moi je vais te laisser, encore désolé pour ton genou si tu as besoin de quelques choses appelle moi »
« Pas de problème »

Pablo sort et moi je me dirige sous la douche. A 19h05 je sors du Dojo. Mon genou me fait très mal, en plus il est enflé car j’ai eu du mal à enfiler mon jean. J’espère que pour conduire ça ira. Je monte sur la moto avec difficulté car je dois m’appuyer sur ma jambe gauche. Puis je démarre et je pars, j’ai un peu de mal à passer les vitesses à cause de mon genou puisque les vitesses se passent avec une pédale qui est à gauche, mais bon je n’ai pas le choix. Je vais être en retard pour rencontrer les amis de Marie, ca ne le fait pas du tout. Je sens mon portable vibrer dans ma poche, ça doit être Marie qui se demande ce qui je fais. J’accélère encore plus malgré la douleur.
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 17:58

Je sais pas pourquoi mais je sens que tu vas encore les martyriser ces pauvres personnages ...
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 18:12

J'me faisais la même réflexion... lol
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 20:27

devile a écrit:
Je sais pas pourquoi mais je sens que tu vas encore les martyriser ces pauvres personnages ...

N'Awen a écrit:
J'me faisais la même réflexion... lol

Moi?? Je ferais ça moi??
*Ange*
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 21:51

hummm mouai moi je dis qu'il va y avoir ambrouille ou un accident ou .........chépa ...mais en tout cas tu as le chic pour t'arrêter au bon moment Wink bien joué vico Wink
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 22:38

Vico nous fait pas croire que t'es un ange on sait que tu aimes faire de leur petite vie un véritable enfer.
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 23:19

Mais si je suis un ange.. La preuve je vais vous poster la suite..

Bonne lecture Wink
____________________________________________________
Chapitre 43

15 minutes plus tard, je m’arrête devant le resto, je descends de moto en me crispant face à la douleur. Bon il faut que j’essaye de passer outre et il faut que j’évite de boiter car premièrement Marie va s’inquiéter et deuxième pour une première rencontre ça ne le fait pas trop. Je rentre dans le restaurant et un homme s’approche de moi.

« Bonsoir j'avais rendez-vous avec des amis à 19h »
« Ah! Vous devez être Pauline, la copine de Marie ? »
« Étant donné que je m'appelle Pauline et que ma copine s'appelle Marie alors ca doit être ca »
« Enchanté moi c'est Gino et je suis le patron de ce restaurant »
« Enchantée »

On se serre la main.

« Venez, ils sont en haut. Autant vous dire que vous êtes attendue comme le messie, ils n'arrêtent pas de parler de vous »
« Je ne sais pas si je dois m'en inquiéter »
« Non pas du tout, j'ai entendu que du bien de vous »
« Mais bon vous n'avez pas été la tout le temps »
« C'est sûr »

On sourit puis on monte les escaliers, j'ai un peu de mal à monter avec mon genou mais j'y arrive. Je repère immédiatement la table où je suis attendue, vu qu'il n'y a personne d'autre, quatre personnes me tournent le dos d'où je suis et trois personnes se trouvent en face d'eux. Il s'agit de Lina, Marie et Elodie. Une place vide sépare Marie d'Elodie. Ils nous ont pas vu arrivé et continue de parler, je saisis un bout de la conversation.

« Je me demande ce qu'elle fait, ce n'est pas dans son genre d'arriver autant en retard. Elle est toujours en retard mais de quelques minutes pas de 20 minutes. En plus elle ne répond pas quand je l'appelle » dit Marie
« Peut-être qu'elle a changé d'avis et qu'elle ne va pas venir » dit une voix que je ne connais pas.

Je vois Marie qui doute légèrement. Alors ainsi elle croit que je pourrais ne pas venir ? Gino interrompt la conversation.

« Mais non elle est là, votre dernière invitée »

Toutes les têtes se retournent vers moi. Le visage de Marie s'éclaire.

« Bonsoir. Désolée pour le retard, j'ai eu un petit problème »

« Ce n'est pas grave, ça arrive » me répond Lina en se levant et en s'approchant de moi pour me faire la bise. Je suis un peu surprise mais je l'embrasse

« Bonsoir comment tu vas ? »
« Bien et vous ? »
« Ah non tu me tutoies, on est entre amis et pas à la fac »
« Ok, comme vou... tu veux »
« Je te présente mon mari, François »

Elle me montre l'homme assit juste en face d'elle, il se lève et me fait la bise.

« Bonsoir » me dit-il
« Bonsoir »
« Enchanté de te connaître, j'ai beaucoup entendu parler de toi »
« En bien, j'espère ? »
« Oui rassure toi »

Je continue mon tour de table et je passe à la personne à cote de François que je connais puisqu'il s'agit de Claudine, on s'embrasse et je dis bonjour à Laureen qui est à coté d'elle. Puis vient le tour d'un homme que je ne connais pas.

« Bonsoir » me dit-il en se levant
« Bonsoir alors si j'ai bien tout suivi, tu dois être Romain, le copain d'Elodie »
« Oui c'est moi, bien joué »
« En même temps c'était simple »
« C'est sur »

On s'embrasse puis je contourne la table, Elodie se lève et à ma grande surprise elle me prend dans ses bras pour me dire bonjour. Une fois cette étreinte terminée, je me retourne vers Marie. Tout le monde s'est assis, Marie se lève. Je ne sais pas trop si elle est pour les embrassades en public, je ne sais pas trop quoi faire puis je me rappelle qu'elle m'a embrassée en dansant devant au moins 100 personnes donc là devant ces amis ça devrait aller et en plus il n'y a personne d'autre. Je m'approche donc d'elle et je l'embrasse doucement. C'est un baiser léger car je ne vais pas l'embrasser à pleine bouche devant ses amis

« Bonsoir ma puce alors bonne journée? »
« Bof que des réunions et toi? »
« Plutôt bonne mais pas excellente car une personne m'a manquée »

Elle sourit en comprenant que je parle d'elle. Elle s'assoit, je pose mon casque contre le mur, je retiens un cri de douleur en me baissant, j'enlève mon blouson et je le pose près sur le dossier de ma chaise. Puis je m'assois et je ressens une vive douleur, je ne peux que laisse échapper un cri de douleur.

« Aie!! »
« Qu'est ce qui se passe ? » me demande Marie
« Rien j'ai un peu mal au genou, c'est pour ça que je suis en retard »
El : « Tu as fais quoi pour avoir mal au genou ? »
« Et bien c'est à cause de Laura et de Pablo, ils m'ont épuisées »
« C'est qui Laura ? »

Je rigole car Marie a démarré au quart de tour et en plus elle s'en fout de Pablo.

« C'est une amie du karaté, en faite j'ai fait un combat contre elle, que j'ai gagné par immobilisation, d'ailleurs et.. »
« Attends immobilisation, c'est bien ce qui consiste à rester allongé au dessus de la personne pendant un temps défini ? »
« Oui c'est ça »
« Et bien je comprends que tu as passé une bonne journée à rester allongée sur une fille »

Toute la table se met à rire, Marie a un grand sourire ce qui me permet de comprendre qu’elle plaisante.

« Bon bref après ce combat, on était entrain de prendre un verre quand Pablo est arrivé »
« De mieux en mieux après t’être allongée sur elle, tu prends un verre avec elle »
« Que veux-tu, il faut bien récupérer après l’effort. Bon alors après j’ai fait un combat avec Pablo mais comme j’étais fatiguée, je n’ai pas fait gaffe résultat, j’ai pris un coup de pied rotatif en plein dans mon genou. J’ai du mettre de la glace, c’est pour ça que je suis en retard »
Elodie : « Tu veux que je regarde ton genou ? »
« Non ça ira, j’ai l’habitude mais merci »

A ce moment-là, la serveuse arrive avec des boissons.

« J’ai pris l’initiative de commander pour toi, mon Ange, j’espère que ça ne te dérange pas. Je t’ai pris un coca »
« Ca ne me dérange pas du tout, tu as bien fait. Merci »

Sa main gauche est posée sur la table, je pose la mienne sur la sienne, nos doigts s’entremêlent et Marie me sourit montrant qu’elle apprécie mon geste. Il faut dire que c’est presque un besoin pour moi de la toucher, son contact m’a manqué toute la journée et je ne peux rester à coté d’elle sans lui tenir la main.

« Alors vous prenez quoi Mlle ? »

Je regarde la serveuse et je m’aperçois qu’elle attend ma commande et moi plongée dans mes pensées, je ne l’ai même pas entendue. En plus, je n’ai même pas regardé la carte.

« Tu prends quoi ma puce ? »
« Des tagliatelles au saumon, elles sont délicieuses »
« Bon et bien la même chose pour moi »

Une fois nos commandes passées, la serveuse s’éloigne.

« Alors dites moi comment vous vous connaissez tous ? ».
Lina : « Marie ne t’a pas parlé de nous ? »
« Si bien sûr mais je ne sais pas comment vous vous connaissez d’après ce que j’ai compris certains d’entre vous on était au lycée avec Marie mais je ne sais pas qui »
Laureen : « Et bien Marie tu as honte de nous ? »
Marie : « Pas du tout sinon je ne vous aurais pas présentés »
Laureen : « C’est vrai. Bon alors Pauline pour répondre à ta question. Marie, Elodie, Laureen et moi, on était au lycée ensemble. On s’est rencontré en seconde et on est restées ensemble jusqu’au bac. On était inséparables, toujours fourrées ensemble »
Lina : « On en a fait des conneries quand même »

Et là les quatre filles se mettent à raconter des souvenirs qu’elles ont en commun. Comme les soirées ou les tours qu’elles ont jouées au prof. Je découvre une autre facette de Marie car j’ai toujours pensé qu’elle avait été une élevé modèle et là je découvre une autre personne bien que d’après ce que je comprends c’est les autres qui l’entraînaient et elle, elle était plus du genre à étudier. Mais bon quand elle est partie, elle se lâche si je comprends bien. Puis elles se mettent à parler de leurs nombreux carnavals de Dunkerque.

« Ah oui c’est vrai que tu es de Dunkerque mais alors comment vous avez toutes atterries à Lille ? »
Laureen : « C’est simple à cause des études. Moi après le bac j’ai été accepté dans une école de commerce de Lille »
Elodie : « Moi je voulais faire la fac de médecine de Lille »
Lina : « Et Marie et moi on voulait faire la fac de droit et comme Lille est plus réputé que la fac de Dunkerque alors on a choisi de venir à Lille et on a pris un appartement à quatre à deux pas d’ici et donc ce restaurant est devenu notre QG »
Pauline : « Vous êtes restées longtemps en colloc ? »
Marie : « Quatre ans après elles m’ont quittée pour vivre avec leur chéri(e) »
Laureen : « Je te signale que toi aussi tu es partie vivre avec quelqu’un »
Marie : « oui c’est vrai et j’aurai mieux fait de m’abstenir.. Mais bon aujourd’hui je devrais la remercier »
Elodie : « Comment ça ? »
Marie : « Et bien sans elle je ne me serais pas rapprochée de Pauline et je ne pense pas qu’on serait ensemble aujourd’hui »

En disant ça, elle me regarde avec tendresse, je me sens fondre sous son regard qui signifie tellement de choses, amour, reconnaissance, tendresse.

Romain : « Attend je ne comprends pas. Vous vous êtes rencontrées à la fac donc que vient faire Lucie là dedans ?
Marie « Oui on s’est rencontrées à la fac mais en faite on s’est rapprochées au bar où Pauline travaille. J’étais venue passer la soirée avec Claudine et Laureen et en faite Lucie était là alors j’ai paniqué et je suis sortie en courant et en pleurant. Pauline est venue me rejoindre, elle m’a consolé puis elle a eu la brillante idée de me venger. Vous aurez vu comment elle a cassé Lucie, c’était génial. Je crois que si je n’étais pas déjà amoureuse d’elle dès le départ, je serais tombée sous son charme immédiatement »

Je suis touchée par ce qu’elle vient de dire, je serre un peu plus sa main dans la mienne pour lui montrer ce que je ressens.

Lina : « Et bien j’aurais aimé voir la tête de Lucie »
Romain : « Moi aussi »
Claudine : « C’est vrai que ça valait le coup d’œil »
Lina : « C’est bien Pauline d’avoir pris la défense de Marie »
« Tout le plaisir est pour moi »

Avant l’arrivée des plats j’ai envie d’aller aux toilettes donc je me lève en grimaçant.

Marie : « Tu vas où ? »
Pauline : « Tu es bien curieuse, je vais aux toilettes, là »

Je m’éloigne de la table tout en boitant assez fortement. Quand je ressors, je vois Laureen appuyer sur le lavabo. Je suis surprise de la voir.

« Je voudrais te parler seule à seule »
« Je t’écoute »
« Voila je voudrais savoir à quoi tu joues avec Marie ? »
« C'est-à-dire »
« Ecoute je te connais bien, tu es une séductrice moi-même je suis tombée dans tes filets… »
« C’est quoi cette histoire ? Vous avez eu une liaison ? » Dit une voix que je reconnaîtrais entre mille. Marie…
« Pourquoi vous ne me l’avez pas dit ? Vous vous êtes bien foutue de moi ! »

Elle fait demi-tour et sort de la pièce.
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 23:34

hooo non !! qu'est ce qu'elle vient foutre la merde elleeu!!pfff.. Sad
je me disais bien aussi c'etait trop beau..
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 23:48

Et après tes pas sadique avec tes personnages?
Non seulement tu les maltraites moralement mais en plus maintenant c'est physique j'suis choquée

( ou pas)
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 7 Sep - 23:59

sosso22 a écrit:
hooo non !! qu'est ce qu'elle vient foutre la merde elleeu!!pfff.. Sad
je me disais bien aussi c'etait trop beau..

Il faut des rebondissements parfois.. Very Happy
Merci Sosso

devile a écrit:
Et après tes pas sadique avec tes personnages?
Non seulement tu les maltraites moralement mais en plus maintenant c'est physique j'suis choquée

( ou pas)

Ben c'est aussi ça la vie... Very Happy
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 0:02

Pour la peine a quand la suite? (on croirait presque que j'suis accro)
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tripleL



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 0:07

Vico,

Encore une fois une très belle suite, continue ainsi.
très belle histoire



(si je peux me permettre, à quand le chapitre 97 ailleurs? j'attend Razz


Dernière édition par laulie-la-lolie le Jeu 8 Sep - 0:22, édité 2 fois
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 0:16

devile a écrit:
Pour la peine a quand la suite? (on croirait presque que j'suis accro)

Comment tu essayes de me faire culpabiliser!!
Mais je le crois que tu es accro Wink

laulie-la-lolie a écrit:
Vico,

Encore une fois une très belle suite, continue ainsi.
très belle histoire

(si je peux me permettre, à quand le chapitre 97 ailleurs? j'attend Razz

Merci Laulie, je suis contente qu'elle te plaise Wink
Tu vas me faire rougir..

Chut! Et pas avant un moment, désolée
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 0:22

vico59 a écrit:

Comment tu essayes de me faire culpabiliser!!

Comment c'est vraiment CARREMENT pas mon style ... Ange
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 12:00

Comment t'es carrément pas crédible Devile... Razz
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 13:38

N'awen merci du soutient .... :fouet!:
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 13:44

Very Happy ( oh oui fouette moi encore ! )

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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 13:48

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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 16:24

Je suis d'accord avec N'awen, Devile Wink..

N'awen alors comme ça tu aimes être fouetté.. lol

Allez une petite suite car quelqu'un m'a convaincue de poster car ce soir je rentre tard Wink. Bonne lecture
________________________________________

Chapitre 44


« Marie attends » lui dis-je

Mais elle est déjà partie, je me précipite dehors mais mon genou me fait de plus en plus mal et donc je marche avec difficulté. Je n’arrive pas à la rattraper et elle est déjà assise quand j’arrive à la table. Elle ne lève même pas le regard vers moi, mauvais signe.. Je suis vraiment bête, pourquoi je ne lui ai pas parlé de cette histoire, je ne pensais pas que c’était important. C’était il y a tellement longtemps et ça ne signifie rien pour moi… Je m’assois à coté d’elle et j’essaye de reprendre sa main mais elle m’évite. Laureen revient quelques instants plus tard, Marie la regarde avec un regard de tueur, Claudine le remarque.

« Qu’est ce qui se passe Marie tu as un problème ? »
« Non rien »

Le repas arrive pendant un moment tout est normal, la discussion repart sur differents sujets, moi j’essaye de suivre et en même temps j’essaye de me rapprocher de Marie comme de prendre sa main, mais elle refuse tout contact et elle m’ignore complètement. Laureen me regarde avec un air désolé. Tout le monde a compris qu’il s’est passé quelque chose mais personne n’ose en parler et puis Claudine m’offre une occasion en or de tout réparer.

Claudine : « Alors Pauline parle nous un peu de toi. Tu en as fait du chemin depuis 5 ans »
Marie : « Comment ça vous vous connaissez depuis tout ce temps ? »
Pauline : « Et bien oui c’est normal vu que Claudine est une habituée du bar où je travaille depuis longtemps et comme ça fait 5 ans que j’y travaille alors voila. D’ailleurs j’ai même assisté à sa rencontre avec Laureen »

Laureen qui a compris où je voulais en venir entre dans mon jeu.

Laureen : « Tu as fait plus qu’assister c’est toi qui nous a présentées »
Lina :« Non ce n’est pas vrai ? Quelle coïncidence racontez nous »
Marie : « Oui j’aimerais bien connaître cette histoire »
Pauline : « Ok et bien je vais vous la raconter. Donc à l’époque je venais de démarrer de bosser à la boite et puis un jour j’ai rencontré Laureen et on a eu une.. Comment dire.. une »
Laureen : « relation »
Francois: « Non Pauline et toi ? »
Laureen : « Et oui mais ça n’as pas duré longtemps, une nuit à peine »
Pauline : « Oui c’est ça, c’était juste comme ça »

Je regarde vite fait Marie, elle semble un peu rassurée mais je la sens toujours tendue.

Pauline : « Alors après cette histoire on est devenue amies et donc un jour on discutait et j’ai aperçu Claudine un peu plus loin donc je les ai présentées et voila »
Laureen : « Et oui voila. Grâce à toi j’ai pu rencontrer ma femme. Merci »
Pauline : « Mais de rien »

Le silence se fait pendant quelques instants.

Marie : « Et pourquoi vous ne me l’avez pas dit avant ? »
Laureen : « Parce que ça n’a aucune importance pour nous. C’est juste une fois comme ça n’est ce pas Pauline ? »
Pauline : « Tout a fait. Et en plus j’avoue que je n’y ai plus pensé depuis longtemps »
Laureen : « Moi aussi… »

Le silence s'installe à nouveau autour de la table. Chacun semble plonger dans ses pensées.

Marie: « Ok je comprends »

La serveuse arrive et prend les desserts de tout le monde. La conversation reprend petit à petit, On parle de tout et de rien. Cependant, je ne tiens plus la main de Marie car j'ai peur de me faire remballé encore une fois, deux fois me suffit... Je suis en train de discuter avec Romain de foot quand je sens une caresse sur ma cuisse droite, je regarde c'est Marie qui a posé sa main sur ma cuisse et qui la bouge doucement. Je la regarde, elle me sourit puis elle s'approche de moi et me chuchote à l'oreille

« Je suis désolée Mon Ange d'avoir réagit comme ça. Je sais que tu as eu des relations avant moi et je comprends mais j'ai mal pris que tu ne m'en aies pas parlé c'est tout. Je t'aime »
« Moi aussi »

Elle m'embrasse doucement.

Romain : « Ça va on ne vous gène pas trop les filles? »
Marie : « Un peu mais bon on fait avec »

Tout le monde se met à rire. Les desserts arrivent, on continue à discuter. Ma main est désormais dans la main de Marie. Je suis contente qu'elle ne me fasse plus la gueule, c'est vrai que j'aurais pu lui dire avant mais je n'y ai pas pensé en fait. J'ai eu vraiment peur tout à l'heure qu'elle décide de tout arrêter entre nous mais heureusement ce n'est pas le cas. J'aime bien les amis de Marie, ils sont sympathiques. Je m'étonne quand même qu'ils ne me posent pas plus de questions personnelles. C'est généralement ce qui se passe quand quelqu'un ramène sa copine.

Lina : « Alors Pauline parle nous un peu de toi »

A cette phrase je me mets à éclater de rire et immédiatement 7 paires d'yeux se fixent sur moi.

Lina : « Je ne vois pas en quoi ma phrase peut être drôle »
Pauline : « C'est parce que j'étais en train de me dire que c'était bizarre que vous ne m'avez pas posé plus de questions sur moi »
Romain : « C'est qu'on ne voulait pas agresser d'entrer »
Elodie : « Oui et puis Marie nous a demandé d'éviter de harceler de questions alors on essaye de bien se tenir »
Marie: « Merci sœurette de le faire remarqué, il me semble que je t'avais dit de ne pas le dire »
Elodie : « Mais de rien »
Pauline: « Merci ma puce mais je n'ai pas peur des questions alors vous pouvez me demander ce que vous voulez »
Lina: « Et bien je ne sais pas moi mais parle nous un peu de toi qu'on apprenne à te connaitre »
Pauline: « Et bien il n'y a pas grand chose à dire, je suis étudiante en droit en troisième année, je ne vois pas quoi dire de plus »
Claudine : « Et bien parles nous un peu de ta famille. Tu as des frères et sœurs? »
Pauline: « Ma famille? Pas grand chose à dire. J'ai trois frères et sœurs. Mes parents ne me parlent plus depuis 5 ans et voila »
Laureen : « Pourquoi ils ne te parlent plus si tu veux pas répondre ne le fait pas »
Pauline : « Mais non ca ne me dérange pas. Alors c'est tout simplement parce que je suis lesbienne et que mes parents sont très conservateurs donc ils ne l'acceptent pas. Mon père m'a découverte au lit avec ma copine de l'époque. Résultat il m'a mise à la porte illico presto. Des fois je me dis que si la presse apprenait ça il pourrait avoir des problèmes »
Mathieu : « Pourquoi la presse? »
Pauline : « Car c'est un homme politique, il est même ministre aujourd'hui »
Lina : « Non ne me dis pas que c'est le ministre qui était député du nord et maire d'une ville à coté »
Pauline : « Et si c'est lui »
Romain : « Je n'en reviens pas, il a l'air tellement ouvert et en faite non. Comme quoi l'image publique n'est pas la réalité. Je l'ai vu à une interview il y a quelques jours. C'était une interview vérité, il parlait de sa vie, de sa famille et... Il a dit qu'il avait 3 enfants, la journaliste l'a repris en disant 4 mais il a dit qu'il ne parlait plus à un de ses enfants. C'est toi ? »
Pauline : « Oui je l'ai vu cette interview. Et oui c'est de moi qu'il parlait. Apparemment, pour lui je ne suis plus sa fille »
Marie : « Et ca t'a fait mal ? »
Pauline : « Sur le coup un peu. Même si on se parle plus il y a toujours un espoir. Mais de toute façon on n'a jamais été proche, toujours en conflit donc je m'en fiche un peu »
Elodie : « Et bien tu n'as pas du vivre des trucs facile. Te faire virer de chez toi comme ça. Tu as fait comment pour t'en sortir? Car aujourd'hui tu réussis bien, boulot, études, appartement et moto... »
Pauline: « Et bien j'ai des amis extraordinaires qui m'ont beaucoup aidé et j'ai rencontré Viviane qui m'a donné un travail, il y a 5 ans et au bout de 2 ans et demi, j'ai voulu reprendre des études et voilà. Pour la moto, je me la suis payée avec mes économies et puis j'ai eu de la chance car pour réparer son manque d'affection, mon père me payait tout ce que je voulais. Résultat, j'ai passé mon permis voiture et mon permis moto à ses frais quand j'étais encore chez eux »
Lina : « Et bien tu en as vécu des choses. Et tes frères et sœurs tu les vois encore? »
Pauline : « Alors pas mon grand frère, Pascal qui est marié et à deux enfants, d'ailleurs je suis la marraine de la dernière mais ca fait 6 ans que je ne l'ai pas vue. Il est trop influencé par mon père donc voilà. Mathieu et Anne je les vois encore et même souvent. D'ailleurs, Mathieu va se marier avec ma meilleure amie dans un an et Anne se marie au mois de juin. Ils m'ont beaucoup soutenu et on est assez proche. »

A partir delà je raconte encore quelques anecdotes puis on change de sujet. Pendant toute la conversation, Marie m'a tenu la main en la serrant de temps à autre. Elle m'a apporté son soutien et j'en suis ravie. Vers minuit, on se lève pour partir. Marie en profite pour aller aux toilettes et moi j'en profite pendant ce temps pour lui payer le repas car je sais qu'elle râlerait sinon. Quand je finis de payer elle revient.

Marie : « Alors Gino, je te dois combien? »
Gino : « Rien Miss, Mlle a payé ta part. »

Il me montre du doigt.

« Non tu n'as pas fait ça? »
« Et si »
« T'exagère... »
« Je sais »
« Merci »

Elle m'embrasse furtivement pour me remercier. Puis on sort, tous.

« Bon Pauline je suis venue avec ma voiture et je dois déposer Lina et Mathieu donc on se retrouve chez moi? »
« Tu ne veux pas que je dormes chez moi? »
« Pas du tout. Pourquoi tu le veux? »
« Non pas du tout »
« Alors parfait. A tout à l'heure »

On s'embrasse puis je fais la bise à tout le monde, ils s'éloignent et moi je monte avec difficulté sur ma moto. Deux minutes plus tard je suis partie en direction de chez Marie. Je les croise alors qu'ils marchent tous sur le trottoir, je fais une petite accélération...
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 16:36

Vico ça m'aurait étonner que tu sois pas d'accord avec N'awen ....
:[Pfff]:
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 16:46

bounce

J'savais que j'avais réussi à te convaincre, j'suis cro forte Wink

Râle pas Devile, c'est pas bon pour le coeur :p

N'empeche, je sens que ça va pas continuer a "bien se finir" moi...
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 17:05

N'awen faut la convaincre plus souvent^^
Je râle pas je m'exprime d'abord

Et puis tout comme toi je sens qui va pas tarder a y avoir une cata ...
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 17:37

N'Awen a écrit:
bounce

J'savais que j'avais réussi à te convaincre, j'suis cro forte Wink

Râle pas Devile, c'est pas bon pour le coeur :p

N'empeche, je sens que ça va pas continuer a "bien se finir" moi...

Te vente pas non mais..
Ah bon tu crois ça?

devile a écrit:
N'awen faut la convaincre plus souvent^^
Je râle pas je m'exprime d'abord

Et puis tout comme toi je sens qui va pas tarder a y avoir une cata ...

Tu as bien raison de t'exprimer Wink

Ah bon? Pourquoi penses-tu ça?
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 17:40

devile a écrit:
N'awen faut la convaincre plus souvent^^
Je râle pas je m'exprime d'abord

Et puis tout comme toi je sens qui va pas tarder a y avoir une cata ...

Mouahah j'y compte bien t'en fais pas Wink

J'aime quand t'es d'accord avec moi Cool
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 8 Sep - 18:18

Vico parce qu'on connait ta passion pour les rebondissement douloureux ^^

N'awen profite c'est tellement rare que je sois d'accord xD
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Aujourd'hui à 19:17

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Récit Lez
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