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 Récit Lez

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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Ven 16 Sep - 23:58

Coucou tout le monde,

Ne faites pas d'avis de recherche.. Je vais bien. Juste que je n'ai pas mal de choses à faire en ce moment Wink.

Allez je vous postes 2 suites pour me faire pardonné Wink. Je suis désolée, vraiment..

Bonne lecture à vous Wink

_______________________________
Chapitre 48

Un mois a passé depuis ce merveilleux moment dans le bureau de Marie. Le temps passe tellement vite quand on est heureux. Pendant ce mois, j'ai continué les cours et le boulot et j'ai consacré chaque temps libre à Marie. Tout ce passe bien entre elle et moi, c'est le bonheur complet. Bien sûr avec mon travail je ne peux pas rester autant que je veux avec elle. Par exemple je ne peux dormir avec elle dans mes bras que deux ou trois fois par semaine mais bon c'est la vie.

Aujourd'hui nous sommes vendredi 10 février, je n'ai pas vu Marie depuis mercredi midi et notre déjeuner ensemble. Car c'est devenu une habitude entre nous, on mange ensemble tous les mercredis midi, bien sûr tous ses déjeuners ne ressemblent pas au premier mais ils sont aussi agréable.. Donc nous sommes vendredi et pour une fois je ne travaille pas ce soir ni de tout le week-end car je pars en week-end avec Marie, c'est une de ses idées. Je me rappelle quand elle me l'a demandé quinze jours plus tôt.

Flashback

On est chez elle, un lundi soir, tranquillement installé dans le canapé, elle est dans mes bras et on regarde la télé mais je la sens tendu ce qui n'est pas habituelle pour elle.

« Qu'est ce qui se passe, ma puce? »
« Rien »
« Mais si il y a quelque chose, tu es tendue je le sens »
« Mais non ça va »
« J'ai fait quelque chose de mal? »
« Mais non, tu n'as rien fait je t'assure ça va »

Pendant un moment le silence s'installe mais la tension est toujours présente, je commence un peu à m'énerver car je ne sais pas ce qu'il se passe et j'ai horreur de ça.

« Bon dis moi ce qu'il t'arrive »
« Mais.. »
« Il n'y a pas de mais qui tienne. Je sens que tu veux me parler mais tu n'y arrive pas »

Je commence sérieusement à paniquer et si jamais elle veut me dire que tout est fini entre nous.. Qu'elle veut faire un break...

« Qu'est ce qui se passe? Tu veux qu'on arrête? »
« Quoi? »
« Toi et moi »
« Jamais de la vie qu'est que qui te fait penser ça? »
« Je ne sais pas c'est juste que tu as l'air de vouloir me dire quelque chose et que tu n'y arrives pas alors j'ai paniqué »
« Écoute oui c'est vrai que je dois te dire quelque chose, non en faite je dois te demander quelque chose »

Elle s'est retournée et me regarde dans les yeux. Je lis dans son regard de l'inquiétude.

« Allez dis moi ce que tu veux me demander »
« Ok tu fais quoi le week-end du 10, 11 et 12 février? »
« Et bien je bosse mon ange »
« Tu ne peux pas avoir des congés? »
« Pourquoi? »
« Et bien c'est le carnaval de Dunkerque »
« Et alors? »
« Ce week-end là comme chaque année avec les filles, on rentre chez nous pour passer le carnaval. En fait, on dort chez mes parents qui ont des chambres d'hôte et on fait la fête tout le week-end, les parents de Laureen et Lina viennent aussi, ma famille pareil.. Donc cette année, en fait on y va mais j'aimerais que tu sois là »
« Tu veux me présenter à ta famille? »
« Si tu le veux »

Je reste sans voix pendant quelque instant. Je n'en reviens pas de ce qu'elle me demande. Elle veut me présenter à ses parents et bien je suis scotchée. Je regarde devant moi en essayant d'assimiler ce qu'elle vient de me dire. Je suis émue et honorée par ce qu'elle me demande. Marie qui a mal interprète se met à parler.

« Heu si tu ne veux pas ce n'est pas grave. Ça sera une prochaine fois »
« Moi ce n'est pas ça, ma puce. C'est juste que je n'en reviens pas que tu veux me présenter à tes parents et à ta famille »
« Je t'aime mon ange. Et je veux que ma famille te découvre, je veux qu'ils savent que tu me rends heureuse comme jamais je ne l'ai été. Je sais que tu n'es pas famille mais j'aimerais beaucoup que tu viennes »
« Ma puce, je ne suis pas famille c'est vrai mais c'est parce que ma famille ne m'a pas fait de cadeau, je ne sais pas ce que s'est en fait. Je serais honorée de venir »
« C'est vrai? »
« Oui c'est vrai mais il faut encore que je vois si je peux avoir des congés »
« Oui en effet »
« J'irai voir Viviane demain »
« Je suis contente que tu veux venir avec moi. Merci. »
« Mais ne me remercie pas. C'est moi qui te remercie. »

Le lendemain je suis allée voir Viviane. Je frappe à sa porte et je rentre.

« Salut chef'! A je ne savais pas que tu étais au téléphone, je repasserais »
« Non reste » me dit-elle

Je fais un signe de tête puis je entends dire à son interlocuteur que je suis sa maitresse. Je souris, ça doit être Emma.. Alors je dis un peu plus fort.

« Tout à fait je suis sa maitresse.. »

Viviane a éclaté de rire puis elle me tend le téléphone.

« Allo? »
« Bonjour maitresse de ma femme »
« Salut femme de ma maitresse »
« Tu vas bien ? »
« Très bien et toi l'australienne ? »
« Ça va. Alors tu es en avance je crois tu commence pas dans 30 minutes »
« Ben oui mais il faut que je parle à ta femme »

A ce moment là, Viviane a pris un air d'interrogation.

« Ah bon tu dois lui demander quelque chose? »
« Oui des congés »
« Oula tu prends un risque toi »
« Et oui mais tu sais que j'aime le risque »
« Pourquoi tu veux des congés? »
« Car Marie me propose d'aller passer le carnaval chez ses parents »
« Elle veut te présenter à ses parents? »
« Oui »
« Et bien dis donc! Tu n'as pas peur? »
« Un peu mais on verra »

On discute encore un peu puis je repasse le téléphone à Viviane. Elles se dissent au revoir et Viviane raccroche.

« Alors comme ça tu veux des congés? »
« Oui je voudrais poser le 10, 11 et 12 février. La semaine d'après j'ai pas cours donc je pourrais travailler plus que prévu.. Mais bon si ça pose un problème je peux poser moins »
« Mais non il n'y a pas de soucis, Chiche »
« Yes tu es génial! »
« Je sais »

On discute encore puis je vais travailler.

J'ai annoncé la nouvelle à Marie le soir même car elle est venue à la boite avec ses amis c'est à dire Claudine, Laureen, Lina, Francois, Élodie et Romain. Je savais qu'ils devaient venir, je suis en train de bosser quand ils sont arrivés. C'est Viviane qui me l'a fait remarqué.

« Tu as vu qui vient d'arriver? »
« Où? »
« Au fond »

Je relève la tête et je vois le petit groupe, d'ailleurs ils me regardent tous à ce moment. Je leur fais un signe de la main. Puis Viviane me parle :

« Viens on va les voir »
« Ben j'ai du boulot »
« T'aura qu'à prendre leur commande »

On s'est donc dirigées vers eux on fait la bise à tout le monde. J'embrasse Marie assez furtivement. Elle me demande si je vais bien.

« Très bien même et j'ai le plaisir de vous annoncer que Viviane a accepté ma demande de congé pour le week-end prochain donc je peux venir avec vous »
« C'est vrai ? » m'a demandé Marie
« Tout à fait vrai » a répondu Viviane

Je vois alors le visage de Marie s'éclairer et la joie irradie son visage.



Retour au présent..

On est donc vendredi et ce soir on part sur Dunkerque, enfin je pars sur Dunkerque. Car Marie part avec ses amis puisque je finis à 18h10 et comme ils veulent être sur Dunkerque à 19h et bien on se rejoint là-bas. Mais bon en faite ils doivent partir vers 18h donc si ça tombe je vais les rattraper sur la route car ils partiront surement en retard comme d'habitude.

Je stresse un peu à l'idée de rencontrer sa famille mais bon on verra bien. Pour être sûr de ne pas perdre de temps j'ai pris mes affaires pour le week-end avec moi en cours comme ça je peux partir directement. L'après-midi se déroule normalement un peu stressé par la perspective des prochains jours mais bon ça va. Pour une fois le prof nous lâche en avance c'est à dire 5 minutes avant, il ne faut pas exagérer quand même mais bon d'habitude il nous garde 5 minutes de plus... Je récupère ma moto à la sortie et je pars direction Dunkerque avec divers sentiments : peur, curiosité, par rapport à ce carnaval et à sa famille, bonheur de revoir ma douce...

______________________________
Chapitre 49

Je récupère donc l'autoroute de Dunkerque. Mon esprit se vide et je profite de ce trajet. J'adore la moto, j'y ressens un sentiment de liberté des que tu roule mais qui s'amplifie avec la vitesse. J'atteins les 150km/h, je suis concentrée sur ma conduite, aucune onde négative ne vient perturber cela, mon stresse s'est envolé. Il n'y a plus que moi, ma moto, la route et le vent.

Ma peur n'est plus là. Quelle peur? Celle de la rencontre avec les parents de Marie. Je n'ai pas peur qu'ils ne m'acceptent pas car d'après ce que m'a dit Marie se sont des gens extraordinaires. Non j'ai peur parce que la famille, je ne connais pas. Je ne sais pas ce que c'est que l'amour maternel. Ma mère n'est jamais venue me consoler d'un cauchemar, me dire bonne nuit, m'embrasser avant de dormir ou me faire un câlin Qu'en a l'amour paternel c'est pareil. Je ne sais pas ce que s'est que de pouvoir compter sur ses parents, ni des parents qui te câlinent, te soutiennent, t'aiment tout simplement. Alors je ne sais pas comment je vais réagir pendant ce week-end, je vogue vers l'inconnu et c'est ça qui fait peur. J'aime maitriser les choses et là ce n'est pas le cas.

J'arrive une vingtaine kilomètres de Dunkerque quand je reconnais une voiture, celle d'Élodie, elle est sur la file de droite. Ils ont du partir en retard vu que je les ai rattrapé. Je ralenti pour me mettre à leur hauteur et je tourne légèrement la tête vers la voiture, de façon à voir l'intérieur mais aussi à garder un œil sur la route. C'est Romain qui conduit, Élodie est à coté de lui et Marie est derrière Élodie. Romain tourne la tête et m'aperçois, il semble dire quelque chose et Marie tourne la tête vers moi, je la vois sourire. Étant à 100km/h je fais très attention à ce que je fais, je ne reste pas à leur hauteur et j'accélère pour passer devant. Je tend ma jambe droite pour les saluer.

Je décide de rester là au lieu d'accélérer car ça ne sert à rien que j'arrive avant eux. Arrivée près de Dunkerque je les laisse passer devant et je m'aperçois alors qu'ils sont suivit par une voiture qui transporte Lina, François, Claudine et Laureen. Je me mets derrière les deux voitures car ils connaissent mieux la route que moi donc je les suis. Quelques instants plus tard, On tourne dans un petit chemin, on arrive alors dans un cour face à une fermette qui a été rénové, un autre bâtiment se trouve dans la cour celui-ci comporte deux portes de garages. Sur la droite de la maison se trouve un chemin qui mène à une centaine de mètres à une autre maison.

Les deux voitures se garent dans la cour l'un à coté de l'autre, je me gare donc à coté de la voiture de Lina et François. Je descends de moto, j'enlève mes gants que je pose sur la moto, je vois que tout le monde et en train de descendre de voiture. Puis j'enlève mon casque.

« Bonjour mon Ange. Tu vas bien? »
« Salut ma puce, ça va et toi? »
« Bof »
« Qu'est ce qui se passe ? »
« Et bien j'ai un petit problème, il me manque quelque chose »
« Quoi? »
« Un baiser... »

J'éclate de rire, je pose mon casque sur la moto et j'enlève mon sac à dos puis je m'approche d'elle, elle pose ses mains sur mes hanches, je pose ma main sur sa joue et je l'embrasse doucement. Ce baiser ne dure pas trop longtemps car nous ne sommes pas seules, je m'écarte de Marie.

« Merci » me dit-elle
« Mais de rien, tout le plaisir est pour moi »

Je vais dire bonjour à tout le monde, je leur fais la bise puis je retourne vers ma moto et je récupère mon sac et mon casque, je mets les gants dedans quand j'entends :

« Hey mes chéries vous êtes arrivées. »

Une femme vient de sortir de la maison, elle se dirige vers le petit groupe, moi je suis à l'écart. Je l'observe et je trouve des airs de ressemblances avec Marie et donc Élodie, je présume donc que c'est leur mère,

« Salut maman » dit Élodie
« Vous avez fait un bon voyage »
« C'est a même pas 1h donc aucun soucis » répond Romain

Elle fait la bise à tout le monde, la dernière étant Marie.

« Alors ma chérie tu m'as ramenée la fameuse Pauline que tu arrêtes pas de me parler au téléphone ? »
« Maman tu vas pas commencer »
« Mais je fais rien moi »
« Mouais »

Marie se tourne vers moi, je suis toujours près de ma moto, elle me sourit, je m'approche donc d'eux.

« Enchantée Madame, je suis Pauline »
« Bon alors déjà ça part mal »

Qu'est ce que j'ai fait ? Je regarde Marie, elle sourit

« Comment ça? »
« J'ai horreur qu'on m'appelle madame! Je m'appelle Josiane mais tout le monde m'appelle Josy donc c'est Josy et pas de madame »
« Bien mad.. Josy »
« Alors c'est vous Pauline? »
« Oui c'est moi »
« Enchanté de vous rencontrer »

Elle me fait la bise tout en parlant.

« J'ai hâte d'apprendre qui vous êtes, bon on ne va pas rester dehors, allez vous mettre vos affaires dans les chambres d'hôte et après on prendra l'apéro »
« Papa n'est pas là? » demande Élodie
« Non il est parti faire une course, il ne va pas tarder »

Chacun récupère ses affaires dans les voitures, moi je prends mes affaires et on se dirige vers le chemin et la maison isolée. Josy nous ouvre la porte. On rentre directement dans une immense pièce à gauche se trouve le salon avec 3 canapés, une télé écran plat, en face de nous la cuisine ouvert, puis une extension qui a été transformé en salle à manger avec une très grande table, ensuite il y a une pièce fermé puis un deuxième espace avec canapé et dans le coin l'escalier. Je suis impressionnée par la taille de la maison.

« Bon pour les chambres on fait comme d'habitude? » demande Romain
« Tout à fait chacun sa chambre » répond Marie
« Bon je vous laisse vous installer on se retrouve à la maison » dit Josy

Tout le monde approuve. Et ils se dirigent vers l'étage, Marie me prend la main et m'entraine à sa suite dans les escaliers. On arrive sur un pallier où il y a quatre portes et encore un escalier. Marie m'apprend qu'en haut il y a encore deux chambres et donc que cette maison peut accueillir plus de quinze personnes avec les canapés du bas. Claudine et Laureen rentrent dans la première chambre à droite, juste en face c'est Lina et Francois puis la deuxième à droite est pour Élodie et Romain et donc la dernière est pour Marie et moi. On ouvre la porte, j'y découvre un lit d'une belle taille, une armoire et deux fauteuil qui se trouve dans le coin près de la fenêtre. Malheureusement le nuit est tombée donc on ne voit pas la vue.

« On est proche de la mer? »
« Oui on est à 10 minutes à pied à peine, ça te plait? »
« Beaucoup, la maison est magnifique, je ne m'attendais pas à ça, c'est une très bonne idée de tes parents, ça doit bien marcher »
« Et comment! L'été, la maison est occupée les deux mois. Tu sais c'est une idée de ma mère, mon père a bien réussi, comme tu le sais, son entreprise de transport a très bien marché donc ils ont les moyens, ils n'ont pas besoin de ces chambres mais ma mère adore ça. »

Pendant qu'on parle on pose nos affaires et on déballe le nécessaire. Je finis avant Marie, je me dirige vers la fenêtre et au lieu de regarder dehors, je la regarde elle, j'adore tellement l'observer que je pourrais le faire pendant des heures. Elle lève la tête et elle voit que je l'observe.

« Qu'est-ce que tu regarde comme ça? »
« Une femme magnifique »
« Ne commence pas à me dire ça et à me regarder comme ça »
« Pourquoi? »
« Parce que dans cinq minutes on va rejoindre mes parents et qu'on n'a pas le temps pour ce que tu penses »
« Moi? Mais je ne pense rien »
« Mais bien sûr et la marmotte met le chocolat dans le papier d'alu »
« Ah Madame ne me croit pas? »
« Mademoiselle plutôt.. »
« Comme tu veux »

Je continue à la regarder, je ne peux pas m'empêcher.

« Arrête tout de suite où je ne réponds plus de moi »
« Mais ne répond plus de toi... »
« On n'a pas le temps »
« Même pour un baiser? Ça fait longtemps que tu ne m'a pas embrassée » »
« Et tout à l'heure c'est pour du beurre? »
« Oui car on ne pouvait pas approfondir il y avait tes amis »
« Oui c'est vrai, bon ok pour t'embrasser mais on va pas plus loin »

Elle s'approche de moi et moi d'elle. Elle passe ses bras autour de mon cou, je passe mes bras autour de sa taille, nos bouches se rapprochent, nos lèvres se rejoignent d'abord tendrement puis nos langues se retrouvent et entament un ballet très bien connu de tous les amoureux. A ce moment là la porte s'ouvre mais on n'y prêt pas attention puis on entend :

« Alors c'est comme ça qu'on range ses affaires? »

On sursaute et on s'écarte l'une de l'autre mais ça va il s'agit d'Élodie.

« On avait fini donc on passait le temps en vous attendant » répond Marie
« Mais bien sûr. Allez on va rejoindre les parents? »
« C'est parti »

Je récupère les cadeaux que j'avais acheté pour les parents de Marie. Puis on rejoint les autres et on remonte le chemin qui mène à la maison. J'apprends que ce soir doit se joindre à nous, l'oncle de Marie et Élodie, les parents de Laureen et de Lina. On arrive à la maison principale. C'est une très belle maison, avec une grande pièce qui fait office de salle à manger et de salon. Puis une porte-fenêtre qui mène à une véranda où une grande table est dressée. La mère de Marie s'avance vers nous, elle nous dit à nouveau bonsoir et elle nous propose de passer au salon. Tous le monde va s'asseoir, je retiens Marie et je donne à sa mère ce que j'ai ramené.

« Mais il ne fallait pas »
« Je sais mais je n'ai pas pu m'en empêcher »
« Franchement tu exagères »
« Tu sais, Maman, Pauline est comme ça même quand je l'invite manger à la maison, elle ramène quelque chose »
« Bon et bien merci »

Elle nous dit de s'asseoir dans le salon, son père arrive à ce moment-là. C'est un homme imposant il est grand, surement 1m90, costaud, le genre de type dont on n'a pas envie de prendre une baffe.

« Bonjour les jeunes »

Il serre la main des garçons et fait la bise aux filles, je suis la dernière.

« Papa je te présente Pauline, ma copine. Pauline, mon père »
« Enchantée Mon... »
« Non je t'arrête tout de suite. Moi c'est Jean-Pierre donc tu m'appelles comme ça sinon on ne sera pas ami »
« Très bien Jean-pierre »
« voilà c'est parfait »

On se fait la bise puis on s'assoit. Les deux canapés sont déjà pris je m'assois sur une chaise, Marie se met à mes coté, je lui prend la main. On commence à discuter en parlant du voyage puis ses parents prennent des nouvelles de leurs filles en commençant par Élodie. Elle parle un peu de l'hôpital, de sa vie. Puis vient le tour de Marie et donc de moi.

« Et toi Marie comment tu vas? »
« Je vais bien, très bien même »
« Le boulot ça va? »
« Parfaitement »
« Et les amours on ne te demande pas » demande Josy

Marie me regarde en répondant que tout va bien de ce coté-là.

« Comment vous vous êtes rencontrées? »
« Maman je te l'ai déjà dit »
« Et bien redis-le »
« Pauline est une de mes étudiante et on s'est rencontrées à la fac. »
« Ça vous arrive souvent de draguer les profs ? » me demande son père
« Papa ! » s'exclame Marie

A ce moment là nous sommes interrompus par la sonnette de la porte. Jean-Pierre se lève et va ouvrir. La discussion continue pendant son absence. Puis il revient, je tourne le dos à le porte donc je ne vois pas qui rentre.

« Tonton! » s'exclame Marie.

Elle va leur dire bonjour, tout le monde s'est levé, ce que je fais, je pose mon verre et je me retourne. Je reste bloquer en découvrant le visage de cet homme, un homme que je ne pensais pas revoir de toute ma vie..

______________________________________
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 0:20

C'est gentil de nous mettre deux chapitre mais finir sur des ... c'est pas très fair-play xD
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 0:52

devile a écrit:
C'est gentil de nous mettre deux chapitre mais finir sur des ... c'est pas très fair-play xD

Il faut bien finir sur quelque chose. Very Happy
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 11:07

Deux chapitres d'un coup en plus au réveil devant mon petit café ^^merci vico Smile
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 11:27

Oui finir sur moins de suspens c'est une idée pas mal xD
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 12:19

Moi Vico je viens m'excuser car je n'arrive pas à lire ton histoire.
Il faudrait que je me pose et la lise d'une traite, car là je viens, je repars car le temps me manque et je reste frustrée.
Un jour, promis je me pose rien que pour toi et te lire Very Happy
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 16:43

Super suite, vivement la prochaine, j'ai hâte !
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Wolf



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 17:37

se serait pas son père par hasar ? >.< ou son frère ? >.<
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 17 Sep - 18:24

je me dis la même chose wolf Smile ce qui voudrais dire que si c'est l'oncle de Marie et le père de Pauline elles sont cousines??^^ scratch
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Bloondy



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 18 Sep - 13:31

Une suite, une suite !! =D serait ce son père ? ^^
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 18 Sep - 19:33

Merci les filles vous êtes adorable, Emilie prend ton temps ce n'est pas un problème Wink

Je vous mets une suite maintenant et une ce soir si vous êtes sage?
_________________________________________
Chapitre 50

Je suis abasourdie de le revoir autant de temps après, soit près de 15 ans plus tard. Cependant, je ne pense pas qu'il m'est reconnu donc il vaut mieux faire semblant de rien. Élodie lui fait la bise ainsi qu'à une femme à coté de lui. Puis il commence à faire le tour du salon pour dire bonjour à tout le monde. Arrive mon tour...

« Bernard, Fabienne je vous présente Pauline, ma compagne. Pauline mon oncle et ma tante »
« Enchantée Pauline » me dit Fabienne en me serrant la main. Je lui réponds la même chose

Bernard me regarde un instant...

« Enchantée aussi »

Tout le monde se rassoit puis l'apéro reprend, quelques instants après les parents de Lina et ceux de Laureen arrivent et se joignent à nous. Je suis un peu absente de la conversation, je ne cesse de regarder l'oncle de Marie, j'ai peur qu'il me reconnaisse mais pour l'instant tout va bien. En même temps il m'a connu quand j'avais 10 ans donc j'ai changé depuis. Une heure plus tard on passe à table, Marie me retient par le bras pendant que tout le monde se dirige vers la véranda.

« Mon ange, tu vas bien? »
« Oui ça va très bien, ta famille est très agréable »
« Je te sens absente j'ai l'impression que quelque chose ne va pas »
« Mais non tout va bien. Tu peux me dire où sont les toilettes? »
« Ils sont dans le couloir c'est l'unique porte. Tu es sûre que ça va? »
« Oui ça va. Je te rejoins dans cinq minutes »

On s'embrasse rapidement puis je vais aux toilettes. Quand je reviens dans la véranda, je vois que Marie a laissé une chaise libre à coté d'elle, je vais m'y asseoir. Je suis alors à coté de Marie qui est à ma droite, à ma gauche se trouve la mère de Marie et en face il y a Élodie, Romain et Jean-Pierre. Josy part dans la cuisine chercher l'entrée, je me lève alors pour l'aider.

« Besoin d'aide ? » lui demande-je quand j'entre dans la cuisine
« Non ça va aller, tu peux aller t'asseoir »
« Ben je suis debout donc autant être utile »
« Très bien, bon ben alors prend ça et emmène le à table »

Elle me tend un saladier, elle prend un autre saladier puis on se rejoint la véranda. On est accueilli par des petits cris de joie. On pose tout sur la table et on va s'asseoir.

« Alors Pauline parle nous un peu de toi » me demande Jean-Pierre quelques minutes après.
« Papa, tu ne vas pas commencer avec tes questions » l'interrompt Marie
« Ben quoi c'est la première fois que tu nous ramènes quelqu'un alors j'ai le droit d'essayer de mieux la connaitre »
« La première fois? » dis-je, surprise en regardant Marie
« Heu.. Oui Lucie n'est jamais venue ici, mes parents l'ont vus plusieurs fois mais jamais ici »
« Ok »

Je suis impressionnée par ce que je viens d'apprendre. Je prends la main de Marie pour lui montrer ce que je ressens. Ainsi c'est la première fois qu'elle amène quelqu'un chez ses parents. Je suis flattée de ça et en même temps un peu apeurée. Elle doit vraiment tenir à moi pour faire ça et je ne sais pas si je suis à la hauteur de cet amour.

« Alors Pauline parle nous de toi » continue le père à Marie
« Papa! Tu vas gêner Pauline »
« Mais non ça va, je t'assure. Alors vous voulez savoir quoi? »
« Ben je ne sais pas, tu es étudiante mais tu fais quoi d'autres dans la vie? Tu aimes quoi? »
« Je travaille à cote de mes études dans un bar qui fait aussi boite de nuit. Donc ça me prend pas mal de temps. »
« Et bien tu es courageuse de bosser comme ça en plus » me dit Josy
« Je n'ai pas le choix à vrai dire »
« Et tes parents ne t'aident pas? » demande Élodie
« Ben mes parents ne me parlent plus depuis mes 18 ans donc non »
« Pourquoi? » demande Jean-Pierre
« Ça Papa c'est indiscret! » coupe Marie
« Non ce n'est pas grave. Parce qu'ils n'ont pas accepté que je préfère les femmes voilà tout »
« Et ils ne te parlent plus à cause de ça? »
« Oui. Ils sont spéciaux et à la réflexion, je n'ai pas perdu grand chose »
« Oui mais quand même ça ne se fait pas » s'exclame Josy
« Comment vous avez réagi vous, pour Marie? »
« Et bien on s'en doutait à vrai dire donc pas de surprise »
« Oui ça c'est vrai qu'ils n'ont pas été surpris. Marie s'en faisait tout un film, elle avait tout préparé comme si elle avait une annonce de la plus haute importance à faire et au final Maman lui a sorti qu'elle le savait déjà. Tu aurais vu la tête de Marie c'était trop fort » dit Élodie en riant.
« Bon ça va, pas la peine de se moquer de moi »
« Si je regrette de ne pas avoir filmer ça »
« Et bien pas moi »

On a fini de manger l'entrée donc il est temps de passer au plat. Josy se lève pour commencer à débarrasser, je me lève en même temps que plusieurs personnes comme Marie, Fabienne, Élodie Le reste du repas de passe très tranquillement. J'aime bien les parents de Marie et ils ont l'air de m'apprécier. Je parle un peu de moi de ce que j'aime mais ça va ils ne parcellent pas de question. Avant le dessert, Josy propose à tout le monde de passer au salon. Tout le monde se lève et ils rejoignent le salon avec les filles, on s'attarde pour débarrasser la table malgré les protestations de Josy puis petit à petit on rejoint le salon. Je suis la dernière à aller m'asseoir, Marie m'a encore gardée une place à coté d'elle. Je vais pour la rejoindre quand son oncle m'interpelle.

« Pauline, j'ai l'impression de te connaitre »
« A bon? Comment ça? »

Mince il m'a reconnu j'en suis sûre,,

« Je ne sais pas ton visage m'aie familier. Et depuis tout à l'heure je ne demande pourquoi et je pense que j'ai trouvé? Tu ne serais pas la fille de M. D qui est aujourd'hui ministre ? »

J'ai vu juste il m'a reconnu... J'espère qu'il ne va pas dire trop de truc en plus tout le monde s'est tu, nous regarde et écoute la conversation.

« Oui c'est moi »
« Non ce n'est pas vrai? Je le savais. Je n'en reviens pas de te revoir après tant d'années »
« Bernard tu connais Pauline ? » demande Josy
« Oui c'est une de mes anciennes patientes »

Et m**** il n'aurait pas pu se taire!

« Mais tu es pédopsychiatre? » s'exclame Marie
« Et bien oui Pauline avait une dizaine d'années à l'époque »

Je suis toujours debout car je n'ai pas eu le temps de gagner ma place et tout le monde me regarde. Je m'assois assez rapidement. Je ne sais pas trop comment réagir en plus il enfonce le clou...

« C'est son père qui me l'a amené à cause de l'accident »

Ce n'est pas possible et le secret médical il en fait quoi? Je commence à m'énerver. Josy voyant que je suis mal à l'aise change la conversation. Tout le monde semble comprendre qu'il ne vaut mieux pas continuer dans cette voix là donc ils suivent Josy Je suis un peu tendue car tout ça à fait remonter des mauvais souvenirs et surtout je sens que Marie va me poser un tas de questions et que je ne sais pas si je suis prête à tout lui raconter. Je la vois qui se referme, elle est songeuse. Je ne participe pas à la conversation, je suis plongée dans mes souvenirs, je me sens mal à l'aise et je ne peux pas rester là... Chaque minute de plus est un supplice, il faut que je sorte, je me lève donc. Toute la table me regarde.

« Je suis désolée, je ne sens pas très bien, je vais aller dormir »
« Je viens avec toi » me dit Marie
« Non reste là, ça ira »

Je dis au revoir à tout le monde et je reprends le chemin de la maison mais au lieu de rentrer je me dirige vers la plage, chemin que Marie m'a indiqué tout à l'heure. Je marche 10 minutes et j'arrive sur la digue, bien sur avec le noir je ne vois pas la mer mais je l'entends. Je m'assois sur un banc pour réfléchir. Je n'ai pas le temps de me plonger dans mes souvenirs quand je sens quelqu'un s'assoir à coter de moi, je tourne la tête. C'est Marie..
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 18 Sep - 21:19

Merci pour cette suite.
Vivement la discussion entre les amoureuses qu'on sache quel est ce fameux accident ^^

Ps vico on est TOUJOURS sage
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Lun 19 Sep - 0:19

j'ai été sage toute la soirée et pas de suiteu.. Sad
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Lun 19 Sep - 23:45

désolée pour hier..

Allez la suite Wink. Bonne lecture et merci pour vos messages..
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Chapitre 51

Elle s'assoit donc sur le banc mais à une certaine distance comme si elle n'osait pas s'approcher.

« Qu'est-ce que tu fais là ? » lui dis-je d'un ton assez énervé
« Heu... Je t'ai suivie car je... »
« Je t'avais dit de rester là-bas, j'ai envie d'être seule »
« Très bien j'ai compris »

Elle se lève et part. Mais qu'est-ce qu'il te prend Pauline? Pourquoi tu lui as parlé comme ça? Elle t'a rien fait et tu aurais fait la même chose pour elle. Tu es trop bête si tu continues comme ça tu vas la perdre ! Je me lève d'un bond puis je m'élance à sa suite en courant, une fois arrivée à sa hauteur, je lui prends la main et je la retourne vers moi. Je découvre alors des larmes sur son visage, mon cœur se serre.

« Ma puce, ne pleure pas. Tu sais que je n'aime pas ça. Je suis désolée c'est de ma faute, je n'aurais pas dû réagir comme ça. »

Je la serre dans mes bras, elle se laisse faire.

« Je suis désolée ma douce. C'est une réaction stupide que j'ai eu, c'est une réaction de défense. Je me doute que tu ne comprends rien aussi je vais essayer de t'expliquer. J'étais en train de penser à des choses pas du tout agréable et que je préfèrerais oublier puis tu es arrivée et j'ai pris peur. Peur que tu vois ma faiblesse. Je sais que c'est stupide mais je suis comme ça, je... »

Elle pose un doigt sur ma bouche pour me faire taire.

« Chut je sais tout ça et je ne t'en veux pas. J'ai pleuré car ça ne me plait pas que tu me repousses quand tu ne vas pas bien mais je comprends. Sache que je t'aime et cela même si tu faiblis. Et puis ce n'est pas la première fois, ça t'arrive de temps en temps tu essaies de me le cacher mais je le vois »
« Ah oui? »
« Oui tu te refermes sur toi-même, tu ne parles plus et tu pars dans tes pensées »
« Pourquoi tu ne me l'as jamais fait remarqué? »
« Parce que je ne veux pas te forcer à me dire des choses que tu ne veux pas. Tu le ferras si tu le veux et quand tu le voudras »
« Merci. Viens on va s'asseoir »

On retourne sur le banc. On s'assoit, Marie se met à ma gauche, elle s'assoit tout contre moi, elle s'appuie contre moi, mon bras gauche est passé autour d'elle. On reste silencieuse pendant un long moment. Je suis plongée dans mes pensées, je me demande notamment si ce n'est pas le moment de lui raconter une partie de ma vie. J'en ai envie et c'est nouveau pour moi. C'est la première fois que j'ai envie de raconter ce qui m'est arrivé. J'en suis moi-même étonnée mais c'est comme ça J'ai peur de sa réaction car ce n'est pas très joli, j'ai surtout peur qu'elle me prenne en pitié mais je n'ai pas envie de lutter contre cette envie.

« Marie? »
« Oui »
« J'étais en train de réfléchir et je me rends compte que je suis prête à te raconter mon histoire. Je sais pas si j'arriverais à tout te dire mais au moins une partie »

Elle se retourne vers moi et me regarde dans les yeux.

« Tu es sure? »
« Totalement, je te demande juste de ne pas me regarder dans les yeux car je n'y arriverais pas »
« Très bien »

Elle se retourne et reprend sa place. Je regarde au large, bien sûr je ne vois que le noir mais ce n'est rien, ça me permet de me concentrer.

« Alors je me lance. Si tu as des questions, tu peux m'interrompre »
« Sûre? »
« Oui en plus ça pourrait m'aider. Bon c'est parti... »
« Attends »

Elle se retourne, prend mon visage dans ses mains.

« Avant que tu commences, je veux te dire que je t'aime et que rien ne changera jamais ça, pas même ton passé. Je te connais, je sais qui tu es et je t'aime comme ça. Ton passé me permettra juste de te comprendre mieux. C'est tout, tu es mon ange et tu le resteras »
« Merci, ma puce de me dire ça. J'en avais besoin »
« Je sais »

Elle m'embrasse tendrement puis elle se retourne et reprend sa place. Avec mon bras gauche posé autour d'elle, je la serre un peu plus contre moi et je prends sa main gauche dans ma main gauche. Je me tais quelques instants et je me lance:

« Comme tu l'as remarquée je connais ton oncle, il a été mon psychiatre quand j'étais enfant. La première fois que je l'ai vu, j'avais 10 ans, c'est mon père qui m'a amené chez lui sur ordre des médecins. Car j'avais, soi-disant, besoin de me faire aider. Comme tu le sais, j'étais une gamine difficile, depuis mon plus jeune age, j'ai fait toutes les conneries possibles et inimaginables et même plus car j'en inventais. Aujourd'hui, je pense que c'était pour attirer l'attention de mes parents qui me délaissaient mais ça n'a jamais marché. C'était même de pire en pire et puis il y a eu l'accident et tout a empiré... »

Je me tais quelque instant, plongée dans mes souvenirs. Voyant ça , Marie me relance pour m'aider.

« Parle moi de l'accident » dit elle en me serrant la main.
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 20 Sep - 0:04

Vico t'es pas cool avec nous .....
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tripleL



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 20 Sep - 10:44

magnifique comme d'habitude.

j'attend la suite Wink
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 20 Sep - 11:40

chui accro Shocked
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 20 Sep - 16:04

Devile pourquoi je ne suis pas cool?

Merci Laulie et Sosso, la suite aujourd'hui Wink
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 20 Sep - 17:14

Parce que enfin on aller savoir quel était cet accident et ..... NON >_<
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 21 Sep - 15:24

La suite stp vico...aller un gros bisous pour te remercier de nous faire ce plaisir de te lire un peu tout les jours :glomp:
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 22 Sep - 21:13

Désolée en ce moment je ne suis pas beaucoup assidu, faut dire que je n'ai pas mal de choses à faire avec mon déménagement.

Voila une suite et une longue Wink
_________________________________
Chapitre 52


Le moment tant redouté et arrivé. Comment va-t-elle réagir quand elle saurait ce que j'ai fait ?

« Je ne sais pas trop comment commencer mais bon.. Alors je pense que le début ça serait pas mal. Il faut donc remonter 15 ans en arrière, on est un samedi en été, j'ai 10 ans. Anne et moi, on a toujours été proche toutes les deux, ce jour-là, le 24 juin. On faisait une expédition dans la cabane du jardin, une idée à moi. On cherchait des objets pour mettre dans notre cabane qu'on venait de construire. Puis j'ai trouvé une boite d'allumettes. On a alors commencé à en craquer et on s'amusait à faire un concours, c'est-à-dire on devait tenir le plus longtemps l'allumette dans nos mains pendant qu'elle brulait. Encore une fois, c'est moi qui a eu cette idée et Anne s'est empressée de me suivre, j'ai toujours eu les idées les plus stupides! Donc on s'est mises à faire ce concours puis j'ai laissé tomber une allumette et comme la cabane servait d'entrepôt pour différentes choses et notamment pour les tondeuses et comme à cause d'elles il y avait un peu d'essence à terre, le sol pris feu dès que l'allumette toucha le sol. Anne et moi n'étions pas sortir tout de suite, on restait là sans bouger à regarder le feu qui s'est propagé rapidement. Au bout de quelques instants, on a alors compris qu'il fallait qu'on sorte alors j'ai dit à Anne de me suivre qu'on devait sortir delà. Mais le feu s'était propagé, il y avait beaucoup de fumée, on ne voyait pas grand-chose et s'est à taton et en poussant fortement qu'on a enfin atteint la porte. Je l'ai ouverte et j'ai crier à Anne de courir, ce que je me suis empressée de faire mais il y a eu comme une explosion. Je me rappelle encore le bruit que ça a fait, un bruit assourdissant. J'ai été projeté à quelques mètres de la cabane, il a fallut quelques secondes pour que je reprenne mes esprit puis je me suis relevée et j'ai cherché Anne, elle n'était nulle part. Elle ne pouvait être qu'à l'intérieur, j'y suis donc retournée. La cabane avait complètement pris feu mais il fallait que je retrouve Anne donc je n'ai pas réfléchi et j'ai foncé. Une fois dans la cabane, je ne voyais pas grand chose à cause de la fumée mais j'ai, quand même, trouvé Anne à terre, inconsciente, le visage en sang. J'ai donc attrapé Anne et je l'ai sorti de cette enfer. Aujourd'hui encore je ne sais pas comment j'ai fait pour la porter et la sortir delà mais je l'ai fait. Une fois sortie, j'étais épuisée et je me suis écroulée dans l'herbe avec Anne. Le jardinier de mes parents est arrivé à ce moment là et la première chose qui a fait, c'est d'avoir éteint le feu qui recouvrait ma jambe. Je ne m'en étais même pas rendue compte mais en sortant Anne de la cabane mon jean et donc ma jambe a entièrement pris feu. A partir delà mes souvenirs sont un peu flou, je me rappelle la douleur que je ressentais, une douleur atroce mais aussi le plus important c'était l'inquiétude que je ressentais pour Anne. »

Je me tais, je me revois allongée sur l'herbe à coté d'Anne, elle inconsciente le visage en sang. J'essayais de la rejoindre mais j'avais tellement mal. J'essaye de chasser ce souvenir puis je reprends mon récit.

« Les secours sont arrivés assez rapidement. Ils se sont immédiatement occupés d'Anne. On a été emmené à l'hôpital, le plus proche. On s'est occupé de moi, j'avais toute la jambe brulée au troisième degré. Le plus dur était que mon jean était devenu comme une seconde peau donc ils ont dû tout arracher, au début ils ont commencé à le faire sans m'endormir mais la souffrance était telle qu'ils ont finis par m'endormir. Dès que je me suis réveillée j'appelais Anne, je voulais savoir comment elle allait mais je n’arrivais pas à savoir. Puis mes parents sont arrivées dans ma chambre, à ce moment là je me suis rendue compte que la douleur physique pouvait etre occulté par la douleur psychologique. »

A nouveau je laisse le silence s'installer, non pas que je ne veux pas poursuivre mais je suis plongée dans mes souvenirs. C'est Marie qui me tire de mes pensées en me serrant la main.

« Excuse-moi j'étais dans mes pensées. Bon alors j'en étais à l'arrivée de mes parents dans ma chambre. Je n'oublierais jamais le regard de mon père, quand il est entré. Un regard qui contenait tellement de choses blessantes : du mépris, du dégout, de la haine, du remord, de la pitié et surtout du reproche. Ce regard est gravé dans ma tête. J'ai su à cet instant qu'il ne m'aimait pas et qu'il estimait que j'étais coupable et responsable de ce qui était arrivé. A 10 ans, tu prends une vraie claque avec un tel regard. Ton père ne t'aime pas et en plus il t'en veut, c'est une réalité brutale et terrible. Je me rappelle que j'ai alors demandé comment aller Anne et la réponse est tombée froidement : Elle est aveugle maintenant, elle ne verra plus jamais! Je suis restée stocher par ces mots. Ma sœur aveugle, j'avais beau avoir 10 ans j'ai compris tout de suite ce que ça signifiait et je me suis sentie tellement coupable »

Je me tais à nouveau, je rejoue la scène dans ma tête. Encore aujourd'hui tout cela me bouleverse. Marie m'aide alors en me demandant ce qui c'est passé après.

« A cause de cette culpabilité et de l'attitude de mon père, je refusais de me soigner, de manger et de parler. La seule personne, avec qui je parlais, était Anne. Elle ne m'en a jamais voulu, pour elle c'est le destin, elle l'a acceptée, elle m'en est même reconnaissante car pour elle je lui ai sauvé la vie en revenant la chercher. Aujourd'hui, on est très proche, il ne se passe pas deux jours sans qu'on ne s'appelle ou on s'envoie des messages. Elle vit très bien son handicap. Voilà j'ai fini »

Seul le silence me répond. Marie semble plonger dans ses pensées. Je la laisse réfléchir.

« Je peux te poser des questions? »
« Bien sûr »
« Tu viens de dire que tu ne mangeais plus, ne parlais plus. Qu'est ce qui c'est passé pour que tu l'accepte? »
« J'étais en dépression et donc les médecins ont conseillé ou plutôt imposé à mes parents de me faire consulter un psychiatre, ton oncle. Et je dois avouer que ça m'a fait du bien même si ce n'est pas pour autant que je ne me sens plus responsable mais j'ai appris à gérer ce sentiment »
« Tu te sens encore coupable aujourd'hui? »
« Pas coupable mais responsable. Oui je me sens encore responsable de ce qui s'est passé, sans mes idées stupides, rien ne serait arrivé et Anne verrait toujours. Je sais que c'est la vie, je l'ai acceptée et la plupart du temps ça ne me fait rien mais des fois, ça me fait mal de la voir comme ça. Je n'aime pas l'idée qu'à cause de ce qui est arrivé, elle loupe des choses extraordinaires. Par exemple, elle se marie au mois de juin et l'idée qu'elle ne pourra pas voir Florian, son futur mari, l'attendre devant l'autel me fait mal. Pareil sur le fait qu'elle ne verra jamais ses enfants, les voir sourire. Mais bon c'est comme ça et Anne l'a acceptée depuis longtemps. De plus, Florian est vraiment quelqu'un d'extra, il l'aime vraiment et je suis heureuse pour eux.
« Alors ta brulure à ta jambe c'est à cause de ça? »
« Tout a fait »
« Pourquoi tu n'as pas fait de la chirurgie esthétique? »
« Au départ, c'était une question de croissance, on devait attendre la fin de celle-ci. Et après c'est mon père qui ne voulait pas. Je l'ai su car j'ai surpris une conversation entres mes parents quand j'avais 15 ans. Ma mère disait qu'il était peut-être temps que je me fasse opérée et mon père a dit que je devais garder cette cicatrice car comme ça je me rappellerais toute ma vie qu'il faut réfléchir avant de faire quelque chose, que chaque acte a des conséquences et qu'à cause de moi la vie de ma sœur était gâchée »
« Ton père est vraiment un connard. Excuse moi de dire ça mais... »
« Non c'est la vérité. C'est un égoïste qui ne pense qu'à sa carrière. Il m'a fait beaucoup de mal et pas qu'à moi. Mes frères et sœur en ont souffert aussi. A cause de lui je me suis sentie coupable pendant longtemps puis j'ai voulu faire des conneries pour l'emmerder, résultat je suis devenue une alcoolique, ensuite il m'a mise dehors comme une malpropre. J'ai beaucoup souffert de son attitude mais c'est fini, j'ai fait un trait sur mon père, il y a pas mal de temps. Cependant c'est difficile de se débarrasser de ce que tu as vécu pendant des années, j'en garde encore les marques pas seulement physique. »

On se tait. Je ressers un peu mes bras autour de Marie. J'aimerais savoir ce qu'elle pense de tout ça mais je la laisse digérer tout ce que je viens de lui dire. Je n'en reviens pas de lui avoir dit tout ça. Ça ne me ressemble pas de me confier comme ça mais je suis contente de l'avoir fait.

« Et pourquoi tu ne le fais pas aujourd'hui? »
« Quoi? »
« Et bien la chirurgie »
« Parce que je ne veux pas, cette brulure fait partie de moi, j'y suis habituée, je ne me vois pas sans. Pourquoi ça te dérange? »
« Pas du tout, je voulais juste savoir comment tu le vivais. Moi ça ne me dérange pas, tu le sais bien. Ce n'est qu'une cicatrice, ça ne change rien ce que j'éprouve pour toi.

Elle se retourne vers moi pour me regarder

« Je suis très heureuse que tu m'as raconté tout ça mais pour moi ça ne change rien. Je comprends pourquoi des fois j'ai l'impression que tu doutes de toi, tu faiblis mais tu essayes de ne pas le montrer, de le cacher. Pourquoi? »
« Parce que je suis comme ça, tu sais j'estime que je suis quelqu'un de fort... »
« Non mon ange, tu es quelqu'un de fort, je t'assure. Avec tout ce que tu as vécu, tu t'en ais sorti admirablement et quand on ne te connait pas, on ne se doute pas de tout ça mais tout le monde à le droit d'avoir ses faiblesses. Je trouve que tu t'en sors tellement bien. Tu es quelqu'un d'extraordinaire. Malgré toutes les épreuves que tu as traversées tu as su garder ce petit quelque chose qui fait toute la différence par rapport aux autres, tu es unique. »
« Je t'aime Marie »

A peine ai-je fini ma phrase qu'elle fond en larmes

« Non ne pleure pas, je suis désolée je n'aurais pas du dire ça. Je.. »
« Tais-toi » s'exclame-t-elle, « C'est vrai ce que tu viens de me dire? »
« Oui totalement »
« Tu sais que c'est la première fois que tu me le dis, avant tu ne me disais que Moi aussi »
« Je sais ma puce, je n’arrivais pas à le dire »
« Redis le moi, s'il te plait »
« Je t'aime Marie, je t'aime vraiment »
« Moi aussi je t'aime »

On s'embrasse tendrement montrant tout l'amour qu'on ressent l'une pour l'autre. On reste encore quelques minutes sur ce banc puis on décide de partir dormir. On remonte main dans la main le chemin menant à la maison. Quinze minutes plus tard on se couche dans les bras l'une de l'autre et on s'endort rapidement.
___________________
Alors vous pensez quoi de cette accident? Pauline a raison de se sentir coupable?
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Wolf



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Jeu 22 Sep - 21:43

Merci Vico Very Happy
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Ven 23 Sep - 0:00

Merci pour cette suite Vico. Elle valait le coup d'attendre Razz
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Ven 23 Sep - 13:10

Merci Wolf et devile Wink

Allez petite suite pour vous..
___________________________
Chapitre 53


Quand je me réveille, le lendemain, la première impression que j'ai, est une sensation de froid, je me tourne et je m'aperçois que je suis seule dans le lit. Je regarde la pièce et Marie se trouve à la fenêtre, elle est vêtue seulement d'un t-shirt et elle regarde par la fenêtre. Je l'observe, elle est vraiment magnifique en plus le soleil, qui nous fait l'honneur d'être là en ce mois de février, s'est posée sur ses cheveux. Quelle magnifique vision au réveil. Elle ne m'a pas entendu me réveiller, elle semble pensive. Je me lève discrètement puis je me mets derrière et je passe mes bras autour de sa taille, elle sursaute.

« Bonjour ma chérie, qu'est ce que tu fais debout? »
« Bonjour mon ange. Je n'arrivais plus à dormir et je ne voulais pas te déranger donc j'ai préféré me lever. »
« Pourquoi tu n'arrivais plus à dormir? Quelque chose te tracasse? »
« Non rien je repensais juste à ce que tu m'as dit hier »
« Écoute je t'ai tout raconté parce que j'en avais envie mais je ne veux pas que tu te tracasse avec ça. C'est du passé pour moi »
« Je sais mais je ne peux pas m'empêcher de penser aux durs moments que tu as vécu »

Je la fais se retourner et je la regarde droit dans les yeux.

« Marie, je ne veux pas que tu penses à ça, aujourd'hui je suis heureuse vraiment et ça grâce à toi. Je t'aime. C'est la première fois que je ressens ça. Comme tu le sais je me suis promis de ne plus tomber amoureuse à cause d'une histoire qui c'est mal passé mais toi tu as réussi à forcer ma carapace et le résultat est là je t'aime. »
« Moi aussi je t'aime »

On s'embrasse. D'abord, très tendrement, nos lèvres jouent ensemble, elles se séparent, se retrouvent, se titillent. Marie passe ses bras autour de mon cou, moi je ressers notre étreinte et nos corps se touchent. Rapidement ça ne nous suffit plus et mes mains passent alors sous son t-shirt. Je caresse son ventre, son dos. Ses mains se sont aussi faufilées sous mon t-shirt et elle me rend mes caresses. Nos bouches ne se quittent pas, après nos lèvres se sont nos langues qui s'amusent ensemble. Le désir devient intenable on s'enlève alors nos vêtements puis nues, je la fais s'allonger sur le lit. Je reste un instant debout à l'admirer puis je pose une jambe entre les siennes et je m'installe au dessus d'elle. Mes mains se posent directement sur ses seins, je les caresse d'abord tout le sein puis je m'attarde sur ses tétons. Pendant ce temps ma bouche a retrouvé la sienne et on échange des baisers des plus torrides. Ses mains sont sur mon dos et le parcoure avec douceur et tendresse. Ne tenant plus je décide de quitter sa bouche et de l'explorer avec ma bouche, ma langue. Je parcours chaque centimètres de son corps en finissant par son endroit intime qui je peux explorer comme je veux. Rien qu'avec ma bouche et ma langue je l'amène au plaisir. Je prends mon temps mais chaque seconde qui passe l’emmène vers un monde bien connu des amants et où le plaisir règne en maitre. Je la sens se contracter face à la vague de plaisir. Mes doigts prennent alors le relais, je la pénètre avec tendresse. En même temps je remonte vers elle et je récupère sa bouche dans un baiser langoureux. Peu de temps après son corps se met à trembler et elle s'abandonne au plaisir. Je la prends alors dans mes bras et je tire le drap sous nos corps nus. Il lui faut plusieurs minutes pour que son souffle reprenne un rythme normal et elle finit par s'endormir avec un sourire sur les lèvres Moi je ne dors pas, je n'en ai aucune envie, je la regarde dormir. Elle est tellement belle d'ordinaire mais c'est encore plus vrai après l'amour.

Un coup frappé à notre porte réveille Marie en sursaut et me tire de ma contemplation. La porte s'ouvre, quelques instants après et Élodie apparait à la porte.

"Bonjour les filles"
"Bonjour" dis-je
"Je me permets de venir vous réveiller on déjeune tous ensemble vers 9h"
"Il est quel heure?" demande Marie d'un ton endormi
"8h30" répond Élodie
"Quoi déjà ?" m'exclame-je
"Et oui"
"Bon d'accord on se lève et on arrive" répond Marie

Élodie sort tout de suite après.

"Pff je n’ai pas envie de me lever, je suis trop bien dans tes bras" me dit Marie
"Et oui mais il faut se lever"
"Et puis en plus je ne t'ai pas rendu la monnaie de ta pièce"
"Quelle monnaie?"
"Et bien tout à l'heure je me suis endormie et donc toi tu n'as rien eu"

En parlant elle se rapproche de moi et elle m'embrasse mais je la repousse.

"On va être en retard et je te signale que ta famille nous attend pour déjeuner donc on n'a pas le temps pour ça"
"Ce n'est pas grave on peut le prendre le temps"
"Non on ne peut pas"

Je me lève puis j'enfile mon jean et un t-shirt sous le regard de Marie qui ne perd pas une miette de ce que je fais.

"Arrête de me regarder avec ce regard"
"Quel regard?"
"Un regard d'envie comme si tu voulais me manger"
"Mais c'est exactement ce que je veux faire"
"Bon allez je vais aller me laver"
"Peur de ne pas résister?"
"Pas du tout je te résiste comme je veux"
"Mais bien sur"

Elle dit cette dernière phrase en éclatant de rire puis elle sort du lit, nue. Les papillons de mon ventre s'amplifie, il faut que je sors car c'est sur je ne vais pas lui résister malgré que j'ai affirmé le contraire. J’attrape alors mes affaires de toilettes et je me dirige vers la porte.

"Je vais me laver"
"Courage fuyons" dit-elle alors que je sors.

J’éclate de rire dans le couloir alors que François sort de sa chambre.

"Bonjour Pauline et bien que de joie ce matin"
"Et oui il fait beau pour une fois en février dans le nord"
"Mouais je suis sûr que tu ne rigoles pas parce qu'il fait beau"
"Non c'est vrai. Alors bien dormi?"
"Très bien et toi ça va mieux, on dirait?"

Ah oui c'est vrai hier je suis partie parce que j'étais soi-disant pas bien.

"Oui ça va."

Je descends prendre ma douche quand je ressors Marie me succède non sans remarquer qu'on aurait pu la prendre ensemble pour gagner du temps. Je lui réponds qu’à chaque fois qu'on a pris notre douche ensemble on a perdu du temps. Je la laisse sur cette pique, je vais m'habiller dans notre chambre puis je descends et je vais dans la cuisine. J'y trouve Élodie, Josy, Fabienne et Lina

"Bonjour tout le monde"

Elles me répondent toutes.

"Bien dormi" me demande Josy
"Oui très bien. Je peux aider pour quelque chose?"
"Non tout est prêt" répond Élodie
"'On attend juste les derniers qui sont en train de se préparer." dit Josy
"Ah alors on n’est pas les seules à ne pas être prête?"
"Ah non loin de là même, Lina et François dormaient encore comme vous quand je suis montée"

Je suis un peu soulagée j'avais peur d'arriver en dernier. On installe la table pour tout le monde et petit à petit la table se rempli au fil des arrivés. A 9h tout le monde est là sauf Marie.

"Elle fait quoi Marie?" demande Romain
"Ben je ne sais pas, ça fait au moins 15 minutes qu'elle a été prendre sa douche" dis-je
"On a le temps alors car avec elle, ça peut durer des lustres" dit Jean-Pierre

On éclate tous de rire.

"C'est vrai ça. Les filles vous vous rappelez quand on est partie en vacances, le jour où on voulait prendre le bus à une heure précise et qu'on l'a loupée car Marie a mis trois jours à se préparer" dit Laureen
"Ah oui je m'en rappelle et comment elle nous a fait la tête après car on lui a fait la remarque" dit Lina
"Marie faire la tête? Jamais" fait remarquer Élodie
"C'est vrai ça je ne fais jamais la tête" dit Marie qui vient de rentrer dans la pièce

Toute la table éclate de rire. La journée démarre bien, on prend le petit dej' tout en discutant et en rigolant. C'est très agréable, j'aime bien la famille de Marie. Le repas touche à sa fin quand je demande:

"Alors c'est quoi le programme du week-end?"
"Tu ne le sais pas? Marie ne t'a rien dit?" dit Lina
"Ben non j'ai oublié" répond Marie
"Je vais te répondre" dit Laureen "Alors ce matin on s'occupe du clet'che"
"Du quoi?"
"le clet'che, c'est le déguisement" m'explique Marie
"Ok"
"Alors on va regarder dans le grenier et on va essayer de trouver notre bonheur puis après il y a la bande de Dunkerque de la Basse ville alors soit on défile dedans soit on reste à l’écart Puis ce soir il y a la nuit de l'oncle Cô, c'est l'un des bals les plus populaires du carnaval et il est très dur d'avoir de places mais comme mon père fait partie de l'organisation, on en a toujours. Et demain c'est la célèbre bande de Dunkerque avec le jet de hareng du haut de la mairie. Et là on y participe en plein dedans c'est la tradition n'est ce pas?"

Tous le monde acquiesce. Je n'ai jamais fait le carnaval de Dunkerque mais j'ai entendu parler des bals et des bandes avec notamment le fameux jet de hareng et je pense qu'on va bien s'amuser. Âpres le déjeuner on se dirige tous vers la maison des parents à Marie et on va au grenier regarder les déguisements, je suis impressionnée on dirait un magasin de déguisements il y en a beaucoup. Je suis un peu perdue donc j'accepte que les filles me croissent mon deguisement. Je dois alors essayer pleins de trucs. On se succède derrière le paravent qui se trouve dans le grenier. Elles optent finalement pour une perruque rouge avec un manteau de fourrure noir, un pantalon rose fluo et un boa jaune.

"Et bien voila un vrai masquelour"

Voyant que je ne comprends pas, Marie précise

"les masquelours ce sont les carnavaleux"
"ok parfait alors"
"Alors comment tu me trouve?" me demande-t-elle

Elle est habillée comme moi ou presque. Une perruque verte fluo, un pantalon jaune et un boa rose.

"Heu j'enverrai bien de photo de toi comme ça à la fac"
"tu n'as pas intérêt"
"Ah j'ai un moyen de pression maintenant"

Elle rigole. On regarde les autres et on éclate de rire. Les hommes c'est-à-dire Romain et François sont habillés en femme, Laureen et Claudine sont en vamp, Élodie en homme et Lina en Hippie.

"Nous voilà fin prêts comme de vrais masquelours!"

On fini maigres tout par se changer pour aller déjeuner car il est déjà 12h, la matinée a passé à une vitesse folle. On déjeune avec les parents de Marie puis on part en direction de la basse ville de Dunkerque, pas déguisé car on a décidé de garder nos déguisements pour la bande de dimanche. Je vais enfin assister à une bande.
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tripleL



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Ven 23 Sep - 14:23

merci pour cette suite.
continue comme ça
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Ven 23 Sep - 17:26

J'suis toujours aussi fan de ton histoire merci Wink
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Ven 23 Sep - 22:11

comme dab vico c'est super!!!c'est toujours un paisir Smile
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Sam 24 Sep - 23:44

Allez suite... Bonne lecture
________________________________
Chapitre 54

Arrivés dans la basse ville, on croise beaucoup de gens déguisés qui se dirigent tous vers le même lieu, surement le lieu de rendez-vous. On décide de se mettre à l'écart pour regarder la bande. La bande c'est le nom qu'on donne au défilé des carnavaleux, elle est composée à l'avant de la clique, ce sont les musiciens qui sont menés par le Tambour-major, la première ligne de la bande est composée d'hommes qui se tiennent par le bras et qui retiennent la foule. L'après-midi se passe tranquillement, on suit la bande en marchant, on les entend chanter puis j'assiste à mon premier chahut, la clique entonne un air et toute la foule se met à se pousser dans tout les sens et la première ligne retient la bande. C'est très impressionnant à voir et je me dis qu'à l'intérieur ça doit l'être encore plus mais bon je verrais ça demain car on sera en plein dedans d'après ce que j'ai compris. Pendant toute la balade, je tiens la main de Marie, je ne peux pas m'en empêcher, il faut que je la touche et puis c'est pareil pour elle car dès que nos mains se séparent, le plus souvent c'est elle qui vient la rechercher. De temps en temps, la bande s'arrête pour boire un verre dans un café une autre tradition du carnaval. Tout le monde se désaltère, la bière coule à flot. J'aime beaucoup cette ambiance on a l'impression de connaître tout le monde car on parle avec des gens qu'on ne connait pas, on rigole et on chante les chansons du carnaval comme : Marguerite ou la Cabaretière et bien d'autres. Les cafés sont pleins à chaque fois mais l'ambiance est très bon enfant. A chaque café, l'un de nous paie un coup aux autres c'est plus simple que de payer son verre et puis ça revient au même. Moi je suis abonnée au coca car je ne bois pas, mais pour les autres c'est bière.

On vient d'arriver dans notre 4ème café, c'est mon tour de payer.

« Alors bière pour tout le monde? »
« Oui et pour Pauline c'est.... » dit Romain
« COCA » hurlent-t-ils tous
« Ben oui il faut bien que l'un de nous ne boive pas pour surveiller les autres car vu comment vous êtes partis je vais devoir vous porter moi »
« Même pas vrai on tient l'alcool, nous et puis tu peux boire une petite bière quand même » dit Lina
« Non sans façon, je ne bois pas. Bon qui vient m'aider à commander et à porter les verres ? »
« Moi » dit Élodie

On essaye donc d'arriver au bar, ce qui est difficile avec tout le monde mais on y arrive et on revient avec les boissons. Je m'arrête net quand je vois Marie dans les bras d'un mec que je ne connais pas et en plus il ne se gène pas il a les mains posées juste au dessus de ses fesses. Et Marie se laisse faire comme si c'était la chose la plus naturelle. Élodie n'a pas vu que je ne suis arrêtée car elle était devant donc elle se dirige vers le groupe, elle donne les bières à tout le monde puis elle dit bonjour à l'homme qui tenait Marie dans ses bras, il s'est écartée d'elle mais il a posé sa main sur sa hanche comme si elle lui appartenait il ne manque pas de culot celui-là mais bon il ne sait peut être pas que Marie n'est pas libre mais pourquoi elle se laisse faire? Tout le monde se retourne vers moi, je m'approche donc et je donne les verres que je tiens. Je me tourne ensuite vers Marie.

« Pauline je voudrais te présenter Laurent, un ami d'enfance. Laurence Pauline, une amie.. heu mon amie »

Une amie? C'est quoi ce truc... Pourquoi elle me présente que comme une amie?

« Enchantée Pauline » me dit-il en me tendant la main.
« Moi de même » dis-je d'un ton légèrement énervé

En plus il a toujours sa main sur la hanche de Marie, je n'en reviens pas! Je commence sérieusement à m'énerver. Marie le remarque, elle retire la main de Laurent et elle me prend la main.

« Vous êtes ensemble? » demande Laurent

Vu la présentation de Marie, je préfère ne rien dire et je laisse Marie.

« Absolument, Pauline est la femme que j'aime »
« Ah je vois que tu ne m'as pas écouté »

Qu'est ce qu'il veut dire par là? Ah oui c'est vrai c'est un Laurent qui a convaincu Marie de m'envoyer ce texto pendant les vacances de Noël.

« Si je t'ai écouté et je n'aurais pas dû car c'était une erreur. Mais aujourd'hui tout va bien »
« Si tu le dis, j'espère que ça durera mais pas sur... »

Il m'énerve ce mec, je ne peux pas le laisser dire ça

« Qu'est ce qui te fait penser ça? »
« Ben d'après ce que je sais tu es une coureuse de jupons et donc tu vas finir par aller voir ailleurs si ce n'est pas déjà fait »
« Alors pour être claire, j'aime Marie et depuis que je la connais j'ai changé donc je n'ai pas du tout l'intention d'aller voir ailleurs »
« C'est ce que tu dis car Marie est là »
« Écoute même si elle n'était pas là je dirais ça. Je le pense sincèrement »
« Mouais et... »
« Bon Laurent tu arrêtes là, ça commence à bien faire tes soupçons » s'énerve Marie
« Ne t'énerve pas ma chérie » lui dit Laurent
« Je ne suis pas ta chérie, je t'ai déjà dit d'arrêter avec ça »
« Je ne peux pas, je t'aime et te voir gâcher ta vie avec une fille comme elle, ça m'énerve »
« Je ne gâche pas ma vie, je n'ai jamais été aussi heureuse que maintenant alors arrêtes avant qu'on s'engueule »
« Mouais c'est ce que tu dis mais tu n'as pas de recul, elle t'a envoutée donc tu crois que tu es heureuse mais ce n'est pas vrai tu ne l'es pas »

Je n'en peux vraiment plus de ce mec. Je m'approche de lui et je lui dis.

« Écoute maintenant ça suffit! Tu te casses! »
« Mais j'ai pas envie de partir »
« Je serais toi je partirais de moi-même avant que je ne m'en occupe »
« Allez on se calme, ça ne sert à rien. Laurent va t'en et revient quand tu seras plus calme » intervient Romain.
« Ok tu as raison et puis je perds mon temps ici »

Sur cette dernière parole il s'en va. Je me tourne alors vers Marie, elle me regarde d'un air désolé mais je suis encore sur le coup de la colère et donc je lui dis d'un ton énervé

« Alors comme ça je suis une amie? Et bien l'amie va te laisser »

Je commence à partir dans l'intention de sortir mais je suis retenue par le bras.

« Pauline je suis désolée de tout ça »
« Moi aussi mais ce qui est fait, est fait »
« Je t'ai présentée comme une amie au départ car je le connais et je me doutais de sa réaction mais j'ai vu que tu as été blessée »
« En effet »
« C'est pour ça que j'ai tout de suite rectifié »
« Tu aurais pu le faire direct »
« Je sais je suis désolée, excuse moi »

Elle a l'air vraiment désolée et moi j'enfonce le clou. Bon elle ne l'a pas dit tout de suite mais elle lui a quand même dit donc j'essaie de me calmer.

« C'est qui ce mec au fait? »
« C'est Laurent un ami d'enfance qui pense m'aimer et qui ne comprend pas que rien ne serait possible entre nous. Il a du mal à accepter mon homosexualité. Je peux le comprendre ce n'est pas facile comme situation »
« Tu le défends? »
« Pas du tout je n'ai pas apprécié ce qu'il a fait et les paroles qu'il a eu. Et je suis désolée. »
« Arrête de t'excuser, ce n'est pas de ta faute »
« Ben si quand même c'est moi qui t'ai présenté comme une amie »
« Oui mais c'est toi qui a finalement dit qu'on était un couple. »
« Tu ne m'en veux pas? »
« Non pas du tout, j'étais juste énervée un peu mais je ne t'en veux pas »
« Ouf! Je suis soulagée, j'ai eu peur que tu m'en veuilles. »
« Non ça va mais évite de recommencer à l'avenir car mes nerfs sont fragiles »
« Je n'ai pas l'intention de recommencer. Je peux avoir un bisou? »
« Bien sûr »

On s'embrasse donc mais pas trop car on est entouré de pleins de gens. Je suis assez fière de moi sur ce coup là moi, j'ai réussi à garder le contrôle de moi et à ne pas n'énerver trop mais c'est vrai que plus de 10 ans de karaté ça aide. On rejoint les autres et personne ne comprend la réaction de Laurent, on en discute pendant quelques minutes puis on change de sujet.

Vers 19h on reprend le chemin de la maison pour le diner. On arrive vers 19h30, les parents de Marie nous accueillent comme d'habitude avec joie et chaleur. Le diner se passe très bien avec notamment un moment significatif. On venait de finir de diner, on est donc passé au salon mais l'oncle de Marie m'a retenu.

« Pauline je voudrais te parler »
« Ce n'est pas le moment, on en parlera demain »
« Ok va pour demain mais tu ne m'échapperas pas. Je veux discuter donc on discutera »
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Bloondy



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 25 Sep - 13:08

Chouette suite Smile Pleins de rebondissement Very Happy
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sosso22



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 25 Sep - 14:58

merci vico Smile une suite aujourd'hui?
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Wolf



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 25 Sep - 16:00

Merci, je suis toujours aussi fan Smile
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tripleL



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 25 Sep - 16:24

toujours aussi fan, comme Wolf ^^
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 25 Sep - 20:03

Merci les filles, je suis contente que vous aimez toujours.. Et oui une suite aujourd'hui... Tout de suite même Wink.

Bonne lecture..
_____________________________________
Chapitre 55

On rejoint les autres dans le salon pour prendre le dessert. Je suis un peu perturbée par ce que vient de me dire Bernard. Et je n'interviens pas beaucoup dans le conversation, Marie le remarque, elle me regarde avec un air interrogateur, je lui fais un signe montrant que tout va bien. Elle ne semble pas être convaincue donc j'essaye d'intervenir un peu plus dans la conversation pour qu'elle soit rassurée. Trente minutes plus tard, Romain dit:

« Bon il va falloir qu'on y aille. On fait comment pour les voitures car on est 8 donc on doit prendre deux voitures. Qui sont les Sam de la soirée? »
« Ben moi je bois jamais donc je veux bien être Sam » dis-je
« Et vous n'avez qu'à prendre le minibus comme ça vous pouvez y aller qu'avec une voiture. » dit Jean-Pierre
« Très bonne idée, Papa. Tu es sur que ça ne te dérange pas? » demande Élodie
« Pas du tout tu sais bien que de toute façon on ne l'utilise plus beaucoup donc ça lui fera du bien de rouler »
« Vous êtes sûr, Monsieur? »
« Pauline moi c'est Jean-Pierre et oui je suis sûr. Viens je vais te donner les clés et les papiers »
« oui Mon... heu Jean-Pierre »
« Bon nous on va se changer pendant ce temps-là » dit Lina

Je suis alors le père de ma douce. Il m'emmène dans une pièce qui a été transformée en bureau et j'apprends alors qu'ils ont acheté le mini-bus parce que Josy l'a utilisé pour s'occuper de personnes âgées pendant quelques années mais maintenant ils ne l'utilisent plus sauf des fois pour aller chercher des clients à la gare. Il ouvre un tiroir et en sort des papiers.

« Tiens les papiers et viens je vais te montrer le mini-bus »

Il m'entraine dans le couloir, arrivé près de la porte il prend des clés dans une petite boite attachée au mur. Puis on sort et on se dirige vers le garage. Puis il me montre le véhicule, on le démarre et il part au quart de tour. On parle un peu mécanique car Jean-Pierre aime ça et moi j'avoue que je me débrouille un peu mais plus sur les motos. Je regarde l'heure, ça fait 20 minutes qu'on discute.

« Heu je vais aller me changer moi car il se fait tard »
« Oui bien sûr, vas-y. Passez une bonne soirée, amusez-vous bien »
« Merci, vous aussi. Merci pour la voiture. »
« Ben tu sais c'était prévu de toute façon. Je me doutais qu'ils me le demanderaient et comme je l'ai dit il faut qu'il roule un peu »

Je lui fais la bise et je pars en courant vers la maison où on dort tous. J'arrive à peine essoufflée, j'ouvre la porte et ils sont tous dans le salon entrain de m'attendre.

« Ben alors tu faisais quoi » me demande Marie.
« Je parlais avec ton père. Je vais me changer en quatrième vitesse et on s'en va. »

Je monte au pas de charge et 5 min plus tard je redescends. Ils sont assez impressionnés par la rapidité que j'ai mis. On sort tous, on prend place dans le mini-bus. Moi à la place du conducteur, Marie en passager et les autres derrière.

« Tu vas voir Pauline un bal du carnaval c'est quelque chose, surtout la nuit de l'Oncle Cô » me dit Romain.
« Mais j'en doute pas. N’oubliez pas de m'indiquer la route car je ne connais pas moi »

On arrive au Kursaal, le palais des Congrès de Dunkerque, qui accueille la Nuit de l'Oncle Cô vers 23h30. Comme le père de Laureen fait parti de l'organisation, une place de parking nous est réservée ce qui nous facilite les choses. On rentre dans la salle, elle paraît immense, il y a beaucoup de monde, un podium se situe au fond de la salle où un DJ est en place. Différents podiums avec des tables sont disposées tout autour de la salle, j'aperçois de nombreux bars, on ne risque pas de mourir de soif. Je suis le groupe qui se dirige vers un bar. Ils saluent une personne que je reconnais comme étant le père de Laureen puis il nous amène vers un podium où se trouve plusieurs tables et il nous installe à une place. Marie me dit qu'il est très rare d'avoir une place sur un podium et qu'on a de la chance.

Vers minuit la clique de l'après-midi arrive avec le tambour-major. Ils entament alors les musique du carnaval, elles y passent toutes en commençant par "A Dunkerque" Je suis impressionnée par toutes les chansons qui existent, il y en a une cinquantaine d'après Marie. Ça me fait rire car elle les connait toutes par cœur et elle les chante avec bon cœur. A un moment ils entonnent l'hymne à Cô Pinard qui est incontournable en cette soirée car elle est en son honneur :

Marie m'apprend que Cô Pinard était un tambour-major très connu. Les carnavaleux ont alors décidés de lui faire une chanson en son honneur et ils la chantent toujours à la fin de la bande juste avant la « Cantate à Jean Bart » qui est l'hymne en l'honneur du héros de Dunkerque et qui clos la journée. Quand la clique démarre cette hymne toutes les personnes assises se lèvent et notre table également, à part moi qui reste assise un petit moment car je ne le savais pas. Toute la salle se met à chanter en cœur c'est assez impressionnant il doit y avoir au moins 2 à 3 milles personnes qui chantent ensemble.

« Salut à Cô-Pinard, salut à ta mémoire
Là-haut, tout près d'Jean Bart, c'est ta gloire,
Tant d'années à nous guider, tant de masques à aimer
A c't'heur, nous voilà tous en pleur »

Je me mets un peu à l'écart et j'observe Marie pendant qu'elle chante, elle est heureuse, elle rit. A un moment nos regards se croisent et j'y lis beaucoup de joie dans ses yeux. Elle me fait signe de venir à côté d'elle ce que je fais.

Après cet instant, c'est assez émouvant, la clique range ces tambours et autres instruments et la musique reprend ses droits. Les boissons coulent à flot à notre table, il y en a de toutes sortes mais la plus importante est la bière. Tout le monde est plus ou moins alcoolisé, même Marie, c'est la première fois que je la vois boire autant, ça me fait un peu bizarre mais bon ça va ce n'est pas non plus beaucoup, elle est joyeuse c'est tout. Elle est assise à coté de moi, elle n'arrête pas de rigoler pour un oui ou pour un non et ça me fait rire car elle est déjà tactile en temps normal mais là c'est encore pire. Elle se colle contre moi, elle n'arrête pas de me toucher le bras, la cuisse à un moment elle pose sa main sur ma cuisse près de mon genou et elle remonte tout doucement, je me demande quand elle va arrêter mais elle ne semble pas vouloir alors c'est moi qui stoppe sa main alors que celle-ci et déjà bien haut sur ma cuisse.

« Tu n'aimes pas? » me murmure-t-elle doucement à l'oreille
« Bien sûr que si mais ce n'est pas le moment ni l'endroit »
« J'ai envie de toi »

Elle dit ça en m'embrassant le lobe de l'oreille.

« Arrête Marie on ne peut rien faire ici »
« Ici oui mais... »
« Bon on va danser » demande Lina
« Oui on y va » dit Marie

Elle se lève et elle me prend la main, j'essaie de résister.

« Allez viens danser »
« Je n'ai pas vraiment envie de danser »
« Mais si tu en as envie, allez viens pour me faire plaisir »
« Quel chantage que tu me fais là. Ok je viens mais pas longtemps »

Je me lève et Marie me tire sur la piste de danse. Seuls les garçons restent assis, on rejoint la piste de danse et on se met à danser. Marie est juste à coté de moi, elle en profite pour me frôler dès qu'elle le peut. La musique change, il s'agit de « Suavemente » d'Elvis Crespo (http://www.youtube.com/watch?v=7j3Mx4Z7y-c). Les garçons viennent de rejoindre leur copine et ils se mettent à danser. Bien sûr, Marie se retourne vers moi, elle passe ses bras autour de mon cou, je mets mes mains sur ses hanches et on commence à danser assez sensuellement. Au fil de la musique, Marie se déhanche un peu plus, elle se colle contre moi, elle a une main en bas de mon dos, l'autre est sur ma hanche, une de ses jambes est passée entre les miennes.

On danse ainsi collée ensemble au rythme de la musique en se déhanchant. Danser ainsi avec elle éveille rapidement mon désir, en plus elle me provoque puisque de temps en temps elle lève sa jambe qui se trouve entre les miennes de façon à ce qu'elle effleure mon entrejambe. Je sais parfaitement qu'elle le fait exprès et j'essaye de résister le mieux possible mais ce n'est pas facile surtout que je ne suis pas aidée.

Enfin arrive la fin de la chanson, je n'en peux plus, Marie n'a pas arrête de me provoquer à la fin elle a même déposé des baisers dans mon cou. Je m'écarte d'elle dès qu'une autre musique remplace celle-ci. Il faut que je boive quelque chose de frais sinon je vais prendre feu d'un coup, je me dirige vers la table mais il n'y a plus rien à boire donc je propose d'aller chercher à boire pour tout le monde, je vais donc au bar le plus proche. Arrivée près de celui-ci, je suis alors retenue par le bras et emmenée dans un coin, il s'agit de Marie. Elle me plaque alors contre le mur et elle se met à m'embrasser fougueusement, j'essaye de la repousser mais je n'y arrive pas d'ailleurs j'en ai pas vraiment envie. Je cède donc et je l'embrasse en retour d'un baiser plus que torride. La main de Marie commence à se glisser dans mon pantalon quand...

« Hum hum... Pauline je croyais que tu devais nous ramener à boire » dit une voix derrière Marie.

On s'écarte rapidement. Il s'agit de Romain qui est plié de rire par notre réaction.

« J'y allais »
« Tu allais quelque part en effet mais pas chercher à boire »

Il est plié de rire en disant ça, l'alcool a des effets bizarres quand même.

« J'y vais »

Je pars donc chercher les boissons. Je suis un peu frustrée par cette interruption mais d'un coté il vaut mieux, je pense. Le reste de la soirée se déroule dans une très bonne ambiance, on a le droit à des remarques de Romain sur ce qui s'est passé et d'ailleurs les autres s'y mettent mais bon rien n'est méchant donc ça va. C'est du style : « Alors les filles on ne peut pas attendre d'être seules pour vous jetez dessus? » ou alors « Ça va Pauline pas trop chaud? » On rentre vers 6h du matin, on a eu du mal à rentrer car ils avaient tous bu, certains plus que d'autres par exemple Romain est complètement saoul pareil pour Laureen. J'ai un peu de mal à les faire tous rentrés dans le minibus car ils rigolent tous mais j'y arrive et 30 minutes plus tard tout le monde est couché. J'avais espérer pourvoir finir ce que j'ai commencé tout a l'heure avec Marie mais elle s'est endormie dès qu'elle s'est couchée.

Le lendemain, je me réveille vers 10h, comme je ne veux pas déranger Marie, je décide de descendre. Personne n'est levé, je m'installe devant la fenêtre du salon pour regarder la mer et le paysage. Je ne sais pas combien de temps je reste là à observer tout ça et à réfléchir à ce week-end qui a changé beaucoup de choses. Je suis tirée de mes pensées par la porte-fenêtre qui vient de s'ouvrir.

« Bonjour Pauline »
« Bonjour Bernard »
« Tu es seule? »
« Oui tout le monde dort encore »
« Très bien comme ça on va pouvoir parler tranquillement »

J'en reviens pas qu'il vienne me déranger de si bonne heure, enfin il est 10h30 mais bon c'est le matin. Énervée je me lève

« Je n'en ai pas envie »

Je commence à partir mais il me retient par le bras.

« Attends »
______________________________
*Tête d'ange*
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Dim 25 Sep - 21:15

Oo un pédophile ? xD j'ai des idées bizarres moi ><' Il veut lui sauter dessus ?!!
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Lun 26 Sep - 12:18

Lablondeuh t'es vraiment bizarre parfois xD

Sinon Vico merci pour cette suite.
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Wolf



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Lun 26 Sep - 12:37

merci Vico, toujours aussi bien Smile
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Bloondy



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Lun 26 Sep - 15:49

devile a écrit:
Lablondeuh t'es vraiment bizarre parfois xD

Je crois que ma période gotique et sadique et surtout bizarre, refait surface de temps à autre ><' :O
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Lun 26 Sep - 17:42

J'pense que le gothique sadique n'as rien a voir juste le bizarre xD
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Bloondy



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Lun 26 Sep - 18:15

devile a écrit:
J'pense que le gothique sadique n'as rien a voir juste le bizarre xD

Humm.. oui je pense aussi Very Happy Mais c'est moi et j'assume :p
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 19:08

Ça fait longtemps que j'ai pas commenté tiens ! =)

J'aime toujours autant, sincèrement et vivement la suite.

Oui , c'était un commentaire non-constructif mais je m'en fou =)
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 22:20

Merci lablondeuh, Wolf et devile, je suis ravie que vous aimez toujours. Désolée pour hier mais j'étais très occupée, je vous poste la suite de suite..

N'Awen a écrit:
Ça fait longtemps que j'ai pas commenté tiens ! =)

J'aime toujours autant, sincèrement et vivement la suite.

Oui , c'était un commentaire non-constructif mais je m'en fou =)

Oui c'est vrai, je me demandais si tu me lisais encore et si tu allais bien Sad
Mais non on s'en fous pas merci à toi (Tu remarqueras que je dis rien sur le non-constructif lol)
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 22:23

Évidemment que je te lis encore et je te lirais jusqu'à la fin Wink Et ne t'inquiète pas pour moi =)

Oui, j'ai remarqué, c'est bien gentil de ta part ! lol.

Allez, mode groupie on !

Une suite ! Une suite ! Une suite !

:majorette: :majorette: :majorette:
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 22:26

Voila une petite suite. Je ne pense pas que vous la trouverez interessante mais j'ai voulu montrer un évenement que j'aime bien. J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture et merci encore de continuer à me lire
___________________________________
Chapitre 56

« Mais vous allez me laisser tranquille »
« Écoute je pense que tu ne regretteras pas cette discussion »
« Vous voulez parler et bien on va parler »

Je me rassois, légèrement énervée et aussi un peu anxieuse à l'idée de cette conversation. J'attends quelques minutes qu'il se lance, ce qu'il finit par faire.

« Ben en fait je veux m'excuser pour vendredi je pense que j'ai fait une énorme gaffe, je ne sais pas ce qui m'a pris, ce n'est pas dans mon habitude. Le secret professionnel est sacré pour moi comme pour tout médecin, donc voilà je suis désolé. »

Je ne m'attendais pas mais alors pas du tout à ça. Je suis un peu estomaquée mais je me reprends pour lui répondre.

« Ce n'est pas grave ça arrive, ne vous en faites pas. »
« Marie n'était pas au courant? »
« Non »
« Donc c'est vraiment une belle gaffe que j'ai fait »
« Non car il fallait qu'elle soit au courant, un jour ou l'autre, mais je n'arrivais pas à lui dire. Donc ça m'a donné l'occasion. »
« Et comment elle l'a pris? »
« Très bien. J'avais peur pour rien. »
« Tant mieux. Et sinon tout va bien pour toi alors? »
« Oui tout va bien »
« Tu t'en ais bien sortie malgré tout ce qui s'est passé, tu peux être fière de toi »
« Je ne sais pas »
« Bien sûr que si. Avec ce que tu as vécu certain aurait mal tourné et bien pas toi. Tu fais des études, tu travailles. Tu t'en sors très bien, c'est assez admirable. Et en plus tu es en couple et ça se passe très bien. Crois moi beaucoup de gens rêveraient d'avoir ta vie. »
« Peut-être »
« Non c'est sûr même. Quand je me suis occupé de toi, je ne pensais pas que tu t'en sortirais autant. Je ne pense pas y être pour beaucoup, d'ailleurs car on ne peut pas dire que la thérapie a été d'un grand succès »
« Peut-être mais elle a été utile. Grâce à vous je me suis sentie un peu moins coupable, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans elle, sans vous »
« Et bien tant mieux, c'est le but d'une thérapie. Et sinon comment va ta sœur? »
« Elle va très bien, d'ailleurs elle se marie au mois de juin. Elle a très bien accepté les conséquences de cet accident et aujourd'hui elle le vit très bien. »
« Et toi comment tu le vis? »
« Plutôt bien. Bien sûr je m'en veux encore à certains moments notamment quand je pense à tout ce qu'elle perd à cause de moi »
« Non ce n'est pas à cause de toi. C'était un accident et tu le sais très bien. Tu ne pouvais rien faire. Au contraire même tu lui as sauvé la vie en retournant la chercher »
« Oui je sais mais bon ça ne se contrôle pas. J'ai des remords et j'en aurais toujours. Aujourd'hui, j'ai appris à vivre avec »
« Ok et sinon comment va le reste de ta famille ? Ton père par exemple. J'ai appris qu'il est devenu ministre il doit être heureux »
« Oui il doit l'être »
« Comment ça tu ne le sais pas? »
« Et non je n'ai pas parlé à mon père depuis presque 6 ans »
« Ah bon pourquoi? »
« Ben il n'a pas accepté de me retrouver au lit avec une femme et donc voila »
« Ah oui en effet il paraît tellement conservateur que ça ne m'étonne pas. Mais ce n'est pas trop dur pour toi? »
« Non pas du tout. Il ne me manque pas, il n'a jamais été un père pour moi et il ne le sera jamais. C'est peut-être mieux comme ça au final. La seule personne qui me manque est peut-être Pascal mon frère »
« Il ne te parle plus non plus? »
« Et non il a toujours fait ce que mon père voulait donc ce n'est pas étonnant. Mais bon on s'entendait, quand même, bien donc il me manque un peu »
« Tu as dit que ta sœur se marie bientôt, ils seront là? »
« Bien sûr, elle n'a pas coupé les ponts avec eux donc il est juste qu'elle les invite. »
« Ça ne te fait rien de les revoir? »
« Un peu c'est normal. J'espère juste qu'il n'y aura pas de problèmes »
« Quel genre de problèmes? »
« Ben vous savez je pense y aller avec Marie donc j'espère qu'ils ne feront pas de réflexions déplacées »
« Oui je vois ce que tu veux dire mais ça m'étonnerai. Ils ont l'air de savoir se tenir. »
« Oui c'est vrai mais bon on ne s'est jamais »
« Ça serait peut-être l'occasion de renouer? »
« Avec mes parents je n'en ai pas du tout envie. »
« Mais ton frère oui? »
« Je ne sais pas et puis je pense pas qu'il le veut sinon il serait déjà venu vers moi. Il doit savoir que je suis restée en contact avec Mathieu et Anne donc s'il le voulait il pourrait me retrouver. Donc pour résumer je ne sais pas »
« Tu sais je peux te le dire aujourd'hui, à l'époque tu étais trop jeune. Ton père avait des problèmes et il aurait dû se faire aider »

Je tombe des nues en apprenant ça. Mon père qui passe pour quelqu'un de fort, avait des problèmes ? Il faut que j'en sache plus

« Quel genre de problème? »
« Je ne sais pas trop il n'a jamais voulu en parler avec moi. Mais je pense que ça remonte à l'enfance et que c'est pour ça qu'il était comme ça, qu'il avait dû mal à être un père pour vous »
« Non ce n'est pas pour nous, c'est pour moi. Avec mes frères et sœurs ça aller. Bien sûr ce n'était pas vraiment un père aimant mais ça aller. C'est juste lui et moi que ça n'allait pas, pourquoi je ne sais pas et je ne saurais jamais »
« Oui, ou alors il faudrait que tu en discutes avec lui »
« Non car je ne veux plus le revoir, il m'a fait trop de mal »
« Ecou... »


« Bonjour vous deux »

On se retourne en sursautant, il s'agit de Marie qui vient de se descendre. Elle fait la bise à son oncle et elle dépose un baiser sur mes lèvres, et elle s'installe sur mes genoux

« Ça va? Pas trop mal à la tête? »
« Ah facile de se moquer quand on ne boit que du coca »
« En effet, c'est facile, très facile même. Sinon bien dormi? »
« Comme un bébé »
« Oui j'ai vu, tu t'es écroulée comme une masse, hier soir, surement à cause de l'alcool »

Cette réplique me donne droit à un coup dans l'épaule. Je rigole.

« Bon je vais vous laisser. On se voit plus tard. Pauline j'ai été ravi de discuter avec toi »
« Oui moi aussi j'ai été ravi. A tout à l'heure »

Il sort de la maison pour regagner la maison principale.

« Ah enfin seules quelques instants » me dit Marie
« En effet. J'ai le droit à un bisou un peu plus appuyer que celui de tout à l'heure? »
« Mais bien sûr. Tu as le droit à tout ce que tu veux »
« Ah très intéressant... Mais bon on va commencer par un baiser »

Elle passe alors ses mains autour de mon cou, une de ses mains se pose sur ma nuque et elle joue avec. Puis elle se penche vers moi et ses lèvres touchent, enfin, les miennes. C'est un baiser très tendre, un baiser de réveil. On s'embrasse ainsi quelques instants puis on s'écarte et elle pose sa tête sur mon épaule. On est donc enlacées dans un fauteuil, elle est assise sur moi, sur le coté. On reste ainsi silencieuses quelques temps pour profiter du moment. Puis Marie interrompt ce moment d'une voix très douce.

« Tu as parlé de quoi avec Bernard? »
« Du passé et du présent. Il m'a demandé des nouvelles de ma famille et il s'est excusé pour vendredi »
« Ok et tu vas bien? »
« Oui ça va, ne t'inquiète pas »
« Tant mieux. Je t'aime tu sais et je n'aime pas te savoir mal »
« Je sais et je vais très bien »
« Alors tu as aimé hier soir? »
« Oui j'ai adoré même et puis vous m'avez bien fait rire tous »
« Oui je m'en doute. D'ailleurs je voudrais m'excuser »
« Mais de quoi ma puce? »
« Ben de ce qui s'est passé, je t'ai presque sauté dessus »
« Heu pas presque tu m'as sautée dessus. Et ne t'excuse pas c'était très agréable »
« C'est vrai? »
« Oui. Je regrette qu'une chose »
« Laquelle? »

Elle dit ça en se relevant, je lis alors dans ses yeux une lueur d'inquiétude.

« Que Romain nous aie interrompu »

Elle éclate de rire et son visage s'illumine. J'adore tellement quand elle rit, c'est un spectacle à lui tout seul, dans ces moments-là je deviendrais bien clown pour la faire rire tout le temps. Elle reprend sa place au creux de mon épaule, on reste sans parler dans les bras l'une de l'autre ce qui est très agréable, j'adore la tenir contre moi. Marie ne tarde pas à se rendormir montrant ainsi qu'elle est très bien, moi je la regarde ou alors je regarde le paysage en profitant de cet instant. Moi qui avait toujours du mal avec ces situations comme ça, avant, et bien tout à changer avec elle, je pourrais rester ainsi pendant des heures. J'essaye de réfléchir à ce que m'a dit Bernard sur mon père, cette vision des choses est nouvelle pour moi, je n'y avais jamais pensé. Mais s'il a vraiment vécu des choses difficiles dans son enfance pourquoi alors ce n'est que moi qui a dû subir tout ça? Pourquoi avec mes frères et sœurs ça aller?

Cet instant de réflexion est interrompu par l'arrivée des parents de Marie et de Bernard et Fabienne.

« Bonjour vous deux » dit Josy d'une voix assez forte

Marie est alors réveillée en sursaut.

« Je suis désolée chérie je ne savais pas que tu dormais »
« Ce n'est pas grave Maman. Et puis il faut que je ailles prendre ma douche »

Elle se lève en disant ça, elle embrasse ces parents pour leur dire bonjour puis elle s'éclipse pour prendre sa douche.

« Comment tu vas Pauline? » me demande Josy
« Je vais très bien et vous? »
« Bien aussi. J'ai pensé que vu l'heure qu'il est .. »
« Il est quelle heure? »
« 12h30 »
« Quoi déjà? Et bien je n'ai pas vu le temps passé »
« En même temps avec une jolie femme dans les bras moi aussi je n'aurais pas vu le temps passé » dit Bernard
« Heu je te signale que c'est de ma fille que tu parles, frérot » dit Jean-Pierre
« Et alors ce n'est pas de ma faute si tu as fait deux filles magnifiques »

Tout le monde rit.

« Bon on a pensé qu'à cette heure-ci et vu à l'heure que vous êtes rentrés il vaut mieux que vous prenez un bon petit déjeuner que de déjeuner direct »
« Oui en effet »
« Bon et bien on va se mettre au boulot »

Ils se dirigent tous vers la cuisine, je les suis. Les hommes entreprennent de mettre la table et les femmes se mettent aux fourneaux. On décide de faire un bon gros petit déj avec des omelettes et des crêpes, je m'occupe des crêpes. On cuisine tout en discutant, c'est très agréable, je m'entends très bien avec la mère de Marie. Au fur et à mesure on est rejoint par les autres, l'ambiance est très conviviale. Puis on passe tous à table même Bernard, Fabienne, Josy et Jean-Pierre qui mangent des omelettes car eux c'est leur déjeuner. On raconte alors la soirée d'hier.

« Vous les auriez vu tous, ils avaient bien bu » dis-je
« Ben normal nous on ne boit pas que du coca » dit Lina
« Ben oui mais je te rappelle que j'étais Sam et donc je ne pouvais pas boire »
« Oui mais tu t'es proposée donc tu n'as pas à te plaindre » dit Claudine
« Mais je ne me plains pas. D'ailleurs je ne bois jamais donc pas de soucis »
« Pourquoi tu ne bois jamais Pauline? » me demande le père de Marie

Ah mince! Qu'est ce que je fais maintenant? Je ne vais pas tout lui raconter. Il va ne prendre pour une folle et il risque de me prendre en grippe. Mais heureusement pour moi, Marie vole à mon secours.

« Ben ce n'est pas un crime de ne pas boire pour une nordiste, bande d'alcooliques »

Tous le monde éclate de rire à cette réplique moi je regarde Marie et je lui souris pour la remercier de n'être tirer de ce faux pas.

Le reste du repas se déroule dans la bonne humeur et la joie. Une fois fini, on se lève tous, on débarrasse et on va tous se préparer car le carnaval commence à 15h. Aujourd'hui on sort les clet'ches qu'on a trouvé hier. On se retrouve tous en bas et on rit en se voyant habillé comme ça, on a l'air beaux, heureusement que le ridicule ne tue pas.

« C'est quoi ce parapluie Laureen? Il a une trop longue tige pour te protéger de la pluie »

A ces mots que je prononce tout le monde éclate de rire.

« C'est un bergenaere »
« Un quoi? »
« Un bergenaere, c'est un élément du carnaval, en fait on s'en sert pas comme parapluie c'est juste un accessoire »
« A ok. J'en avais vu hier et je me demandais à quoi ça servait »
« Et bien, à rien c'est pour faire beau »
« Ok. On y va ? »
« Tu n'as rien pris de valeur comme portable, clé? »
« Non Marie m'avait prévenu qu'il fallait éviter »

On part donc à pied pour rejoindre la bande, pendant le trajet Marie me tient la main.

Arrivés sur place, on retrouve plein de gens tous déguiser, ici c'est quand tu n'es pas déguisé que tu fais tache. On se met dans la bande puis on attend quelques temps que la journée démarre. Le défilé ne tarde de pas à démarrer tout le monde se met bras dessus, bras dessous comme le veux la tradition, je tiens le bras à Marie et à Élodie et on avance au fil des rues et des tambours. Les chants s'élèvent dans la rue, je commence à en connaître quelques uns et donc je chante avec plaisir. Mon premier chahut arrive 1h environ après le départ, la clique entonne la musique décidant du chahut et là c'est de la folie, tout le monde se met à pousser, on est écrasé les uns contre les autres comme si la foule voulait tous rentrée au même endroit, comme le premier jour des soldes à l'ouverture des magasins. Je comprends pourquoi il ne faut pas emmener d'objets de valeur. Puis enfin les musiciens signent la fin du chahut ce qui fait du bien. Puis le défilé reprend.

Comme hier on fait des pauses dans les cafés pour se désaltérer puis on reprend notre route et les chants. Bien sûr, Reuze Papa, le géant de Dunkerque, est de sortie ainsi que tout sa famille ce qu'il fait qu'il y a une dizaine de géants c'est assez impressionnant à voir. Les géants sont une autre tradition du Nord, chaque grande ville a son géant qui est sorti aux grands évènements.

On arrive enfin, vers 17h sur la place de la mairie. Toute la bande s'entasse sur la place, Marie me dit que c'est le moment du jet de Hareng, j'ai entendu parler de ce jet mais j'en ai jamais vu. La foule se met à chanter pour demander les harengs puis le jet commence. Le maire de Dunkerque ainsi que le conseil municipal sont installés aux fenêtres de l'hôtel de Ville et ce sont eux qui jettent les harengs sur la foule. Les mains se lèvent dans l'espoir de récupérer un de ces fameux harengs et Marie me dit que la tradition est de le manger quand on l'attrape. Rapidement, l'odeur de poissons se répand dans la foule, ce qui est assez désagréable mais on s'y fait et on l'oublie rapidement, de toute façon vu comment on est serré on sent la transpiration donc ça ne change pas grand-chose.

Une fois, tous les harengs lançaient, la bande se dirige vers une place pour faire le rigodon final. On décide de ne pas le faire et de se mettre à l'écart. Le rigodon final est le moment qui clos la journée, celui d'aujourd'hui se déroule place Jean Bart. Pendant le rigodon, la clique s'installe sur un kiosque situé au milieu de la place puis la bande va tourner autour tout en chantant. Ce moment dure environ 1h et c'est, d'après Marie, assez usant à faire car c'est un chahut qui dure une heure, tu es sans cesse poussé, balloté, c'est pour ça qu'ils ne le font plus mais ça ne les empêcher pas de chanter. Pendant 1h, on regarde la bande évoluée c'est assez impressionnant à voir. Puis arrive le clou du rigodon, l'hommage à Jean Bart.

Quand la musique démarre tout le monde se tourne vers la statue représentant Jean Bart et ils s'agenouillent. Marie et ses amis le font également donc pour ne pas être en reste je le fais. Tout le monde chantent en cœur, c'est un moment très émouvant.


Jean Bart, salut, salut à ta mémoire
De tes exploits, tu remplis l'univers ;
Ton seul aspect commandait la victoire,
Et sans rival tu régnas sur les mers.
Jusqu'au tombeau France Mère adorée,
Jaloux et fiers d'imiter sa valeur,
Nous défendrons ta bannière sacrée,
Sur l'océan qui fut son champ d'honneur. (bis)

Jean Bart, Jean Bart, la voix de la patrie
Redit ta gloire et ton nom immortel
Et la cité qui te donna la vie
Érigera ta statue en autel (bis)

Enfant du peuple, il conquit sa noblesse
Par son épée… ô glorieux destin.
Et cette épée, aux jours de sa détresse,
Sauva la France, en lui donnant du pain.
Un feu sublime, embrasait son courage ;
La hache au poing, affrontant le trépas,
Il s'élançait, terrible à l'abordage,
Tel un lion au milieu des combats. (bis)

Découvrons-nous, sculpté par le génie
Jean Bart revit dans ce bronze éloquent.
Et toi qui fus l'idole de sa vie,
Son glaive encore, ô France ! te défend
Si l'ennemi qui pâlit à sa vue,
Dans son délire osait nous outrager,
Du piédestal, qui porte sa statue
Il descendrait armé pour nous venger. (bis)


Après ce passage, le carnaval se clôture. On s'attarde un peu dans un café puis on rentre, épuisés par la journée.

N'Awen a écrit:
Évidemment que je te lis encore et je te lirais jusqu'à la fin Wink Et ne t'inquiète pas pour moi =)

Oui, j'ai remarqué, c'est bien gentil de ta part ! lol.

Allez, mode groupie on !

Une suite ! Une suite ! Une suite !

:majorette: :majorette: :majorette:

Ouf alors Wink. Ben et si j'ai envie.. Non mais..
J'aime bien le mode groupie moi.. (A)
________________________________________
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 22:31

*vient de s'imaginer elle-même en tutu rose avec des pompoms *
* s'étouffe de rire *

Oui, mais non, personne ne s'inquiète pour moi c'est comme ça =)



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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 22:41

N'Awen a écrit:
*vient de s'imaginer elle-même en tutu rose avec des pompoms *
* s'étouffe de rire *

Oui, mais non, personne ne s'inquiète pour moi c'est comme ça =)




*Ca pourrait être sympa...*

AH ben non c'est pas comme ça..
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 22:48

Suspect Shocked Crying or Very sad

Que je m'étouffe?!

J'te boude....Et si c'est comme ça ! na!
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devile



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 23:20

N'awen en tutu rose je tuerai pour voir ça xD
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mar 27 Sep - 23:23

* se demande pourquoi elle a dit ça ... --' *

Bon au lieu d'imaginer n'importe quoi , commentez sa super suite !
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vico59



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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 28 Sep - 22:55

N'Awen a écrit:
Suspect Shocked Crying or Very sad

Que je m'étouffe?!

J'te boude....Et si c'est comme ça ! na!

Non le tutu rose Wink
Allez petite suite même si j'ai l'impression que vous desertez lol.

Bonne lecture.
________________________________
Chapitre 57

Je suis dans la cuisine en train de préparer le petit dej'. C'est une surprise car normalement je ne devrais pas être là. Nous sommes mercredi 12 mai soit trois mois après ce fameux week-end du carnaval. Je n'ai pas vu passé le temps et dire que dans 10 jours j'ai fini les cours et j'attaque les examens.

Que de choses se sont passées en trois mois. Je partage toujours mon temps entre les cours, le boulot et Marie. Et oui nous sommes toujours ensemble ce qui constitue un véritable exploit pour moi, tout se passe bien entre nous, on essaye de se voir le plus souvent possible même si de temps en temps c'est compliqué avec mon boulot. Au mois de mars j'ai du tenir le bar pendant 15 jours car Viviane est partie en Australie voir Emma, tout c'est très bien passé. Au cours de ces trois mois, j'ai revu plusieurs fois les parents de Marie, ils sont venus diner chez elle deux fois et on y a été une fois. Je les apprécie vraiment ils sont très sympas, gentils et je pense qu'ils m'apprécient également. J'ai également appris à découvrir les amis de Marie comme elle a appris à découvrir les miens et tout va bien.

Donc aujourd'hui c'est un mercredi il est 7h. Je suis rentrée du boulot il y a 1h et je n''ai pas été dormir donc je prépare le déjeuner pour ma belle qui va bientôt se lever. D'ailleurs je l'entends dans l'escalier et 2 minutes plus tard elle arrive dans la cuisine, je me retourne en l'entendant.

« Bonjour chérie. Bien dormi? »

Elle me regarde avec un air interloqué.

« Qu'est ce que tu fais là? »
« Ben je prépare le petit dej'. Pourquoi? »
« Ben je pensais que tu devais rester chez toi pour cette nuit »
« Et non je suis venue prendre le déjeuner avec toi. Ça te dérange? Tu n'es pas seule peut-être? »
« N'importe quoi! Ma maîtresse est partie vers 3h »
« Ah oui ? Heureusement qu'elle est partie »
« Pourquoi? »
« Ben j'aurais dû m'occuper d'elle si je l'avais trouvée avec toi »

Elle rit et je me joins à elle.

« Bon arrêtons de plaisanter. Pourquoi tu n'es pas venue me rejoindre ? »
« Parce que je suis arrivée vers 6h et qu'il ne valait mieux pas que je m'allonge car je ne me serais pas réveillée »
« Ben d'habitude tu te couches un peu quand même avant notre cours, à 9h30 »
« Oui mais aujourd'hui j'ai un rendez-vous à 8h donc pas le temps »
« A oui? Et tu as rendez-vous avec qui? »
« Jalouse? »
« Non intriguée »
« J'ai rendez-vous avec le doyen »
« Le doyen mais pourquoi? »
« Je ne sais pas. Il m'a convoqué je l'ai appris hier. C'est peut-être un problème avec le BDE »
« Ben oui mais tu n'en fais plus partie donc ça ne te regarde pas »
« Non en effet je n'en fais plus parti mais je les aides toujours donc voilà. Bref, on verra »
« J'espère que ce n'est pas trop grave car c'est rare quand même une convocation du doyen »
« Oui en effet c'est rare. On verra bien de toute façon pas la peine de s'inquiéter on ne sait rien. On verra quand on saura »
« Oui tu as raison »

Elle s'approche de moi, je la prends dans mes bras et je l'embrasse.

« Ah voilà un bonjour comme il se doit » me dit-elle
« Je suis d'accord d'ailleurs on peut recommencer tout de suite »
« Je vote pour, moi »

On s'embrasse à nouveau en s'attardant un peu puis on se sépare pour prendre place à table et ainsi prendre notre petit déjeuner. J'adore partager ce moment de la journée, on ne parle pas car l'une comme l'autre on aime le calme le matin, mais ça ne nous empêcher pas de nous regarder, de nous sourire, de nous prendre par la main. C'est un moment d'une telle complicité, c'est très agréable.

Une fois le petit dej terminé, je file prendre ma douche pendant que ma douce range tout. Puis elle prend sa douche pendant que je m'habille et vers 7h40 on est prête toute les deux.

« Bon alors on se voit tout à l'heure, en cours? » lui dis-je.
« Oui par contre ce midi on ne mange pas ensemble »
« A bon pourquoi? »

Tout les mercredi midi on a mangé ensemble c'est notre petit rituel et aujourd'hui je ne sais pas pourquoi mais elle ne peut pas je suis étonnée car c'est toujours elle qui incite pour respecter ce rituel.

« Ben oui mon ange. Tu es crevée, je le vois alors il vaut mieux que tu rentres te reposer avant de remettre ça ce soir »
« Je peux quand même prendre 30 minutes pour déjeuner avec toi »
« Et moi je préfère que tu ailles dormir »
« Écoute si je suis vraiment fatiguée je te le dirais et on ne mangera pas ensemble mais gardons ce rendez-vous et on verra »
« Ok on fait ça. Allez il faut que tu files tu vas être en retard et pour un rendez-vous avec le doyen ça ne le fait pas trop »
« Oui tu as raison je file. »

Je m'approche d'elle et je l'embrasse car il est hors de questions de se quitter sans s'embrasser.

« Tu sais que je t'aime Marie »
« Oui je sais je t'aime aussi. »

Je l'embrasse encore une fois et je sors.

A 8h, j'arrive au secrétariat du doyen.

« Bonjour » dis-je à la secrétaire
« Bonjour Mlle »
« J'ai rendez-vous avec le doyen à 8h »
« Ah oui! Je vais vous demander de bien vouloir patienter quelques instants car le doyen est au téléphone »
« Très bien »

Je m'assois donc et j'attends. 20 minutes plus tard, le doyen arrive enfin. Et oui ils ne sont pas pressés dans l'administration. Il s'avance vers moi et il me tend la main pour me dire bonjour.

« Bonjour Pauline. Merci d'être venue et désolé pour le retard mais j'étais au téléphone avec le président de l'université »
« Bonjour Monsieur. Je comprends, il n'y a pas de problème »

Il m'emmène dans son bureau.

'Je t'en prie assis toi »
« Merci »

Je m'assois donc en face du bureau et lui s'installe, tout naturellement, à son bureau.

« Alors les cours de passent bien? »
« Oui très bien »
« Prête pour les examens? »
« Heu.. Pas encore mais heureusement on a du temps pour les révisions »
« Oui en effet »

Pendant quelques instants, le silence s'installe. Ça m'énerve un peu d'ailleurs car il m'a convoqué et donc il doit avoir quelques choses à me dire et il ne le dit pas.

« Bon je t'ai convoqué pour une chose bien précise »

Ah! Enfin il se lance, ce n'est pas trop tôt.

« Oui laquelle? C'est à propos du BDE? »
_________________________________


Dernière édition par vico59 le Mer 28 Sep - 23:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Mer 28 Sep - 22:57

Ah j'ai cru que tu voulais que je m'étouffe ='(

On ne déserte pas ! Non mais ! Moi je te lis, c'est déjà pas mal non Cool

J'adore cette suite mais j'veux le reste!!!! stp stp stp stp
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MessageSujet: Re: Récit Lez   Aujourd'hui à 13:31

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Récit Lez
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